Carnet de campagne des militants de la section JBC

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   Après avoir tracté pendant 2 semaines, des marchés Simplon et du Poteau à la Place de Clichy, en passant par le Carrefour Market de la rue de Clignancourt ou le boulevard Rochechouard, de nombreux militants de la section se sont rendus au Bourget pour le meeting de François HOLLANDE, ce dimanche 22 janvier.
Dans le grand Hall 2, 10 000 personnes prennent place pendant que 15 000 autres se repartissent dans les deux autres espaces ouverts pour l'occasion.
Les membres du Mouvement des Jeunes socialistes déjà présents commencent à mettre l'ambiance. Côté section JBC, certains d'entre nous donnent un coup de main pour recueillir les précieuses coordonnées de nouveaux volontaires. D'autres s'installent dans les immenses tribunes du hall 2, pendant qu'une bonne partie de nos troupes doit rejoindre une autre salle en raison de l'énorme affluence. Ça y est, le show commence : la salle est chauffée à blanc par Yannick NOAH, suivi par l'entrée du vainqueur des primaires citoyennes du 9 et 16 octobre dernier.
Après avoir présenté sa vision du rôle du Président de la République que la France mérite, François Hollande retrace le parcours des grandes figures dont le mouvement socialiste actuel est l'héritier : Jean Jaurès, Pierre Mandes France, François Mitterrand ... Puis il revient sur sa propre trajectoire, son histoire. Celle d'un homme à qui « rien n'a été donné ». La suite ? Ce sont les mesures fortes qu'il compte prendre s'il arrive au pouvoir. Les propositions sont nombreuses et déchaînent l'enthousiasme de la foule. Sur la laïcité : inscription de la loi 1905, séparant l'Eglise et l'Etat, dans la Constitution Française. Sur le monde de la finance, son « principal adversaire » : séparation de la banque d'investissement de la banque de dépôt, taxation des transactions financières.. Le logement avec l'encadrement des loyers et la mise à disposition par l'Etat de ses terrains libres aux collectivités locales, l'emploi avec les métiers d'avenir et le contrat de génération, ou encore la santé, sont au centre de son discours. Sans oublier des propositions phares comme le droit de vote des étrangers aux élections locales, le non cumul des mandats républicains et le tarif progressif de l'eau. Un leitmotiv revient au fil de son discours : l'égalité. 
Pour conclure ce bel exposé, François Hollande lance : « Si je suis élu, je ne veux être évalué à la fin de mon mandat que sur une seule chose : Est-ce que les jeunes de 2017 vivent mieux que ceux de 2012 ». Enième standing ovation de la salle. La Marseillaise résonne et c'est surmotivés et regonflés que nous quittons Le Bourget. Prêts à nous plonger à nouveau dans cette campagne passionnante qui se gagnera, d'abord, sur le terrain.

Pour plus de précision :

Pour la section JBC, Florian et Florent

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Présidentielles : « LES MOUCHES ONT CHANGE D'ANE !!! »

« Les mouches ont changé d'âne » comme le disait Pierre ALBALADEJO, génial « demi d'ouverture » puis commentateur de rugby inspiré ( de corrida aussi, excuses-moi Marcel D..) c'est cet instant, crucial où, dans un match de rugby, tout d'un coup, une équipe prend le dessus sur l'autre.

C'est sans doute ce qui vient de se passer, ce dimanche, dans la campagne présidentielle.

La droite s'est pris elle même les pieds dans le tapis : Alors même que les sondages, tous les sondages successifs de tous les instituts, donnaient FH largement en tête au premier tour et écrasant Sarko au second, les portes flingues de la Sarkozie répétaient en boucle qu'il était incompétent, mou, indécis, pas à la hauteur du job... Et à force de le répéter ils avaient fini par le croire... et par intoxiquer, un peu, la presse qui (il faut bien vendre du papier) souhaite un matche serré, du suspense, et un résultat indécis jusqu'au bout.

Il aura suffit à François Hollande d'une heure trente d'un discours vrai et fort pour renverser les choses. Effet «boomerang » d'autant plus dévastateur que l'image très positive qu'il a donné de lui et de sa politique contrastait avec la violente campagne de  dénigrement dont il était victime.

Dès lors dans le camp d'en face c'est un début  panique. Les sondages ne décollent pas, bien au contraire. Sarko « off » évoque la possibilité d'une défaite, le buzz médiatique s'en empare et c'est l'image du « capitaine courageux solide dans la tempête » qui en prend un sérieux coup. Certes en politique, comme en sport, rien n'est jamais gagné (ni perdu d'ailleurs)  avant le coup de sifflet final, mais il n'est jamais bon de parler défaite à la mi temps et encore moins quand on est largement mené au score. Le succès va au succès et l'électorat flottant a tendance à amplifier les mouvements d'opinion.

Du coup la droite s'affole et fait un peu n'importe quoi : Elle sort 6 millions de tracts pour défendre le bilan de 5 ans de présidence (alors même que, vu les résultats, moins on parle du passé et mieux cela vaut pour elle). Ses « snipers » se déchainent mais jouent conter leur camp à force d'en faire trop. Fillon dit que s'en prendre à la finance est un « argument criminel » (mauvais plan quand on sait que l'immense majorité des français pensent que la finance, la spéculation, les traders... etc...) sont directement responsable de leurs difficultés actuelles.  De même en prétendant que « Hollande s'est livré à une attaque sans précédent contre les classes moyennes'' Sarkozy ne peut que perdre une part de ce qui lui reste de crédibilité car « tout ce qui est excessif est insignifiant » (Talleyrand).

Au total Hollande est désormais au centre du jeu.  Plus la droite l'attaque plus elle fait sa pub dans l'électorat de gauche (confortant ainsi sa place de leader au premier tour..) et au-delà (puisque cela en fait l'adversaire prioritaire de Sarko quand 60% d'électeurs sont « anti-sarkoziste ».

Demain en présentant son programme détaillé et chiffré FH peut « faire le break ». Certes il sera violemment attaqué au prétexte  ce qu'il promet "coutera trop cher" (mais, paradoxalement, cela lui rend service puisque spontanément son électorat lui reprocherait plutôt de ne pas en promettre assez..)... Et en ces temps de crise où l'humeur des peuples est à « sortir les sortants » les français sont prêts à faire confiance à qui leur offrira des perspectives  « justes et raisonnables ».

L'une des dernières cartes qui restent à Sarko ce sera paradoxalement  le débat de jeudi soir Hollande / Juppé (le « Fabius de la droite » et c'est plutôt un compliment...). Si notre candidat franchit correctement cet obstacle (c'est-à-dire, autre comparaison rugbystique,  sans prendre un « essai en contre ») un grand pas sera franchi.. Et l'intervention présidentielle de dimanche ne changera sans doute rien (surtout si c'est pour annoncer plus de TVA et plus de rigueur)...

Quand un match était« plié », et qu'une équipe ne pouvait plus revenir au score, Albaladejo, toujours lui, disait « La cabane est tombée sur le chien ». Aujourd'hui nous n'en sommes encore « qu'aux mouches qui ont changé d'âne » mais si dans un prochain message je titre sur cette quasi métaphore surréaliste « de cabane et de chien » c'est que, pour moi, les jeux seront faits, définitivement ou presque.

Ph SOPENA

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Perte du triple A : la France sanctionnée

L'annonce par l'agence de notation Standard & Poors de la perte par la France de sa notation "AAA" sonne comme une sanction des limites de la stratégie de réduction des déficits publics engagée par la France depuis plusieurs mois. Elle souligne également le maintien d'incertitudes sur la sortie de crise de la zone Euro. Nul ne saurait aujourd'hui se réjouir de cette décision, lourde d'implications et d'interrogations sur l'avenir.

LIRE LA PUBLICATION INTÉGRALE <http://www.tnova.fr/note/perte-du-triple-la-france-sanctionn-e>


Synthèse


Ironie de l'histoire, c'est un vendredi 13 que la France perd sa précieuse notation « AAA » sur les marchés. Personne ne saurait se réjouir de cet événement. Il représente toutefois un tournant du quinquennat, tant cette « dégradation » est à l'image de la France « affaiblie » laissée par Nicolas Sarkozy  à son possible successeur.



  1 - Une décision lourde de sens, dont personne ne saurait se réjouir


La France comptait jusqu'à hier parmi les quelques Etats membres notés « AAA » rescapés de la crise de la zone Euro: avec l'Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Luxembourg, la France figurait encore en « première division de la Zone Euro ». Là voilà dégradée, alors que les trois autres conservent leur notation...

Certains se consoleront du fait que la dégradation n'est que de un cran et non de deux, comme certains le redoutaient ? Malheureusement, les marchés risquent de surtout retenir que la France est dégradée alors que l'Allemagne ne l'est pas.

Certains objecteront qu'une partie de la perte du « triple A » était déjà intégrée dans les taux d'intérêt servis à l'émission de la dette française ces derniers mois ? Cela est exact en partie : le « spread » OAT-Bund, qui mesure l'écart de taux d'intérêt entre les emprunts d'État français à dix ans (les obligations assimilables du Trésor) et les emprunts d'État allemands de même durée s'établissait hier à 122 points de base (1,22 %), contre 30 (0 ,3 %) points en mai 2011. Les marchés nous notaient déjà en « BBB+ ». C'était hier déjà la prime réclamée par les investisseurs pour acheter de la dette française plutôt qu'allemande. 
La dégradation « officielle » de la note de la France aujourd'hui risque toutefois d'accentuer l'écart de taux avec l'Allemagne, de participer à un mouvement de réajustement à la hausse du risque français, avec des conséquences réelles sur le coût de la dette française. L'avenir nous dira de combien.

Rappelons que la France devra emprunter cette année près de 180 milliards d'euros, soit presque un milliard d'euros par jour ouvrable. Et qu'un point de taux d'intérêt supplémentaire représenterait près de 3 milliards d'euros à horizon de 18 mois, et de plus de quinze milliards d'euros de charges par an à terme. C'est-à-dire deux points de TVA. Où encore le montant réuni des budgets annuels de la culture, de l'agriculture, des affaires étrangères, de l'écologie et des transports, qui disparaîtraient pour ainsi dire en fumée ! <http://www.tnova.fr/note/perte-du-triple-la-france-sanctionn-e#_ftn1>

D'autres encore évoqueront la dégradation des Etats-Unis, qui ne s'est pas traduite par une augmentation des taux d'intérêts sur la dette américaine ? Ce serait oublier une différence fondamentale : les Etats-Unis ne sont pas la France, ni l'Europe. Ils émettent une monnaie de réserve mondiale, et il n'existe pas d'alternative comme placement « sûr » en dollars. L'euro n'est pas encore la monnaie mondiale. Et il existe en Europe des alternatives aux placements en dette française : à commencer par les emprunts d'Etat allemands, dont on notera qu'ils sont passés pour la première fois en territoire négatif à court terme...

*Sur le plan financier, la première conséquence d'une perte du triple A sera donc des charges annuelles de la dette plus élevées dans les prochains budgets de l'Etat. *

Et ce, de manière probablement durable. Selon l'adage selon lequel « il est plus facile de perdre son triple AAA que de le regagner ». D'autant que la position de la France par rapport aux autres grands Etats européens est peu favorable sur les autres critères d'appréciation retenus par les marchés que sont le déficit primaire, le rythme de l'ajustement, la flexibilité des dépenses, les marges de manœuvre fiscales ou encore la situation de la balance des paiements. Nous pourrions donc mettre plusieurs années à en retrouver le niveau.

Tout ceci chargera encore un peu plus la barque du programme d'ajustement qui devra être mis en œuvre par le prochain Président de la République, quel qu'il soit, et qui est d'ores et déjà estimé à près de 80 milliards d'euros. Le nier serait mentir aux Français.




  2 - La dégradation de la France met en cause rétrospectivement la
  crédibilité de la politique économique et financière de l'actuelle
  majorité


La France perd aujourd'hui sa note « AAA » sur un constat peu contestable. A près de 3,2 % à la fin de l'année 2011, elle possède aujourd'hui le déficit structurel (c'est-à-dire avant tout effet de la croissance et des charges d'intérêts) le plus élevé des cinq principaux pays de l'Union européenne, Espagne mis à part (5,2 %). La France a en effet cumulé les erreurs depuis 2007 :

*- Première erreur : une stratégie de baisse fiscale maintenue malgré la crise, et conduisant à une explosion de ses déficits et de sa dette (*62 % du PIB en 2007, 85 % en 2011, soit une augmentation de plus 40 % en 4 ans.). Il est en effet crucial de rappeler que, selon les estimations peu contestables de la Cour des Comptes, seul un tiers (entre 31 % et 36 %) des déficits actuels est dû à la crise, le reste renvoyant  à la responsabilité du Gouvernement et notamment aux allègements fiscaux consentis depuis 2007 et plus généralement 2002 : *à législation fiscale constante, la dette publique serait de 20 à 25 points inférieure à ses niveaux actuels ! *Les mesures fiscales injustes de Nicolas Sarkozy auront creusé le déficit, notamment le paquet fiscal qui aura coûté près de 75 milliards d'euros en cinq ans ;

*- Deuxième erreur : une politique de maîtrise des dépenses trop peu rigoureuse. *Comme l'a encore démontré la Cour des Comptes, les efforts de rigueur sur la dépense publique sont restés très partiels. Loin de l'assainissement budgétaire annoncé, la situation des finances publiques n'a fait que se dégrader depuis le début du quinquennat.

- Les *dépenses de l'État *telles que retracées dans les projets de loi de finances ont ainsi augmenté de 6,5 % de 2007 à 2011. Le déficit de l'État a plus que doublé, passant de 42 milliards d'euros en PLF 2007 à 92 milliards en PLF 2011. Le déficit public au sens du traité de Maastricht s'est sévèrement creusé, passant de 2,7 % à 6,2 % du PIB. La dette publique a explosé, passant de 63,8 % à 86,8 % du PIB

- Les *dépenses de personnel et de fonctionnement*, qui ne sont pas liées à la crise et que la RGPP ambitionnait de contenir, ont également augmenté. Les dépenses de fonctionnement (titre 3 du budget de l'État) ont ainsi progressé de 45 % de 2007 à 2011 !

- Faut-il en déduire qu'il aurait fallu encore plus durcir la Révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en œuvre à partir de 2007 ? Non, car la RGPP a relevé d'une erreur fondamentale de méthode : imposée par le haut, plutôt que négociée avec les agents publics ; fondée sur des mesures et des normes quantitatives drastiques et ressentie comme un « plan social » au sein de l'Etat ; focalisée sur les seuls résultats immédiats sans être accompagnée d'une démarche de transformation et d'une explication réellement convaincante et surtout valorisante pour les fonctionnaires. Surtout, les dépenses d'intervention n'ont été que marginalement investiguées. Le périmètre de l'Etat, qui répond à un enjeu de choix collectif, n'a pas fait l'objet d'appréciation. Sans surprise, le « rendement » financier de la RGPP a été faible et n'a que très faiblement contribué à la réduction des déficits de l'Etat. Ses gains réels « nets » sont aujourd'hui probablement inférieurs à 5 Mds€ par an, loin des 15 Mds€ annuels affichés par Bercy.
*Le choix de multiplier les économies « de gestion » tout en laissant entière la question des réformes de structure des politiques publiques exposait depuis le départ le plan français à une double critique du point de vue de la crédibilité de la trajectoire et de la lisibilité de l'effort demandé aux citoyens*

*- Troisième erreur : l'échec des principales réformes « structurelles » du quinquennat. *Si la crise a pu masquer l'échec des principales réformes économiques et sociales du quinquennat, leur bilan réel n'en apparaît aujourd'hui qu'avec plus de force, à quatre mois de la prochaine Présidentielle. « Ensemble, tout est possible » avait promis le candidat en 2007 ? Très vite, ce slogan s'est délité sous le poids de réformes tantôt brouillonnes, tantôt incohérentes, très vite rattrapées par la réalité, comme le montre les échecs des réformes en matière d'emploi, de flexi-sécurité, d'éducation, et sur la protection sociale.

*Le quinquennat de Nicolas Sarkozy se solde par un quadruple record dans l'histoire des finances publiques françaises affiché par le budget 2012 :*

- *Un record sur la dette publique*, qui affichera l'an prochain un niveau sans précédent à 87,4 % du PIB, en hausse de plus de 5 points de la richesse nationale en 24 mois (elle s'était établie à 82,3 % du PIB en décembre 2010) ;
- *Un record sur la charge de la dette* qui, selon le gouvernement, atteindra 48,8 milliards d'euros contre 45,4 milliards en 2011. Un poids sans précédent puisque, une fois retranché le coût des pensions des fonctionnaires, ce poste dépasse, pour la première fois, celui de l'Éducation nationale (45,5 milliards d'euros) ;
- *Un record sur le niveau des impôts*, qui atteindra un nouveau record à 44,5 % du PIB, contre 43,4 % en 2007. Le précédent record remontait à 1999 (44,9 %). En 2012, la France se situera ainsi à la quatrième place au sein des pays de l'UE en matière de prélèvements obligatoires, derrière le Danemark, la Belgique et la Suède, et loin devant l'Allemagne (40 %) ou le Royaume-Uni (38 %) ;
*- Enfin, un record sur la dépense publique* qui atteindra 56 % de la richesse nationale l'an prochain ! Plaçant la France au premier rang de l'UE, à quasi parité avec le Danemark (57 %) et loin devant la Suède (51 %) ou l'Allemagne (44 %) !

De manière rétrospective, la dégradation souligne donc ce terrible bilan et plus globalement, la gestion d'une décennie qui aura vu passer la dette publique de 60 % du PIB (fin du gouvernement Jospin) à près de 90 %.



  3 - De manière prospective, la dégradation sanctionne le manque de
  crédibilité du programme d'ajustement promis par l'actuelle majorité
  pour réduire les déficits


Malgré l'approfondissement de la rigueur opéré successivement par l'annonce du plan anti-déficit en août 2011, par le projet de loi de finances (PLF) pour 2012 présenté le 28 septembre en Conseil des ministres puis par le nouveau durcissement opéré par le « Plan Fillon » en novembre, la dégradation montre que la stratégie d'ajustement n'est pas perçue comme suffisamment crédible pour maintenir la note AAA de notre pays.

Comment relancer l'effort de *modernisation des administrations*, passer des économies de gestion à des réformes de structure réelle de la dépense publique, seules à même de baisser durablement les besoins de financements des administrations publiques ? Comme réduire les déficits et maîtriser l'explosion de la dette *sans détruire la croissance et l'emploi* ? En ajoutant à la rigueur sur les dépenses un choc fiscal, en sacrifiant à nouveau les crédits de l'emploi, de l'Education nationale mais aussi une partie des budgets d'investissement de l'Etat et des collectivités locales, quel rebond espérer pour la croissance dans les prochains mois ?

*Ces questions sont laissées au débat de la prochaine présidentielle*. Avec un taux de chômage proche de 10 % et un ratio dette/PIB qui sera passé de 60 % à presque 90 % en l'espace d'un quinquennat, le gouvernement aborde la prochaine élection présidentielle sans avoir su y répondre.



  4 - Une décision lourde de conséquence sur le plan politique


Ce qui est en cause au terme du mandat Sarkozy, c'est au fond la solvabilité de l'Etat français, c'est-à-dire sa capacité à investir pour l'avenir, à payer les fonctionnaires pour assurer la continuité des services publics  à organiser des transferts en faveur des plus démunis... La solvabilité de l'Etat, c'est ce qui protège les plus faibles. C'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. C'est aussi ce qui permet de préparer l'avenir de notre jeunesse. 
*La dégradation de la note de la France sur les marchés *remet également en cause le discours asséné par la majorité depuis près de 18 mois, qui a présenté le maintien de la crédibilité financière de notre pays sur la scène internationale comme la contrepartie du « plus d'impôt et de rigueur » mis en œuvre depuis un an et demi en France et accru depuis août dernier dans le cadre du programme « anti-déficit » du Gouvernement.

Dans le domaine fiscal, les prélèvements ont déjà augmenté d'une vingtaine de milliards d'euros cette année et augmenteront encore de 20 milliards supplémentaires en 2012, avant une dizaine de milliards de plus en 2013. 20+20+10 = 50. D'ici la fin de l'année 2013, la France subira avec 50 milliards d'euros de plus en 3 ans la hausse d'impôts la plus importante jamais enregistrée depuis la création de la Cinquième République.

Le Gouvernement avait jusqu'ici tenté d'occulter la réalité de ce choc fiscal considérable, en privilégiant la multiplication de nouvelles taxes ou mesures d'assiettes à la hausse générale des taux des grands impôts d'Etat, une première « ligne Maginot » qui s'est effondrée avec les hausses du dernier budget 2012 sur la TVA et l'impôt sur le revenu....

La perte du triple A vient remettre en cause la seconde ligne de défense du Gouvernement : la nécessité de maintenir la notation de la France sur les marchés. Les Français se retrouvent donc aujourd'hui malheureusement confrontés à la fois à la hausse très importante des impôts, et à la dégradation de notre note sur les marchés. Sans plus de visibilité sur la manière de se sortir de ce piège de la dette, qui menace aujourd'hui son économie.

*La dégradation de la note de la France sur les marchés constitue à ce titre un événement politique majeur à quelques semaines de l'élection présidentielle.*

Le prochain Président de la République, quel qu'il soit, devra faire du redressement budgétaire de la France une priorité pour reconquérir notre souveraineté face aux marchés et reconstruire une République et un service public forts au service de l'avenir.

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<http://www.tnova.fr/note/perte-du-triple-la-france-sanctionn-e#_ftnref1>La ministre du Budget, Valérie Pécresse, avait estimé pour sa part à la fin de l'été que « si on le perdait (le triple A), immédiatement on emprunterait plus cher, nos taux d'intérêt augmenteraient et ça nous coûterait à peu près 5 milliards d'euros par an. C'est le budget du ministère de la Justice... »
'agence Standard (Georgia gris 10)
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Par Terra Nova
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Contre le communautarisme en politique

            Quand les dirigeants de l'UMP et du FN parlent immigration, ils projettent une image communautariste de la société française.  Le peuple français, selon leurs discours, est composé de citoyens authentiques et d'autres qui ne le sont pas, qui doivent le prouver en permanence sous peine de se voir privés des droits et des devoirs qui sont ceux des membres de la nation. L'État, les services publics, les prestations sociales, le travail et le logement, doivent être réservés à ceux qui adhèrent aux principes et aux valeurs « nationales » qu'il faut constamment redéfinir car l'identité a une carte, mais guère de définition rigoureuse.
 
            Cette communauté est menacée par des vagues de migrants étrangers et par des idées qui sapent les principes partagés. Ces discours n'ont pas besoin d'immigrés pour fleurir. À Cuba, en Corée du Nord ou en Syrie, où les Guéant locaux ont réussi mieux qu'en France à contrôler l'immigration, on ne se prive pas de dénoncer en permanence les influences étrangères pour expliquer les dysfonctionnements locaux.
 
            Aucune société n'échappe à la tentation communautarisme. Quand les temps sont durs, la recherche de boucs émissaires protège les gouvernants, rassure les gouvernés, répond rapidement aux angoisses généralisées. On ne peut guère agir contre ces émotions spontanées. En revanche, l'action politique doit porter sur tous ceux qui donnent légitimité et respectabilité aux frayeurs crispées. Si l'antisémitisme est l'un des racismes les plus durables, c'est que pendant des siècles et des siècles, l'église catholique lui a donné l'appui d'une institution universelle. Aujourd'hui, la haine de l'étranger est consolidée de manière tout à fait délibérée par le Front national et par l'UMP qui prétendent lutter contre le communautarisme avec des arguments communautaristes.
 
            Le combat pour la défense des immigrés, des sans-papiers, est nécessaire, mais il n'est pas une réponse à la fabrique de xénophobie. Ce qui est en jeu est une certaine conception de la société française contre une autre, une autre où il suffirait de pas grand-chose pour que je perde ma citoyenneté.

Maurice Goldring

Extrait du blog : http://mauricegoldring.blogspot.com/
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« La droite creuse la dette c'est vous qui payez la note! »

Depuis quelques jours, le parti socialiste a commencé une campagne d'information concernant la dette française. Celle ci a été multipliée par deux en 10 ans !


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La droite creuse la dette c'est vous qui payez... par PartiSocialiste
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