Par Jean-Philippe Daviaud, Secrétaire de section
Candidat aux élections régionales de mars 2010
Cette nouvelle année démarre avec beaucoup d'incertitudes. Les situations que connaissent nombre de Français confirment que la crise est bien là et qu'elle n'est pas près de se terminer. Ce n'est pas parce que les banques ont retrouvé le chemin des profits d'avant la tourmente que la crise financière et économique est reléguée au rang des mauvais souvenirs. La crise économique est là, la crise financière peut revenir à tout moment, la crise sociale n'en n'est qu'à ses débuts et la crise écologique n'a pas fini de produire ses effets. Et même si le gouvernement et sa majorité ne peuvent être tenus pour uniques responsables de cette situation, au delà des effets d'annonce, des incantations arrogantes et des leçons adressées au monde entier, rien dans les discours tenus et dans les choix annoncés ne donne l'impression d'une analyse lucide et approfondie de la crise ni ne laisse présager des solutions opérationnelles et durables. Et puis, cédant à des tentations peut-être trop longtemps refoulées ou voulant continuer à occuper un terrain consciencieusement labouré depuis 2007, voilà que le gouvernement embarque les Français dans des débats à haut risque que personne ne réclamait et dont nul ne sait à quoi ils mèneront. Non, notre identité nationale n'est pas en péril, non la république ne menace pas de disparaître sous un voile noir.
Et la gauche dans tout ça ? Les français ne considèrent pas que nous ferions mieux si nous étions aux affaires. Il y a pourtant une certitude. Lorsqu'elle gouverne, la gauche montre qu'elle est capable de conduire le pays sur la voie du progrès, du respect et de l'équité pour tous. Peut-être est-ce la raison pour laquelle les collectivités locales, majoritairement gouvernées par la gauche, et les élus locaux sont largement plébiscités pour leur action.
C'est dans ce contexte que s'amorce la campagne pour les élections régionales. Il se pourrait bien que les Français fassent de nouveau le choix de la gauche. Mais il ne faut pas se tromper, les régions à gauche ne pourront pas défaire ce que la majorité de droite fait car elles n'en n'ont pas le pouvoir. Par contre, dans le cadre de leurs domaines de compétence, les politiques de gauche qui seront menées permettront d'améliorer les conditions de vie et de réduire, dans les faits, les inégalités. Avec les vagues de décentralisation successives, nombreux sont les domaines qui touchent la vie quotidienne de chacun d'entre nous et dans lesquels les régions peuvent agir. C'est une nécessité compte tenu du lourd bilan de la majorité, c'est une urgence en raison de la crise.
C'est pour cette raison qu'en attendant d'autres rendez-vous, il est essentiel que la gauche rassemblée autour du Parti socialiste, soit majoritaire dans l'ensemble des régions au soir du 21 mars. Plus que jamais, les Français ont besoin de la gauche et la gauche a besoin du Parti socialiste.