Archives janvier 2009

Grève du 29 janvier : retour sur quelques idées reçues de la droite

Par Corisande Jover, adhérente de la section 18e JBC

 

jetables_CorisandeJover.jpgEn cette période de lourde crise économique et sociale, dont les symptômes, rappelons-le, ont largement précédé la crise financière que nous connaissons actuellement, le gouvernement s'obstine dans le déni des difficultés concrètes éprouvées par les Français. Nous les constatons pourtant au quotidien dans notre arrondissement. Face à cela et à la veille de la grève nationale et interprofessionnelle, un certain  nombre des idées véhiculées par la droite, et encore exprimées par Eric Woerth (Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique) hier matin sur France Inter, sont assez étonnantes : 

 

1. Les grèves de la fonction publique ne seraient pas justifiées, notamment parce que les fonctionnaires seraient « les moins exposés » à la crise et au problème de l'emploi.

Pourtant, le pouvoir d'achat des fonctionnaires est en recul de 1% en 2008 et d'environ 6% depuis 2002, participant ainsi à la dégradation générale du revenu des ménages. De plus, pour la seule année 2009, 30 600 postes seront supprimés dans la fonction publique dont 13 500 dans l'éducation nationale, et 20 000 dans l'hôpital public : coupes budgétaires inacceptables au regard des besoins de nos concitoyens en termes de santé, d'éducation ou de sécurité, et dont les plus en difficulté seront les premiers à pâtir... sans parler de la dégradation des conditions de travail dans ces services publics pourtant essentiels. Alors, pas concernée, la fonction publique ?

... En savoir plus

Notre plan de relance : Agir vraiment contre la crise

Lire le plan de relance du PS: agir_contre_la_crise.pdf

 

La crise financière, économique et sociale que nous traversons est une crise structurelle, exceptionnelle et sans précédent, par son ampleur, sa violence, sa gravité.

 

le_bon_plan.jpgPour les socialistes, avant d'être financière, cette crise est d'abord une crise politique, sociale et écologique. L'accroissement des inégalités, les bas salaires, la précarité, les régressions sociales sont à l'origine du dévoiement du système financier et économique. Le recours croissant à l'endettement des ménages et des entreprises était la conséquence logique d'un système qui refusait la progression du pouvoir d'achat de l'extrême majorité des salariés mis en concurrence à l'échelle mondiale, et d'une recherche par les actionnaires de taux de profits incompatibles avec la croissance réelle des économies.

 Nous sommes donc bien confrontés à une crise de système, et l'enjeu doit être de créer les conditions de l'émergence d'un nouveau modèle de développement. Pour autant, le plan d'urgence proposé ne prétend pas répondre à l'ensemble de cet enjeu, mais apporter des réponses immédiates aux Français face à la crise.

... En savoir plus

Le bilan de Brice Hortefeux : 18 mois d'injustice et de désordre

Communication de Sandrine Mazetier, secrétaire nationale du PS à l'Immigration

 

A la veille de son départ d'un ministère dont la création et l'existence demeure une tâche dans l'histoire politique française, Brice Hortefeux vient de tracer un bilan partial et partiel de son action. Les socialistes tiennent à rétablir quelques faits humains, politiques et économiques.

 

  • Une arme idéologique

La création du ministère parachève un processus idéologique engagé par Nicolas Sarkozy depuis 2002 qui vise à convaincre nos concitoyens que l'immigration est une menace pour la Nation et une atteinte à l'identité de la France.

Après avoir développé un discours empreint de tous les fantasmes de l'extrême droite sur le chaos migratoire et la pression aux frontières, après avoir recyclé jusqu'à ses expressions (« la France, aimez la ou quittez la »), après avoir légiféré 4 fois en 4 ans, la création de ce ministère a fini de banaliser des contre-vérités. Ne restait plus qu'à faire de l'immigration l'un des grands thèmes de la Présidence française de l'Union européenne. Ce qui fut fait, avec un sens aigu de la semiologie, à Vichy en novembre 2008.

... En savoir plus

Le Syndicat de la magistrature dénonce l'utilisation de qualifications pénales outrancières aux fins d'intimidation et de répression des mouvements sociaux

Communiqué de presse du 15 janvier 2009

Affaire de Tarnac : de la « cellule invisible » au terrorisme invisible

 

Depuis plusieurs mois, le Syndicat de la magistrature dénonce l'utilisation de qualifications pénales outrancières aux fins d'intimidation et de répression des mouvements sociaux (communiqués des 26 juin, 27 novembre et 4 décembre 2008).

 

Dans l'affaire du « groupe de Tarnac », l'instrumentalisation consentie de la justice - à la suite d'une opération de « police réalité » opportunément médiatisée par la ministre de l'Intérieur - semble avoir atteint son paroxysme.

... En savoir plus

Notre droit d'amendement, c'est votre liberté d'expression

Le Parlement empêché, la loi confisquée (par Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère)

Le gouvernement prétendait que la révision constitutionnelle de juillet 2008 permettrait une revalorisation du Parlement. Pourtant, aujourd'hui, par un projet de loi, il s'attaque au droit d'amendement, principal outil du travail parlementaire.

Le Parlement est le lieu où s'écrit la loi et l'amendement, le moyen de la préciser et de l'enrichir. Pour le gouvernement, il est devenu une entrave.

CPE, OGM, Grenelle de l'environnement, audiovisuel public, travail du dimanche, ces textes récents ont démontré tout l'intérêt du travail parlementaire et d'un débat démocratique transparent !

Défendre le droit constitutionnel d'amendement n'est pas un combat des parlementaires pour les parlementaires. Toucher au droit d'amendement, c'est toucher la capacité des associations, des syndicats, de milliers d'acteurs de la société civile à faire entendre leurs points de vue.

 

... En savoir plus

Egalité devant le suffrage universel : la méthode du gouvernement sanctionnée par le Conseil constitutionnel

Communiqué de Christophe BORGEL,
Secrétaire national du parti socialiste en charge des élections

Le Parti socialiste a affirmé lors du débat parlementaire que le redécoupage électoral doit se faire en tenant compte des évolutions démographiques entre les territoires. Il n'est pas possible d'avoir un député pour moins de 50 000 habitants quand d'autres représentent plus de 180 000 habitants. Le gouvernement n'a eu de cesse de s'affranchir de cette obligation, en maintenant un minimum de deux députés pour chaque département quel que soit leur population, en affirmant sa volonté d'avoir un député minimum par collectivité d'outre mer y compris lorsque celles-ci comptent comme St Martin moins de 10 000 habitants, en élargissant les possibilités de dérogations à la réalité démographique. En choisissant cette logique, le gouvernement a mis en cause un principe fondamental de notre constitution, celui de l'égalité devant le suffrage universel. Le Conseil constitutionnel vient de le rappeler en censurant ou en formulant des réserves d'interprétation sur les dispositions qui permettaient de contourner la contrainte démographique.

... En savoir plus

Déclaration du groupe socialiste européen sur la situation à Gaza

Voici la version française de la déclaration du groupe PSE (Parti Socialiste Européen) sur Gaza, suite aux discussions hier dans le groupe et adoptée par le bureau du PSE et les chefs de délégation.

Le Groupe logo_pse_en.jpg

1. Exprime sa plus profonde indignation face aux violences dans la bande de Gaza, aux conséquences de l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne et à l'escalade militaire à l'origine de centaines de victimes, pour la plupart civiles, y compris de nombreux enfants. Déplore profondément que des civils et des installations des Nations Unies aient été frappés. Appelle Israël à respecter ses obligations en matière de droit international et de droit humanitaire international et à permettre à la presse internationale de suivre les événements sur le terrain. Appelle le Hamas à cesser les tirs de roquettes et à prendre ses propres responsabilités, en s'engageant dans un processus politique visant à restaurer le dialogue inter-palestinien et à contribuer au processus de négociations en cours.

... En savoir plus