Les droits des femmes passent par la gauche

Nous sommes féministes. Le 6 mai prochain, nous voterons pour la gauche rassemblée, nous voterons pour François Hollande.

Nous voterons pour la gauche car elle est notre famille politique. Son histoire, son moteur, son identité, c'est de placer l'intérêt général avant les intérêts privés, la raison au-dessus des croyances ou des préjugés, c'est de faire reculer les oppressions et de construire une société où les dominations de toutes sortes n'auront plus leur place. La gauche est une alliée intrinsèque de la lutte des femmes pour leur libération parce qu'elle a pour but l'émancipation de chaque individu.

Ces cinq dernières années, le lien social a été affaibli, les inégalités se sont développées. Les femmes ont payé le prix fort des mesures libérales mises en œuvre par Nicolas Sarkozy : réforme des retraites, fermetures de centres IVG, recul de la parité, augmentation de la précarité du travail, féminisation de la pauvreté... Il est temps de changer de politique, pour les femmes comme pour la société toute entière.

L'amélioration réelle de la vie des femmes passe par des mesures spécifiques mais aussi par des politiques publiques qui visent le progrès social, par une plus juste répartition des richesses, le maintien et l'amélioration des services publics. A de nombreuses reprises, la gauche a soutenu les mobilisations féministes. Elle a prouvé qu'elle pouvait mettre en œuvre des politiques progressistes et favorables à l'égalité entre les sexes et à la liberté des femmes.

L'arrivée de la gauche au pouvoir est une condition importante de l'égalité entre les femmes et les hommes. Mais nous savons aussi que les mécanismes de domination, multimillénaires, d'invisibilité des femmes et de résistance à leur émancipation et à leur libération, sont puissants. Le candidat de gauche devra les combattre. Nous comptons sur lui. Nous serons là pour lui rappeler ses engagements, le soutenir quand il voudra lutter contre le patriarcat, et le bousculer si les vieux démons reprennent le dessus.

La promesse de François Hollande de rétablir le ministère des Droits des Femmes, dans un gouvernement paritaire, est un engagement majeur. Ce ministère, en travaillant avec les associations féministes, devra être un outil politique déterminant pour faire reculer les inégalités et inventer une autre société.

Nous affirmons la dimension profondément politique du féminisme. Nous attendons une remise en cause de cette organisation sexuée de la société qui crée et perpétue des inégalités intolérables entre les femmes et les hommes. Voter à gauche, c'est refuser l'assignation à des rôles pré-établis, c'est parier sur la raison et la capacité de chacune et chacun à s'extraire de sa condition pour devenir maître de sa vie. Voter à gauche, c'est parier pour un monde nouveau, dans lequel les droits des femmes passeront des textes de lois à la réalité.

Nous appelons toutes celles et ceux qui veulent que les droits des femmes retrouvent le chemin du progrès à se rassembler dans un vote de gauche, à voter François Hollande.

Elles et ils ont signé l'appel

Ce sont des femmes et des hommes féministes. Chercheur-es, artistes, écrivain-es, militant-es féministes, comédien-nes, syndicalistes : issu-es d'horizons divers, les signataires de ce texte réaffirment que les droits des femmes passent par la gauche.

Laure Adler, Ecrivaine - Sylviane Agacinsky, Chercheure - Isabelle Alonso, Ecrivaine - Grinberg Anouk, Comédienne - Nathalie Bajos, Chercheure - Christine Bard, Historienne - Astrid Bas, Comédienne - Marie-Noëlle Bas, Militante féministe - Christian Baudelot, Sociologue - Françoise Bellot, Militante féministe - Kahina Benziane, Militante féministe - Alix Beranger, Militante féministe - Cathy Bernheim, 40 ans du MLF - Sophie Bessis, Historienne - Nicole Bez, Médecin, syndicaliste - Agnès Bihl, Chanteuse - Sophie Binet, Syndicaliste - Chris Blache, Militante féministe - Dominique Blanc, Actrice - Corinne Bouchoux, Historienne - Danielle Bousquet, Assemblée des Femmes - Pascale Bousquet-Pitt, Militante féministe - Emmanuelle Boussard-Verrecchia, Avocate - Nataly Breda, Militante féministe - Zabou Breitman, Réalisatrice - Thalia Breton, Militante féministe - Geneviève Brisac, Ecrivaine - Michel Broué, Mathématicien - Fabienne Brugère, Philosophe - Marie-France Casalis, Militante féministe - Marie Cervetti, Militante féministe - Florence Cestac, Auteure de BD - Jeanne Cherhal, Chanteuse - Natacha Chetcuti, Chercheure - Carole Chotil-Rosa, Militante féministe - Thérèse Clerc, Militante féministe - Alice Coffin, Militante féministe - Françoise Collin, Philosophe - Catherine Combes, Militante féministe - Maria Cotora, Militante féministe - Fanny Cottençon, Comédienne - Sylvie Cromer, Chercheure - Sandrine Dauphin, Chercheure - Caroline De Haas, Assemblée des Femmes - Marie Denarnaud, Comédienne - Monique Dental, Militante féministe - Claire Desaint, Militante féministe - Marie Duru Bellat, Sociologue - Annie Ernaux, Ecrivaine - Roger Establet, Sociologue - Christine  Fauré, Sociologue - Jeanne Favret-Saada, Ethnologue - Jacqueline Feldman, Sociologue - Michèle Ferrand, Sociologue - Léa Fichet, Militante féministe - Léa Filoche, Militante féministe - Françoise Flamant, Archives du féminisme - Giulia Foïs, Journaliste - Claude Fontaine - Caroline Fourest, Essayiste - Béatrice Gamba, Militante féministe - Anne-Marie Garat, Ecrivaine - Delphine Gardey, Historienne - Françoise Gaspard, Chercheure - Audrey Gatian, Militante féministe -  Michèle Gonin, Militant féministe -  Mélanie Gratacos, Militante associative -  Pauline Grégoire-Marchand, Militante féministe -  Juliette Griffond, Militante féministe -  Claude Groussin, Mouvement Jeunes Femmes - Hélène Guinhut, Militante féministe -  Claire Guiraud, Militante féministe -  Gisèle Halimi, Avocate -  Monique Halpern, Ecrivaine -  Clémence Helfter, Syndicaliste -  Françoise Héritier, Anthropologue - Virginie Houadec, écrivaine -  Annik Houel, Chercheure -  Serge  Hureau, Chanteur -  Simone  Iff, Ancienne présidente du Planning familial -  Annabelle Janodet, Militante mutualiste -  Maryse Jaspard, Socio-démographe -  Anne-Charlotte Jelty, Les insoumises -  Cy Jung, Ecrivaine -  Axel Kahn, Généticien, universitaire -  Liliane Kandel, 40 ans du MLF -  Sarah Kerrich, Militante féministe -  Yvonne Knibiehler, Historienne -  Marie-José Kotlicki, Syndicaliste -  Marie-Thérèse Lanquetin, Juriste -  Christine Le Doaré, Militante féministe -  Safia Lebdi, Les insoumises -  Armelle Lebras-Chopard, Chercheure -  Catherine Lecoq, Comédienne, chanteuse militante -  Séverine Lemière, Chercheure -  Marie-Thérèse Letablier, Sociologue -  Pascale Lismonde, Journaliste -  Alice Loffredo, Militante féministe -  Michèle Loup, Militante féministe -  Violaine Lucas, Professeure de lettres -  Monica Ly, metteuse en scène-chorégraphe - Anne-Cécile Mailfert, Militante féministe -  Virginie Martin, Chercheure -  Michela Marzano, Philosophe -  Maïa Mazaurette, Blogueuse et auteure -  Dominique Meda, Sociologue -  Philippe Meirieu, Pédagogue -  Loubna Méliane, Fondatrice de Ni Putes Ni Soumises -  Blandine Métayer, Comédienne, Auteure -  Françoise Morvan, Militante féministe -  Janine Mossuz-Lavau, Chercheure -  Liane Mozère, Sociologue -  Julie Muret, Militante féministe -  Pap N'Diaye, Historien -  Sarah  Nasséra Oussekine , Militante féministe - Marion Oderda, Militante féministe -   Orlan, Artiste -  Michelle Perrot, Historienne -  Camille Peugny, Sociologue -  Françoise Picq, 40 ans du MLF -  Emmanuelle Piet, Militante féministe -  Maudy Piot, Psychanalyste -  Christine Planté, Professeure de littérature -  Soudeh Rad, Militante féministe -  Linda Ramoul, Militante féministe - Rayhana, Auteure, Comédienne -  Charline Renaud-Dhyèvre, Militante féministe -  Myriam Revault d'Allonnes, Philosophe -  Michèle Revel, 40 ans du MLF -  Michèle Riot Sarcey, Historienne -  Evelyne Rochedereux, CIBEL, Militante lesbienne, féministe -  Jean-Marc Roirant, Militant associatif -  Roselyne Rollier, Militante féministe -  Aline Royer, Militante féministe -  Romain Sabathier, Militant féministe -  Ouarda Sadoudi, Association Home -  Rama Sall, Mouvement des Jeunes Socialistes -  Michele Sarde, Ecrivaine -  Claire Serre-Combe, Militante féministe -  Fabienne Servan Schreiber, Productrice -  Rachel Silvera, Chercheure -  Claire Simon, Réalisatrice -  Mariette Sineau, Politologue -  Luce Sirkis,  -  Charlotte Soulary, Militante féministe -  Martine Storti, 40 ans du MLF -  Annie Sugier, Militante féministe -  Wassyla Tamzali, Essayiste -  Josy Thibaut, Militante féministe -  Philippe Torreton, Comédien -  Olga Trotsiantski, Militante féministe -  Laurence Tubiana, Professeure -  Fiammetta Venner, Politologue -  Eliane Viennot, Professeure de littérature -  Anne-Marie Viossat, Militante féministe -  Annette Wieviorka, Historienne -  Anne Wurtz, Militante féministe -  Michelle Zancarini-Fournel, Historienne -  Arlette Zilberg, Militante féministe

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Travail et dépendance

Prenez un  jeu de société bien calibré, et surtout  bien connu des femmes actives,  regardez la notice de ce jeu de dupe pour en connaître sa Nature et en saisir ses  Objectifs.  Au début de la partie chaque protagoniste dispose d'un écart salarial de 27% en moyenne de différentiel, d'un plafond de verre, seules 17 % des entreprises françaises sont dirigées par une femme,  de négociations sur l'égalité professionnelle gelées , 43 % des branches d'activité n'avaient toujours pas entamé de négociations en 2008, d'un  accès moindre à la formation continue, 32% contre 45% pour les hommes, de travail précaire,  d'emplois à temps partiel, 9 % des salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,5 % des hommes, le taux atteint 13,9 % pour les femmes non-diplômées, 12,9 % pour celles de moins de 29 ans, 13,1 % pour les employées, et même 16,4 % pour les femmes étrangères,  et du taux de chômage le plus élevé, et pour compléter la donne d'une maternité pénalisante  pour la carrière des femmes, avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des mères,  phénomène accentué par l'insuffisance des structures d'accueil des jeunes enfants et les disparités genrées de rémunérations.

Attention, faîtes vos jeux mesdames car rien ne va plus!

Cette ségrégation dans l'attribution de responsabilités maintient les femmes comme une force d'appoint, non comme un véritable moteur de l'économie. 

L'objectif de chaque joueuse est de contourner les handicaps afin de mener une vie d'être humain autonome et libre. La partie est perdue par celles qui continuent obstinément de respecter les Règles du Jeu.

La position initiale se complique avec la pathétique notion de "travail féminin"  pendant la partie cette phase de jeu n'est légale qu'en réponse immédiate à toute avancée.

Les femmes sont surreprésentées dans les secteurs de l'éducation-santé-action sociale, 74,9 %, incarnant de sois disantes « vertus féminines » et évidemment de niveau hiérarchique limité . Elles sont toujours peu nombreuses dans les professions incarnant de pseudos « vertus viriles » force, technicité : 9,1 % dans la construction, les industries, l'énergie, les transports, comme dans celles hiérarchiquement élevées : chefs d'entreprise, ingénieurs et cadres techniques d'entreprise. 

Si le règlement de la compétition permet les matchs nuls par accord mutuel, la suite s'applique comme suit : les femmes d'aujourd'hui comme celles d'hier restent sous une domination économique et masculine. Cette tutelle dans une société égalitaire n'est pas acceptable. Le 29 mai 1946, la notion de « salaire féminin» est officiellement supprimée, « à conditions correspondantes de qualification professionnelle et de rendement » Mais dans les faits et dans l'inconscient collectif où en sommes-nous exactement?! Bien loin du compte...  Une "fin de partie au K.O" est la dernière phase d'une manche où tous les coups restants doivent être exécutés dans un temps limité. Dès lors il serait politiquement bon d'appliquer d'autres Règles du jeux. La partie est nulle lorsque une position est atteinte, depuis laquelle un mat ne peut se produire par aucune suite de coups légaux. Ceci met immédiatement fin à la partie, pour autant que le coup amenant cette position soit légal. CQFD.

En savoir plus sur le règlement d'une compétition http://www.inegalites.fr/

Rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes  

Brigitte GRESY  - Membre de l'Inspection générale des affaires sociales 

© Monica LY

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Petit abécédaire féministe...


A - autonomie
Des aspirations à l'autonomie économique, sociale et politique, l'autonomie affective et intellectuelle, les femmes en ont de bien légitimes. MAIS lorsqu'en France, en 2009 : elles perçoivent des salaires inférieurs de 21% à ceux des hommes, qu'elles représentent 80% des travailleurs pauvres avec pour seul horizon des temps partiels subits, que les femmes continuent d'assumer 80% des tâches domestiques, assurant une « double journée », au détriment des temps de loisirs nous pouvons donc conclure que cette condition d'émancipation est encore à conquérir! 

B - burka
Vêtement prison qui a la particularité de soustraire les femmes aux yeux des autres et d'elles-mêmes. Cette ablation du corps, les prive de rapports avec la société et n'est pas sans avoir une résonance avec la pratique de l'excision qui en plus de les mutiler ôte tout plaisir lors d'un rapport sexuel, par la suppression du clitoris. Nous pouvons donc conclure que le droit élémentaire pour ces femmes de vivre à l'air libre, le visage découvert leur est refusé. 

C - contraception
Votée en 1967, appliquée seulement en 1972, proposée par Lucien Neuwirth la loi autorisant une contraception orale marque un tournant pour l'émancipation des femmes, et fait enfin rimer, maternité et liberté. MAIS il faudra encore attendre le décret de décembre 1974, pour la libéralisation et le remboursement par la Sécurité Sociale de la pilule, inventée depuis 1956. 
La loi de finance de 2009 prévoit une diminution de 42% des montants affectés au conseil conjugal et familial. Pour pallier ce désengagement de l'état et à l'initiative de Ségolène Royal, un "pass contraception" est créé. Grâce à ce moyen simple, un peu plus de justice sociale voit le jour sur cette question de santé publique et de liberté à disposer de son corps. Le parti socialiste l'inscrit dans son programme régional garantissant ainsi aux jeunes le droit d'accès à tous les modes de contraception. 
Avoir retenu la forme d'un chéquier n'est pas anodin lorsque l'on sait que les femmes françaises ont dû attendre 1967, et oui la même année que la loi Neuwirth, pour ouvrir un compte en banque sans l'autorisation de leur mari! 

D - domination
Les thèses naturalistes font le lit de la domination masculine. La destinée féminine, sous-tendue par la culpabilité du péché originel, est liée à la fonction que la société assigne aux filles d'Eve. Ainsi les stéréotypes du mythe de l'éternel féminin pérennisent dangereusement une représentation conservatrice de la relation de domination entre les sexes. Faisant de l'homme "naturellement" puissant le dominant, et de la femme "naturellement" faible, la dominée.
Il est urgent de tordre le coup aux clichés institutionnalisés dès le plus jeune âge. Le choix d'une société égalitaire qui offre la possibilité aux femmes de s'affranchir des tutelles et autres freins sexistes, afin de se réaliser, selon ses désirs et ses potentialités et non plus, selon des projections fantasmées sur "le second sexe", nommé aussi le "sexe faible", relève d'un choix politique progressiste. 
En proposant une harmonisation des législations européennes applicables aux droits de femmes, suivant le principe de la clause de l'européenne la plus favorisée, l'Europe agit concrètement contre les discriminations liées au genre.

E - (e)
Partons d'un principe simple : une chose existe à partir du moment où on la nomme. Il devient évident, pour toutes et tous, que la parenthèse "e" faisant apparaître, comme une éventualité mal définie, la présence de féminin dans une phrase, la rendant saugrenue et accessoire, voir anecdotique, contribue à faire croire que la présence des femmes l'est tout autant.
Adieu donc et sans regrets aux parenthèses "e" , réductrices et discriminantes, bonjour aux termes féminisés et assumés et merci à madame LA Ministre des droits de la femme, Yvette Roudy. Petit rappel, en 1984, le gouvernement affiche une volonté de porter la reconnaissance de l'accès aux femmes dans la vie publique, et dans tous les domaines jusqu'alors réservés aux hommes, en faisant évoluer le langage. Pour l'écrit, je préconise donc une évolution de même ampleur avec l'abolition des parenthèses "e". 
Peut-être plus MAIS certainement moins!

F - féministe
A l'instar de Christine Delphy féministe tendance "marxienne", je conçois bien que "les mécanismes sociaux préexistent à la subjectivation des différences", MAIS pas seulement. 
Les féministes investiront l'espace public, interpelleront les politiques, tant que cet apartheid entre les sexes durera, tant que le lien de subordination entre la femme et l'homme perdurera , tant que la place des femmes dans la société ne sera pas à l'égale de celle des hommes.
Humaniste et internationaliste, cette lutte politique, en 2010 est toujours d'actualité . Les Féministes portent un nouvel idéal républicain LIBERTE - EGALITE- et à la place de fraternité ADELPHITE 
Ce mot est formé sur la racine grecque adelph- qui a donné les mots grecs signifiant soeur et frère. Englobant sororité (entre femmes) et fraternité (entre hommes), masculine et non machiste, l'adelphité désigne des relations solidaires et harmonieuses entre êtres humains, femmes et hommes.

G - GPA (Gestation Pour Autrui)
De quoi s'agit-il ? D'un coté, un couple fourni les embryons, de l'autre, une femme prend en charge son développement in utéro. Elle pratique la Gestation Pour Autrui, elle n'est pas la mère génétique, sociale mais la mère biologique. En l'absence de droit international privé, concernant l'assistance médicale à la procréation, l'interdiction de la gestation pour autrui dans l'hexagone, pose le problème de la transcription sur les actes d'état civil d'actes de naissances effectués à l'étranger où cette aide est légale. La révision des lois de bioéthique annoncée en France, pour 2010-2011, devra encadrer juridiquement l'avancée médicale dans ce domaine. Si l'interdit demeure : on favorise un "tourisme gestatif" et on offre aux trafiquants un business prospère, si on lève l'interdit, on statue sur la primauté de la filiation sociale sur la filiation biologique, en faisant évoluer du même coup le code civil. 
Sur les 42 membres qui composent le Comité consultatif national d'éthique, 2009-2012, présidé par Alain Grimfeld, seulement 13 femmes. Une fois encore, c'est un choix de société qui se fait sur le "ventre" des femmes, sans qu'elles soient consultées à part égale.
http://www.ccne-ethique.fr/membres.php

H - homme
Contrairement à ce qui nous est imposé comme un genre commun asexué, le masculin n'est pas neutre. Lorsque l'on parle des droits de l'Homme avec un grand H, j'entends droit de l'homme, tout court. Il est impérieux de parler de Droits Humains, sans quoi, 51% de la population mondiale évolue dans une zone de non droit. 
Prenez le cas, d'une vache qui monte dans le camion d'équarrissage à sa sortie elle sera appelée un boeuf, quoi de plus neutre? MAIS, je vous rassure, lorsque il y a un problème sanitaire, elle redevient "une vache" folle cette fois. Prenez le cas, d'une femme qui monte les échelons d'une entreprise, souvent, elle sera nommée, madame le directeur, madame le doyen, madame le ministre, madame le président. Quoi de plus... genré! 

I - IVG (Interruption Volontaire de Grossesse)
La loi Veil de 1975, légalise enfin l'avortement, en 1982 la loi Roudy prévoit son remboursement par la sécurité sociale. En 1993, elle a dû être complétée par une loi Neiertz, qui sanctionne toute entrave, ou tentative d'entrave à l'IVG. Ce qui en dit long sur les difficultés de faire accepter, ce droit fondamental à disposer de son corps, qu'ont arraché les femmes. En 2001, un allongement du délai est voté, celui-ci est porté à 12 semaines, contre 16 en Suède. Le nombre d'IVG reste stable depuis 2002, la moitié se pratique par IVG médicamenteuses, autorisées depuis 1988 (5 semaines).
4 françaises sur 10 ont recourt à ce droit, de fortes disparités régionales, pour son accès, sont à corriger. Un droit bien fragile et actuellement à protéger. La faible rémunération de l'acte chirurgical , le dépeçage du service public, l'établissement d'un acte d'enfant sans vie" sur le livret de famille lui font un avenir bien sombre. 
En 2009, le Planning Familial, grâce à 140 000 signatures, sauve ses subventions, MAIS, avec l'application de la loi Hôpital patients santé territoires, de Roselyne Bachelot, plusieurs établissements publics ont fermé leurs portes et beaucoup sont menacés. En région parisienne, Tenon, Poissy, Saint Antoine, Broussais, Avicenne, l'Hôtel-Dieu de Lyon, Jean-Rostand, Ivry sur Seine. La loi Veil impose pourtant, à chaque établissement hospitalier, de disposer d'un centre d'orthogénie". Exigeons-le! 

J - journée de la femme - 
Sa création est proposée en 1910, par Clara Zetkin, à la conférence des femmes socialistes. La date symbolique du 8 mars est retenue, c'est celle de la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg lancée le 8 mars 1917. 
Le 8 mars 2010, participez à la journée internationale des femmes, aux 100 ans de lutte des femmes, au lancement de la 3e Marche Mondiale des femmes, et aux 40 ans du MLF (Mouvement de Libération des Femmes). Le PS se bat aux cotés des organisations féministes pour l'égalité entre les femmes et les hommes et apporte des réponses politiques aux revendications. Récemment la clause de l'européenne la plus favorisée, et une proposition de loi contre les violences faîtes aux femmes, ont été portées à l'Assemblée nationale par le groupe socialiste.
Nous avions rendez-vous, à 18h30, Place de la Nation! Le torchon brûle toujours!

K - kilos
Dès les beaux jours, une presse spécialisée pare leurs numéros de "spécial minceur", "Perdre du Poids à votre rythme", "Tartine minceur : le goût d'être belle", "Mincir", "Comment perdre 3 Kilos", "Spécial Maigrir, sans se priver", "Nouveau régime plaisir". À elle les choux gras, et aux femmes sous influence, les restrictions alimentaires. L'indécence de notre société industrialisée dite moderne se situe dans l'offre d'une junk-food bon marché, saturée de gras, bourrée de sucre, et des produits naturels bien trop chers. Les entreprises florissantes, de médicaments miracles et autres crèmes magiques, attestent du poids de la représentation de LA femme parfaite. Notre société d'image glorifie la maigreur et beaucoup trop de femmes et de jeunes femmes, sacrifient leur santé sur l'autel d'un corps fantasmé, retravaillé, photoshopé. Une étude sur l'impact de l'exposition à des images de minceur idéalisée sur l'insatisfaction corporelle, menée pas Rodgers et Chabrol, révèle l'aggravation du sentiment d'insatisfaction qui favoriserait des troubles de comportement alimentaire, tel que la boulimie, ou l'anorexie. En 2010, l'unique représentation de la féminité qu'offre les magazines féminins s'apparente à un corset invisible, contraignant et dangereux. Des femmes noires se détruisent la peau en se dépigmentant avec des crèmes toxiques, des femmes s'affament. C'est un problème de santé public. 

L - Lesbophobie
La dixième muse et moi
Aarrgglll!!!!! on me dit que la lesbophobie s'accroît en France!!!????
Est-elle vraiment en augmentation, ou les femmes victimes de violences, du fait de leur orientation sexuelle, osent se manifester enfin? Pas si simple.
Pour deux agressions récemment révélées dans la presse, combien de vandalisme, d'injures, de persécutions subies au sein de la cellule familiale, dans l'espace public, sur le lieu de travail, dans son voisinage? Le dénie d'un groupe de personne se traduit par des actes de violences xénophobes. Ils sont le lot des femmes qui pratiquent l'amour saphique sans sacrifier leur vie intime aux bonnes moeurs. 
Marre de faire semblant! ça peut se comprendre. Envie de serrer la personne qu'on aime! c'est la moindre des choses, de lui prendre la main, ça se fait... et bien non, pas là, non.
Les amours lesbiens revêtent un caractère étrange, voir anxiogène chez certaines et certains. 
La plupart des personnes ne donnent pas de véritable existence à ces comportements liés au désir sexuel, mais les considèrent comme gênants. En tant que telle, leur sexualité est irréelle. Comment deux femmes pourraient s'accoupler selon le critère dominant? ah, ah, hein comment?
La doxa impose que l'on éprouve une attirance pour le sexe opposé, point barre. Tout autre désir, toute autre pratique sujette à caution, est sanctionné, physiquement dans plusieurs pays, peines de mort, emprisonnements, ou si toléré juridiquement, sa traque se traduit par des harcèlements, tout est bon pour accabler et discriminer.
Bottine, gouine, liane, tribade, visiteuse, vrille, goudou, et autre broute gazon sont des termes péjoratifs pour désigner une femme qui aime femme. 
La langue est fertile et inventive pour porter des coups mais elle sait aussi donner du plaisir. Seulement haro sur les gourgandines! On ne veut pas ça ici! Mais on crève d'envie de savoir...
Le fantasme fonctionne à plein régime et avec lui son cortège de peurs ancestrales, on invoque la fin de l'humanité, on condamne cet accouplement contre nature, mais tout de même charmant, cette sorcellerie, ces bacchanales, on brûle Sappho, bref on devient hystérique ... 
Bon, mais c'est pas bien grave, et puis... ça lui passera, elle est comme ça, mais au fond, c'est parce qu'elle ne connaît pas Raoul! 
Nous y voilà! En mode dénie. Sans le sacro-saint Phallus pas de sexe les filles! 
Mesdames, vous qui ne connaissez pas Raoul et ne voulez pas en entendre parler, à vos 8000 terminaisons nerveuses de votre clitoris, alias votre fabrique à plaisir, je dis ceci :
(ah bon!!!?? Vous ne le saviez-pas messieurs, vous qui n'en possédez que 4000 sur votre pénis?) Bah c'est plutôt cool et orgasmique, si l'important c'est le clito alors bon cunni!
Et puis on me dit que selon un sondage Sofres-Nouvel Obs-Rtl juillet 2009, la France compte 3,2 millions de lesbiennes! 
Alors là, moi je dis, que cette communauté importante mérite plus de respect et les mêmes droits que n'importe quel être humain qui connaît Raoul!

Créée en 1983, HES, homosexualité et socialisme, s'inscrit dans le combat pour l'égalité des droits et la lutte contre toutes les discriminations. Hier, HES participait à l'élaboration du pacte civil de solidarité (PACS), à la pénalisation des discriminations, à la reconnaissance de la déportation des homosexuels pendant la seconde guerre mondiale, à la lutte pour l'égalité des droits dans le domaine professionnel...
Aujourd'hui, HES, ce sont des hommes et des femmes, membres ou non du Parti socialiste, quelles que soient leur identité de genre et leur orientation sexuelle, qui se réunissent, débattent et combattent ensemble pour l'égalité: amélioration du PACS, ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, lutte contre les discriminations dans le monde, en Europe et en France.

M - mixité
Aujourd'hui à l'école, à la piscine, dans les hôpitaux, dans le monde du travail, dans le sport, la mixité est critiquée. Le service public laïque ne doit pas céder face aux pressions de celles et ceux qui souhaiteraient rétablir la séparation des sexes. Trois facteurs : un pédagogique, un social et un religieux sont particulièrement insidieux et peuvent être utilisés pour remettre en cause le principe de mixité, et l'exigence de l'égalité des chances. 
Les filles réussissent mieux à l'école et l'on conteste la mixité, les filles sont les premières victimes de violence, et on les enferme ou les parque entre elles, les filles sont des objets de désir et on les sépare des garçons pour des raisons de "moralité"!!!!
En France, Michel Fize, sociologue, est le chantre d'une croisade rétrograde. Même si la mixité n'a pas su créer spontanément de l'égalité sociale, il n'est pas envisageable de revenir sur ce droit des femmes à l'égalité des chances.

N - naturalisme
Les femmes sont la cible privilégiée d'essentialistes qui les rêvent mères, à la maison, subordonnées aux hommes, car par "essence" incapables de subvenir à leurs propres besoins, puisque trop faibles pour résister dans ce monde de brutes, un point c'est tout.
Dire que ce genre de vision stéréotypée est liberticide pour les femmes est une évidence, MAIS pas en temps de crise.
Les adeptes du naturalisme ont la Leche League pour fer de lance, et les oreilles bienveillantes d'écologistes réactionnaires. Cette puissante association américaine, présente dans 70 pays, prône un retour aux valeurs "traditionnelles". Soutenu par l'Unicef, et l'Oms, ce lobby gagne du terrain en France, en mettant à mal le droit de choisir de ne pas allaiter sans se sentir coupable. Les armes rhétoriques d'une maternité triomphante sont toujours les mêmes mais même éculées, elles font recette en temps de disette. Exit les pères responsables, exit le retour au boulot sans trimbaler dans un sac-à-main-valise, une gamme affriolante de soutiens-gorge d'allaitement, coussins et tout le bric-à-brac, son tire-lait pour être la "the" mère parfaite distributrice des protides, lipides, glucides, vitamines, et dire haut et fort que le bisphénol A ne passera pas moi. Welcome les 10 commandements des pro-allaitements sur le modèle du décalogue biblique. Autant de diktats qui réduisent les femmes à l'unique fonction de reproductrice et les font rester à la maison familiale hors de tout champ social émancipateur.
Elisabeth Badinter : "Le conflit, la mère et l'enfant"

O - Observatoire des inégalités
Les femmes sont discriminées. Ca s'observe, ça se sait, ça se quantifie ! MAIS si ça se changeait ici et maintenant?!!!
www.inegalites.fr
18,5% de femmes à l'Assemblée. L'égalité est encore loin.

L'écart salarial : les femmes touchent 27% de moins
L'écart pour des temps complets: les femmes touchent 19% de moins Le premier facteur explicatif des inégalités de salaires provient des différences de temps de travail. 5,5% des actifs sont en temps partiel et souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes.
L'écart à poste et expérience équivalents: les femmes touchent 10% de moins
Si l'on tient compte des différences de poste (cadre, employé, ouvrier), d'expérience, de qualification (niveau de diplôme) et de secteur d'activité (éducation ou finance) environ 10% de l'écart demeure inexpliqué.
Les écarts dépendent aussi de la catégorie sociale
L'inégalité des salaires entre hommes et femmes est la plus forte chez les cadres (30,8%) et donc parmi les salaires les plus élevés. A l'inverse, l'écart le plus faible se trouve parmi les employés (5,7%), une catégorie massivement féminisée.
Le rattrapage interrompu
Deux grandes raisons expliquent le rattrapage. Les discriminations purement liées au sexe (difficiles à mesurer) ont diminué: la généralisation du travail salarié des femmes banalise leur emploi, au moins dans certains secteurs (droit, médecine et communication par exemple). Surtout, la scolarisation des filles a nettement élevé le niveau de qualification des femmes sur le marché du travail.

P - Parité
Je ne connais qu'une définition à la parité : 50-50, non négociable!
Juin 2000: Loi sur la parité. Cette loi oblige les partis politiques à présenter autant de candidats hommes que femmes lors des élections.
MAIS le compte n'y est pas. Même si aujourd'hui 47% de femmes siègent dans les conseils municipaux et régionaux. Dès que l'on monte dans les sphères du pouvoir, ce pourcentage descend très vite. Et puisque les politiques font de la résistance, exigeons que statutairement les partis garantissent, une répartition égalitaire adaptée aux modes de scrutins. Imposons, la non validation de la candidature, pour des élections uninominales, et pour les scrutins de liste, son rejet, si la représentation paritaire des candidatures n'est pas équitable. 
Une Parité même pas atteinte et déjà sur la sellette !
La réforme territoriale, proposant l'élection de conseillères et de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80% d'entre eux ne va pas dans le sens de l'article 1 de la Constitution Française qui précise que « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ». Cette réforme du mode de scrutin représente un risque pour la parité puisque les scrutins uninominaux, malgré la loi, ne favorise pas l'accès des femmes aux fonctions électives. Pour exemple à l'assemblée nationale : 81,5% d'hommes, ce constat est loin d'être réjouissant. Les régressions sur les droits des femmes sont partout, et le recul de la parité, c'est-à-dire le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l'organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu'entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.

Q - quota
Un moyen politique et mathématique pour faire appliquer la parité. 
Le rapport de Brigitte Grésy pointe une logique de recrutement quasi exclusivement masculine aux poste à responsabilité. L'invisibilité des femmes dans les instances de décision n'est pas acceptable.
La France en chiffre : en 2009 seulement 10,5 % de femmes dans des conseils d'administration des entreprises du CAC 40. Pour les 500 premières entreprises françaises, ce chiffre tombe à 8 %. Une spécificité bien de chez nous! Pour information la Norvège (41%), la Suède (27%) et la Finlande (20%). Côté des syndicats, même déception, puisque le chiffre des femmes dans leurs instances dirigeantes atteint seulement 14,1 % pour les organisations patronales et 36 % pour les organisations de salariés. 
Les sanctions financières sont une mauvaise piste, la Norvège l'a compris. Une loi révolutionnaire est voté en fin 2003. Le milieu des affaires et le parti conservateur proche du patronat sont vent debout contre celle-ci. Les 600 plus grosses entreprises ont deux ans pour que leur comité d'entreprise intègrent 40% de femmes. Si elles ne collaborent pas la législation prévoit rien moins que leur dissolution. Le quota est atteint dès 2004. Avant la loi en 2002 la présence des femmes dans ces mêmes conseils étaient seulement de 6%. Exemplaire, d'une efficacité redoutable ce courage politique est à suivre sans tarder. MAIS puisque l'on parle d'égalité osons les 50% . 

R - retraite
Au régime général, les retraites des femmes représentent 79% du montant des retraites masculines! En clair c'est 600 euros de moins. Leurs carrières sont plus souvent incomplètes que celles des hommes et moins bien rémunérées. Ici encore, les femmes sont pénalisées, ces écarts reflètent les écarts sur le marché du travail. CQFD. 
La Cerise sur le gâteau, sous couvert d'égalité de traitement, les bonifications accordées aux mères de famille sont menacées.
Le Parti socialiste s'oppose à la suppression des bonifications. La volonté exprimée par le gouvernement de changer la donne pour les conditions d'accès à la retraite des mères de famille est inopportune, et injuste.
Injuste car les bonifications actuelles, ne compensent que partiellement les conséquences professionnelles et salariales souvent néfastes des maternités, dans le secteur privé comme dans le secteur public. C'est cela qu'il faut changer avant d'entreprendre toute autre réforme.

S - sexisme
Vous avez bien dit Blonde?
Tentons de définir ce que recouvre cette expression : Une Blonde
Une blonde peut vouloir désigner une bière sans arôme précis, plutôt légère, voir fade. Mais encore, une personne de sexe féminin, ayant entre autre caractéristique, une absence totale ou partielle d'intelligence, compensée par le déclenchement d'un imaginaire peuplé de strings minimalistes, d'une poitrine avoisinant les 200, de lèvres ayant rencontrées des portes de placards. Chimères générées par le croisement d'une rétine de mâle et d'une chevelure de femelle claire. 
Cette machine à fantasme est alimentée par moult blagues sexistes, au capital spirituel d'un goût variable, allant du douteux aux graveleux. 
Si vous passez les frontières vous remarquerez que les blagues sur les blondes sont internationales. Tout comme le sexisme dont elles se nourrissent, focalisant sur une sous-catégorie pléthore de stéréotypes : la femme-enfant donc infantiles, catégorie pas-finie ; la naïve, catégorie bécasse ; l'inconséquente, catégorie frivole ; la capricieuse, catégorie chiante, irrationnelle etc Ad libitum 
Le seul dénominateur commun serait qu'il s'agît de femmes dotées de la même couleur de cheveux? 
Et bien non, même pas! Dans le langage "Blonde" est bien synonyme de "Femme". Je vous laisse apprécier à sa juste valeur un certain humour machiste qui perpétue les clichés montrant les femmes comme des êtres inférieurs dont il est si bon de se moquer grassement, à grand renfort de poncifs misogynes qui font échos aux comportements socialement acceptés que l'on ne prête qu'au genre féminin.

T - travail
Autre champ de préjugés et autre triste constat.
La ségrégation dans l'attribution de responsabilités maintient les femmes comme une force d'appoint, non comme un véritable moteur de l'économie. Les écarts salariaux, le plafond de verre, les négociations sur l'égalité professionnelle (43 % des branches d'activité n'avaient toujours pas entamé de négociations en 2008), un accès moindre à la formation continue (32% contre 45% pour les hommes), détentrices toutes catégorie des emplois à temps partiel, du travail précaire, et d'un taux de chômage plus élevé, les femmes d'aujourd'hui comme celles d'hier restent sous une domination économique et masculine. Cette tutelle dans une société égalitaire est-elle acceptable au XXIe siècle? Le 29 mai 1946, la notion de « salaire féminin » est officiellement supprimée, « à conditions correspondantes de qualification professionnelle et de rendement » Mais dans les faits et dans l'inconscient collectif Où en en sommes-nous exactement?! Bien loin du compte...
http://www.inegalites.fr

U - universel
Pour 1 homme universel , 3 femmes 1/2 : la vierge (l'ange), la putain, la mère et l'invisible.
Depuis 30 ans existe une convention des Nations-Unies posant les bases d'un droit universel des femmes, la "CEDAW". Un texte sous haute surveillance. Des réserves souvent motivées par une incompatibilité entre deux religions monothéistes (l'Islam et le catholicisme, toutes deux hostiles aux femmes) et les droits affirmés par la convention.
Après le lamentable spectacle donné par la conférence Durban II, en avril dernier à Genève et, avant, la conférence mondiale sur les femmes à Pékin en 1995, comment se passera celle de New-York en mars 2010? La reconnaissance des droits fondamentaux des femmes en tant que «partie inaliénable, intégrante et indivisible» de tous les droits de la personne humaine, se trouve sacrifiée, et bafouée au nom du respect de valeurs religieuses. On assiste sur la scène internationale à un renforcement du religieux sous couvert de politique. Les enjeux pour les femmes, pour l'universalité des droits et pour la démocratie y sont majeurs.
En aucun cas l'égalité des sexes ne doit faire l'objet de compromis ou de concessions. Les valeurs égalitaires relèvent d'une question de principe. L'idée même de relativiser les droits universels correspond à un échec et à un repli que les politiques doivent combattre.

V - violences - 
Dans la rubrique faits divers : un ministre de la culture défend bec et ongle un cinéaste très célèbre, accusé de pédophilie sur tous les plateaux et ne dit pas un mot sur l'agression d'une actrice féministe. Bertrand Delanoë, quant à lui, exprime sa "profonde sympathie et son amical soutien" a Rayhana aspergée d'essence, insultée avant la représentation de sa pièce : "A mon âge je me cache encore pour fumer", qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger. Le maire de Paris replace les événements à un juste niveau et s'est dit : "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle. Je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité".

Cela se passe en France, on est en 2009 : 48000 femmes ont été violées,160 femmes sont mortes en 2008 sous les coups de leur compagnon - soit une femme tuée tous les deux jours et demi -, et 675.000 femmes ont été victimes de violences lors des deux dernières années, soit de leur compagnon, soit d'un autre membre de la famille.

Le concept de respect et de dignité de la personne a-t-il un sens lorsqu'il s'agît de femmes ?

Les violences faites aux femmes sont en 2010 la "The" grande cause nationale dans l'hexagone. ça se passe comment sur le terrain?
En février dernier l'Assemblée nationale vote à l'unanimité la proposition de loi sur les violences faites aux femmes, à l'initiative de Danielle Bousquet, députée socialiste.
Deux points particulièrement novateurs y figurent.
D'une part, l'introduction de la notion de «violence psychologique». Elle a toujours précédé les violences physiques. On la nomme également "cruauté mentale". Elle se traduit par un abus de pouvoir et de contrôle. Rejeter, dégrader, terroriser, isoler, exploiter, sont des comportements caractéristiques de ce mauvais traitement et tombent désormais sous le coup de la loi. 

D'autre part, l'Introduction également de la procédure d'«ordonnance de protection» qui doit faciliter le dépôt de plainte. Cette ordonnance répond à la question de l'urgence. Si une femme déclare qu'elle est en situation de danger, le ou la juge entend le conjoint et s'il y a effectivement situation de violence, il ou elle pourra mettre la femme sous ordonnance. Celle-ci pourra alors faire partir son conjoint de la maison, si elle le juge utile. Ou encore, partir avec ses enfants sans avoir à fournir de justificatifs sur le lieu où elle se rend. Des procédures de logement, d'attribution de RSA, etc. pourront être entamées. Elle peut commencer à gérer l'après-dépôt de plainte, elle est immédiatement protégée.
Le 16 décembre 2009 le Kiosque de JBC présentait la BD En chemin elle rencontre...
Porté par Marie Moinard, initiatrice du projet, scénariste de plusieurs récits et éditrice, rédigé avec la caution morale et la participation de Amnesty International, cet album regroupe pas moins de 34 auteurs majeurs de la bande dessinée parmi lesquels Emmanuel Lepage, Kris, Nicoby, Jeanne Puchol, Frédéric Jannin, André Geerts, Charles Masson, Philippe Caza, Daphné Collignon, Denis Lapière, Éric Corbeyran, Damien Vanders, etc..., mobilisés pour lutter contre les violences faite aux femmes.
Cet ouvrage permet de mieux appréhender le phénomène et son ampleur dramatique sans misérabilisme. Indispensable outil qui aide à libérer la parole. Un véritable défi relevé avec rare talent sur un sujet si peu engageant.
"L'éducation reste la clé pour qu'hommes et femmes trouvent un point de rencontre, dans une relation de paix" Marie Moinard.
http://www.desrondsdanslo.com/EnChemin.html
Qui êtes-vous Marie Moinard?
Après un début de carrière dans l'investigation sur des sujets d'actualité pour le secteur privé dans les années 80 (réalisation de dossiers analytiques de presse : Assassinat d'Anouar el Sadate, mort de Jacques Mesrine, etc.), elle décide de faire une pause et de se concentrer sur des activités moins funèbres.
On la retrouve alors, spécialisée dans l'écriture d'articles et l'interview d'auteurs de bandes dessinées. L'investigation étant sa première passion, elle développe l'aspect patrimonial du genre en rééditant d'anciennes œuvres oubliées ou méconnues notamment et se consacre à la biographie de leurs auteurs.
En 2004, elle crée la maison d'éditions Des ronds dans l'O tout en continuant l'écriture. Ces trois dernières années, elle réalise près de 900 articles et une trentaine d'interviews. Mots d'elles - Paroles de cheminotes, Jacques Stoquart - Sur les pas d'un scénariste et En chemin elle rencontre... sont ses derniers ouvrages publiés. Un deuxième volume consacré à la condition de vie des femmes est en préparation et que 4 titres - portraits de femmes - vont paraître (dont Mon oeil ! )

W - Wagon
S'agit -il ici d'un train de l'égalité des chances ? Rires... il est juste question d'une idée hallucinante de sexisme tout droit sortie du cerveau de Bruno Beschizza, tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis aux élections régionales et secrétaire général du syndicat de police Synergie. Ce monsieur a proposé la création d'un wagon réservé aux femmes le soir dans les transports en commun en Ile-de-France. Il faut «faire en sorte que les femmes seules aient un accès privilégié dans le premier wagon, qu'il soit sur-vidéoprotégé, pour que les gens se sentent en sécurité», a-t-il indiqué sur France Bleu.
L'insécurité se règle-t-elle en soustrayant les femmes de la vie publique? Une visions rétrograde et effrayante d'une société républicaine égalitaire. À quand des bureaux réservés qu'aux hommes?Àquand le retour de la séparation des sexes à l'école?Àquand les heures de sortie dans les lieux publics, à quand un couvre feu sexué? Au-delà de l'absurdité de ses propos, la thèse naturaliste en filigrane de sa bêtise prédispose à ce genre de diktat. Il y a en surimpression la cruauté de toujours faire porter aux femmes la culpabilité de générer des comportements violents, en décalcomanie sa condamnation à la mise à l'écart du monde actif bien trop violent pour cette faible petite chose à protéger comme un nouveau né. L'idée même de "nature féminine" justifie les discriminations contre les femmes! à vomir!!!!

X - le x, 
Classé x, excès de sexe! chante Jane Birkin , cela dépend du politiquement correct ambiant. Dans l'art, où le sexe a une prépondérance très forte, on est dans l'esthétique et dans le culturel que l'on s'accorde à refuser pour le hard taxé de vulgaire. Haro sur le sexe, chez les Chrétiens. Dans ses Écrits, Saint-Jérôme explique que «le ventre et les parties génitales sont voisines, de sorte que leur voisinage fait comprendre combien leurs vices sont associés» la messe est dite et gare à la censure!
Le X, un genre, littéraire comme cinématographique, pictural comme musical, toujours controversé et dévalué, à plus forte raison lorsque l'auteure est une femme... ? Selon Lucía Etxebarria il semble que la réponse est oui. "C'est une vérité universellement reconnue (Jane Austen me par-donnera de lui voler cet incipit) que, si une femme écrit sur le sexe, c'est de la littérature érotique. Si, en revanche, c'est un homme, il s'agit de littérature tout court..." 
De la transgression à l'acceptation. Tracer une ligne de partage entre « érotisme », « pornographie » et « obscénité » n'a de sens que dans un contexte répressif. Ce qui était considéré comme obscène ou pornographiqueil y a cinquante ans, paraît de nos jours bien anodin. Un distinguo fallacieux, qui ne repose sur aucun élément objectif : ce qui scandalise les uns paraît banal aux autres. Qu'il s'agisse de cinéma, de littérature, de musique ou de peinture, la limite entre érotisme et pornographie, si tant est qu'elle existe, est fonction de la perception de l'auteure ou de l'auteur comme de celle du public et du pouvoir en place. 
Catherine Millet, dont La Vie sexuelle de Catherine M. a été l'un des succès mondial du genre, s'en est expliquée : « Pour moi, littérature érotique et littérature pornographique sont une seule et même chose : il est quelque peu hypocrite d'établir une différence entre les deux, et je fais volontiers mienne cette formule selon laquelle la pornographie est l'érotisme des autres. Je n'ai pas voulu écrire un roman érotique, j'ai simplement voulu raconter l'histoire de ma vie en me concentrant sur le côté sexuel. Et, chose étrange, beaucoup de gens ont trouvé cela extrêmement excitant, alors que d'autres ont été déçus de ne pas avoir trouvé cela érotique du tout : c'est dû au fait que chacun a sa propre libido et sa propre lecture du livre. »
Ecrire, filmer, dessiner, photographier l'érotisme, la sexualité reste mouvant et sa restitution datée. Le féminisme, le sida, le retour d'un ordre moral font évoluer la conception de l'érotisme. C'est un monde très codifié et très masculin ce milieu du X mais plus pour longtemps. Il est devenu le nouveau chant d'investigation de femmes artistes. Virginie Despentes, Asia Argento, Tonie Marshall , Bettina Rheims,se mettent au service du sexe et du plaisir. Sur la toile, un site Second Sexe se présente comme LE portail dédié à la sexualité et à l'érotisme de la femme.

Fondé par une femme, Sophie Bramly, ses productions pornographiques estampillées "Second Sexe", prônent une approche féministe du sexe à l'écran. Autre signe des temps, les femmes, auteures et grandes consommatrices de X affichent et revendiquent simplement le droit à une vision de leur sexualité différente de celle fantasmées par des hommes pour des hommes.
En littérature, Alina Reyes, Lucía Etxebarria, Corine Allouch mènent aussi le combat. Dans l'art plastique Catleen, Danielle Stéphane, HANDSKA, Sophie Calle, Eva Hesse, Sylvie Fleury, Rebecca Horn, Sarah Moon, Valie Export, Claire Roudenko-Bertin investissent cette thématique et opposent leur vision d'artistes femmes à celles d'artistes hommes. Indiscutablement la position de la femme dans la société, les théories contemporaines sur la condition féminine impactent leurs créations et s'expriment dans leurs œuvres. Le X comme les femmes un sous genre ?


Y - Y a qu'à, faux "con" naaaannn faux qu'on

Le 39 19 est le numéro de téléphone à composer en cas de violence conjugale, 
de mutilation, de mariage forcé, d'agression 
Sida Info service : 0800 840 800

SOS lesbophobie : 01 48 06 42 41 - 08 10 108 135 

http://www.le-refuge.org/

REGION ILE-DE-FRANCE : Contraception et interruption volontaire de grossesse
01-47-00-18-66Du lundi au vendredi de 12h00 à 19h00.

La Halde - 11 rue St Georges 75009 Paris - 
08 1000 5000
Le fil santé jeune 32 24 

Z - zizi, zob, zigounette, zozio etc...
De la castratrice, à une grosse envie de pénis assouvie dans la maternité, selon Freud, 
la femme et le sexe masculin c'est tout un... problème. La pauvrette rechercherait même un substitut du phallus chez son père et nous ferait une petite poussée de complexe d'Électre.
MAIS entre le sexe biologique (considéré comme premier), et le «sexe social» (le genre), s'invite la question du pouvoir. Quels sont les enjeux de la construction des genres?
D'un point de vue social, l'assimilation androcentrée est au centre du pouvoir masculin (dans le droit et le langage): les catégories de sexe, le fort et en opposition le faible, créent la différenciation des traitements. D'un point de vue plus psychologique, les catégories de sexe (idem pour les préjugés racistes) sont le mécanisme même qui construit les stéréotypes activés dans chaque interaction sociale. La construction et l'apprentissage des codes virils et de la violence s'opère en opposition hiérarchique avec le féminin. Ainsi, les hommes qui refusent de se battre sont symboliquement relégués dans le groupe des femmes. Le fameux «quelle femmelette!», suprême insulte pour un homme, prend tout son sens. On constate que la domination et l'exclusion sont fondatrices de la construction des catégories de sexe. 
Considérer qu'au sein de l'humanité, il existe des humains d'une «autre sorte», prédispose à les considérer comme une sous-classe d'humains et donc à terme, une classe de sous-humains.
Assimilation, invisibilité, «complémentarité», hiérarchisation, tensions, telles sont les relations instaurées par la construction du masculin et du féminin, qui rendent possible et créent les inégalités de sexe. 
Les catégories de sexe sont des leviers indispensables dans l'exercice de la domination, aux niveaux social comme individuel, et le principe organisateur de la catégorisation de sexe semble bien être celui qui sous-tend la construction du système du genre: le rapport de domination des hommes sur les femmes. La mécanique sexiste prend ses racines dans la structure sociale inégalitaire, et celle-ci lui confère donc le pouvoir de la pérenniser : non seulement en structurant les individu-es selon des normes précises, mais aussi en inculquant la structure même des outils qui leur permettent de percevoir le monde. Le sexisme n'est qu'un mécano sociétal à repenser. 
Le questionnement sur soi et le monde qui nous entoure est la condition d'un changement. La vigilance sur ses propres attitudes et son quotidien, ainsi que tout autre manière de prendre conscience et de déconstruire les carcans dans lesquels on veut nous faire vivre, sont des moyens pour permettre à chacun de tenter de s'épanouir et de se développer à l'écart des diktats genrés de la société actuelle.
Volonté qui ne peut qu'apparaître subversive étant donné que les inégalités actuelles sont la fange sur laquelle fleurit l'ordre social moderne. «Jamais on a observé dans l'histoire qu'un groupe social dominant abandonne ses privilèges sans une lutte acharnée et sans l'établissement d'un rapport de force de la part du groupe dominé» Marie-France Pichevin,CNRS, la déconstruction des genres est l'affaire de toutes et tous. CQFD.

© Monica LY

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Mon Corps, Mes Droits :

Toutes ensemble pour une santé maternelle universelle

En vue de la Journée internationale de la Femme en 2010, le PSE Femmes lance une campagne sous le slogan « Mon corps, mes droits ». Le PSE Femmes entend ainsi centrer sa campagne sur le thème plus général de la santé et des droits génésiques et sexuels des femmes. « Mon corps, mes droits » est une campagne qui s'étend sur un an et qui est axée sur trois piliers : la défense du droit universel à la santé maternelle, la lutte contre la violence envers les femmes et la Journée mondiale contre le SIDA.

La Journée internationale de la Femme se déroule cette année alors que se réunit la Commission de l'ONU pour la condition de la Femme, qui commémorera le 15ème anniversaire du programme d'action de Beijing. L'objectif du programme d'action était de créer une plateforme pour la promotion des droits des femmes avec des objectifs spécifiques dans les différents domaines politiques. Pourtant, quinze après son lancement, le programme d'action est loin d'avoir atteint ses objectifs, tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en ce qui concerne les droits génésiques et sexuels des femmes. Nous constatons même une régression en la matière. Malgré les efforts supplémentaires consentis dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui contribuent directement à améliorer les droits des femmes et à renforcer l'égalité des sexes, y compris la santé maternelle, il semble que nos objectifs ne seront pas atteints à l'horizon 2015. Par conséquent, le PSE Femmes a décidé d'ouvrir sa campagne « Mon corps, mes droits » en lançant un appel particulier afin de garantir l'universalité de la santé maternelle.

Pour renforcer notre position en Europe et dans le monde, le PSE Femmes, ECOSY, le Forum progressiste mondial - GPF et le Forum progressiste mondial de la jeunesse, ont organisé des réunions avec les ministres socialistes et sociaux-démocrates en marge de la Commission pour la condition de la femme et ont adopté une déclaration appelant les gouvernements à réitérer leur engagement envers la santé maternelle afin de garantir un renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la santé, de leurs droits sexuels, socioéconomiques et financiers.


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l'IVG : un droit fragilisé

Anne Hidalgo Première adjointe au Maire de Paris en charge de 
l'Urbanisme et Fatima Lalem adjointe au Maire de Paris en charge de 
l'égalité Femmes/Hommes proposent une rencontre débat : « l'IVG : un 
droit fragilisé » autour de la projection du film« Histoire d'A » de 
Marielle Issartel et Charles Belmont.
L'accès à la contraception et à l'IVG a largement favorisé 
l'émancipation des femmes du 20^ème siècle. Aujourd'hui ce droit est 
menacé. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des mobilisations et 
des débats organisés pour la défense de ce droit fondamental. Y 
participeront notamment : le MFPF, la CADAC, l'ANCIC, les collectifs du 
12e et 20e arrondissements, la LMDE, « Osez le Féminisme » et l'UNEF.

Projection du film « Histoire d'A » suivie d'un débat sur le droit à l'IVG.


Le mardi 2 mars 2010 à 19h00
Forum des Images
Porte Saint Eustache - 2, rue du Cinéma - 75001 PARIS (M° les Halles)

Merci de confirmer votre inscription : observatoirefh.sg@paris.fr 

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Une belle victoire pour les femmes

L'adoption unanime par l'Assemblée de la proposition de résolution défendue par le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen sur l'amélioration des droits des femmes en France et en Europe est une heureuse surprise et une belle victoire pour les femmes.
En dépassant ses clivages, l'Assemblée exprime sa volonté de relancer les politiques publiques en faveur de l'égalité homme/femme qui marquaient le pas dans notre pays depuis plusieurs années. Elle invite avec force le gouvernement à sortir de sa torpeur et à prendre des initiatives législatives qui permettent de concrétiser l'égalité économique et salariale, la parité politique ou la modernisation du droit familial.
Cette résolution permet également à la France d'être un acteur majeur du mouvement impulsé par la présidence espagnole pour harmoniser par le haut les droits des femmes à l'échelle de toute l'Europe.
Sans attendre, l'Assemblée peut elle-même donner corps à sa résolution en adoptant les propositions de loi que défendra la Groupe Socialiste, Radical et Citoyen dans les prochaines semaines sur la prévention des violences faites aux femmes, sur la parité aux élections et sur l'extension du congé maternité. L'égalité homme/femme vaut bien un consensus.
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INVITATION KIOSQUE

Le Kiosque 
vous invite à 19h30 Salle de Trétaigne 
7 bis rue de Trétaigne 75018 Paris (Métro Jules Joffrin) 
le 16 décembre à rencontrer 
Marie Moinard 

le lien ci-dessous vous renseignera de façon exhaustive sur 
son parcours, ses combats, 
sa mobilisation contre la violence faite aux femmes. 
Nous accueillerons également 
Isabelle Alexandre,
responsable déléguée auprès du Maire du Point femmes 14eme,
Andrea Fuchs, 
secrétaire fédérale adjointe PS à l'égalité femmes hommes 
qui nous feront l'amitié de débattre avec nous


Sachant que je peux compter sur toi pour diffuser cette invitation 
et dans l'attente de te recevoir
 je te présente, camarade, mes amitiés socialo-féministes 
Moni-K LY ta correspondante Egalité



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Réforme territoriale : sous l'angle de la parité

La réforme territoriale, proposant l'élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80% d'entre eux ne va pas dans le sens de l'article 1 de la Constitution Française qui précise que « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Un rapide calcul basé sur les chiffres des dernières élections régionales et cantonales permet de vérifier que les femmes seraient sous-représentées dans une telle forme de scrutin.



- En mars 2008, les candidats hommes aux élections cantonales (scrutin uninominal) représentaient 79,1% des candidatures (soit 20,9% de femmes), et 86,9% des élus (soit 13,1% d'élues). Je précise que s'il y a plus de candidates que d'élues, c'est bien parce que les hommes abandonnent plus facilement les cantons imprenables...

- En 2004, lors des dernières élections régionales, la parité était obligatoire. Ce qui explique qu'en moyenne, les hommes ne représentaient que 53,4% des élus, pour  46,6% de femmes.
Seules deux régions ont plus d'élues que d'élus : la Bretagne (50,6%) et la Martinique (51,2%). La région ayant le moins d'élues est Poitou-Charente (43,6% d'élues)



Selon la réforme, les conseillers territoriaux seront élus :

- Pour 80% d'entre eux (soit 2400) au scrutin uninominal à un tour

- Pour 20% d'entre eux  (soit 600) à la proportionnelle sur scrutin de liste. Dans ma démonstration, je fais l'hypothèse que pour ce scrutin-là, les listes seront obligatoirement paritaires (mais sait-on jamais...).



- Si l'on reprend les chiffres des dernières élections similaires, on peut projeter que 86,9% des 2400 futurs conseillers territoriaux élus au scrutin uninominal seront des hommes, et 13,1% des femmes. C'est-à-dire 2085 hommes pour 315 femmes.


- Pour les conseillers territoriaux élus au scrutin de liste, selon la même projection, cela nous donne 53,4% des 600 élus qui seront des hommes, et 46,6% des femmes. Soit 320 hommes et 280 femmes.



Au total, cette simulation en fonction des scrutins précédents nous donne donc 2405 hommes élus pour 595 femmes, soit... 80,1% d'hommes, pour 19,9% de femmes.



Certes, la représentation des femmes au sein des conseillers territoriaux serait meilleure que celle que nous avons au sein de l'Assemblée Nationale... (rappel : Assemblée Nationale : 81,5% d'hommes, malgré la loi sur la parité) mais ce constat est loin d'être réjouissant. Les régressions sur les droits des femmes sont partout, et le recul de la parité, c'est-à-dire le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l'organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu'entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.



Tous les chiffres sont issus de l'Observatoire de la Parité
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