Archives March 2009

Un syndicat pour un métier qui n'existe pas officiellement

C'est possible!!!
En présence de plusieurs associations de défense et d'entraide des prostitués comme Droits et Prostitution, Les Amis du Bus des Femmes...et des collectifs de prévention sida comme le PASTT, Prévention Action Santé Transgenre 
STRASS premier syndicat français du genre est créé le 20 mars derniers  aux Assises Européennes de la Prostitution.
« Nous ne formons pas un monde à part, explique Nikita, de l'organisation Les Putes. 
Nous devons sortir de la honte. Nous ne sommes ni délinquantes ni victimes. »

La loi de 2003 sur la prostitution qui fait du « racolage même passif » un délit passible de 2 mois de prison et de 3 750 € d'amende est sur la sellette. Cette loi aurait rendu les prostituées plus vulnérables et contraintes d'accepter des relations sans préservatif. Michèle André, présidente de la délégation sénatoriale aux droits des femmes annonce qu'un « bilan de la loi serait tiré d'ici 3 mois »

Au delà de la lutte contre la loi sur le racolage, il s'agit de demander l'établissement d'un cadre légal de travail. Pour les travailleurs du sexe présent lors des assises, les associations « abolitionnistes » qui souhaitent voir la prostitution supprimée ne font que criminaliser davantage les intéressés. Le STRASS se donne également comme mission de lutter contre la prostitution infantile et le proxénétisme, d'apporter entraide et soutien aux prostitués.

«Quelque chose d'historique» Camille Cabral, directrice de l'association Prévention action santé travail transgenre (Pastt). «Aujourd'hui nous sommes là pour dire: ''nous voulons des droits''» «le proxénétisme, le trafic des êtres humains et la prostitution enfantine. C'est à nous de nous emparer de ces thèmes et de lutter contre».. (...)

 «Une structure complémentaire au travail des associations  de soutien aux prostitués, notamment dans le domaine politique». Claude Boucher, présidente des Amis du Bus des femmes.

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Education nationale et discrimination

L'Education nationale est acteur dans ce domaine

Rappel : La prévention des violences sexistes et homophobes figure en toutes lettres parmi ses missions, au même titre, depuis 2000, que l'éducation à l'égalité des sexes. 

De nombreuses études ont montré que la mixité ne garantit rien. 

Les stéréotypes poussiéreux ont la peau dure on déplore encore que l'orientation scolaire et professionnelle des unes et des autres se détermine trop souvent selon les mêmes vieux schémas de la domination masculine (ils auront besoin d'une profession rémunératrice, elles devront rester disponibles pour leur famille) ...

Enseignants et chercheurs s'alarment aussi d'une dégradation des relations garçons-filles à l'adolescence. 

En cause, des clichés sexistes et une insécurité sociale qui pousse à surjouer la virilité. 

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Les bureaux de Dieu sont ouverts


Bonjour à tous le kiosque du pole égalité se fait le relais d'une action de l'assemblée des femmes
une projection-débat gratuite du film LES BUREAUX DE DIEU de Claire Simon

Yvette Roudy , ancienne ministre et pdte de l'assemblée des femmes sera aux cotés de la réalisatrice, et de Françoise Laurant, pdte du Planning, 
le jeudi 26 mars à 18h30 (précises)
Le lieu > cinéma l'Entrepôt 
7-9 rue Francis de Pressensé
5014 Paris - métro Pernéty

réservation gratuite à cette adresse mail
assembleedesfemmes@gmail.com

Cette action est en soutien au Planning Familial dont la subvention a été amputée de 42%, dans la continuité de la pétition qui a circulé
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Ecart salarial ça bouge... en Belgique


(16 mars 2009)

En Belgique la Vice-Première ministre, ministre de l'Emploi et de l'Egalité des chances, Joëlle Milquet, partage les préoccupations de diverses délégations politiques et syndicales concernant l'écart salarial entre les femmes et les hommes.

Il est inacceptable que les femmes, malgré le fait qu'elles aient massivement investi le marché du travail et que leurs niveaux de formation et de qualification sont identiques voire supérieurs à celui de leurs collègues masculins, souffrent de diverses inégalités professionnelles, dont celle d'un écart salarial estimé à en moyenne 15 %.

Joëlle Milquet a rappelé à la délégation les quelques démarches concrètes pour intensifier la lutte contre l'écart salarial qu'elle a déjà entreprises : la convention collective de travail n°25 rendue obligatoire à l'ensemble des secteurs depuis octobre 2008 et l'instruction aux présidents des différents comités paritaires leur demandant de placer la problématique du traitement égal des femmes et des hommes à l'ordre du jour des conférences sectorielles ainsi que d'aborder la problématique de l'introduction des systèmes d'évaluation des fonctions sexuellement neutres dans les divers comités paritaires. Par ailleurs, la ministre de l'Emploi a annoncé le dépôt de propositions complémentaires à l'occasion de la publication du rapport 2009 sur l'écart salarial de l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes.

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Mouvement Français pour le Planning Familial

2009 :  mort programmée d'1/3 de nos associations départementales !

Depuis plus de 50 ans le planning milite pour le droit de choisir sa contraception, sa sexualité. 450000 femmes par an franchissent son seuil.

Ce mouvement d'éducation populaire informe sur la sexualité, les différentes méthodes de contraception et répond à toutes les demandes d'interruption volontaire de grossesse.

C'est un mouvement féministe qui lutte depuis 50 ans contre toutes les formes de discriminations dont les femmes sont victimes. C'est 70 associations départementales (dont 27 gèrent un centre donnant des consultations médicales) dans l'hexagone et il est présent dans les départements d'outre mer. 

Sur le terrain, le Planning Familial, c'est d'abord un lieu de paroles où femmes et hommes, sans restriction d'âge, parlent d'amour, de sexualité, de plaisir. Les mineures y vont sans être accompagnés d'adulte et sans payer. L'anonymat est respecté.

Aujourd'hui il est menacé et avec lui la démocratie.

MFPF, top chrono

 1955, Maternité heureuse Le nombre d'avortements en France est estimé entre 250 000 et 600 000 par an et provoque la mort de 250 femmes par an. 

 1960, Maternité Heureuse devient" Mouvement Français pour le Planning familial"

 1966, l'INED avance le chiffre minimum de 250.000 avortements clandestins et 250 morts par an. L'ANEA (Association Nationale pour l'Etude de l'Avortement), organe d'études du MFPF, les évalue respectivement à plus d'un million et 3600 morts par an, « 10 morts par jour ! »

 1967, Le MFPF est déclaré mouvement d'éducation populaire

 1967, La loi Neuwirth autorise la fabrication et la délivrance de contraceptifs sur ordonnance.
 1971, première manifestation du MLF pour l'avortement
 5 avril 1971, le manifeste des 343 salopes
 8 novembre 1972, le procès de Bobigny. 3 février 1973, le manifeste des 331. « Nous pratiquons des avortements, inculpez-nous si vous l'osez ! »
 1973, Création du MLAC
 8 mai 1974, Procès de Grenoble
 1977, le MFPF est agréé, comme organisme formateur
 1991, autorisation des publicités sur les moyens de contraception.
 1992, le non remboursement des pilules mobilisent le MFPF.
 1992, "délit d'entrave à l'IVG"
 25/03/1993 est publié au Journal Officiel un arrêté qui formalise l'accès, les modalités et le contenu de la formation au conseil conjugal.

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Elections européennes: l'occasion d'atteindre la parité

Les mots clés d'une élection européenne? Démocratie - égalité - quotas - scrutins - parité - renouvellement -



Droits de la femme/Egalité des chances 

Communiqué de Zita Gurmai


La représentation égalitaire des femmes dans les institutions va de pair avec la démocratie et les partis politiques ont un rôle essentiel à jouer. Telle est la conclusion d'un débat entre députés européens et députés nationaux, organisé par la commission des droits de la femme, à la veille des élections européennes et dans le cadre de la journée internationale de la femme. Des divergences se sont toutefois exprimées sur les moyens de parvenir à la parité.

"Les femmes représentent en moyenne 25% des élus dans les parlements nationaux, et 31% au Parlement européen. Elles ne sont que 11% dans les Conseil d'administration des grandes entreprises. La discrimination persiste, tout comme la violence envers les femmes. L'écart de rémunération se creuse depuis quelques années, se situant en moyenne autour de 17% dans l'UE", des chiffres rappelés par les différents intervenants que la Présidente de la commission des droits de la femme, Anna Záborská (PPE-DE, SK) a qualifié de "consternants".

 

Pas de démocratie sans égalité

 

"En juin de cette année, 375 millions de citoyens de l'Union européenne devront élire leurs représentants. La participation des femmes et leur représentation équilibrée constitue un élément important pour la démocratie de l'UE et notre société", a déclaré le Président du Parlement Hans-Gert Pöttering en ouverture des débats. "Le pourcentage des femmes au PE est passé 16% en 1979 à 31% en 2009 mais des progrès doivent encore être réalisés", a-t-il rappelé.

 

"Les femmes représentent 52% de la population de l'UE. Elles doivent être  représentées de façon égale. Peut-on parler de démocratie représentative quand la moitié de la population est sous-représentée?", a demandé la Vice-présidente de la Commission, Margot Wallström, qui défend l'objectif de "50/50" dans les institutions européennes. 

 

"L'Europe n'est pas à l'avant-garde sur la représentation des femmes. Mais nous assistons actuellement à l'émergence d'un nouveau discours selon lequel il n'y a pas de démocratie sans égalité", a constaté Drude Dahlerup, professeur de sciences politiques à l'Université de Stockholm et auteur d'une étude sur "les systèmes de quotas électoraux hommes-femmes et leur application en Europe".

 

Un rôle clé pour les partis politiques

 

"2009 est une année de renouvellement pour le Parlement et la Commission européenne. Les partis politiques ont un rôle à jouer. Le processus de nomination des candidats est essentiel", a estimé Vladimir Spidla, Commissaire à l'emploi et aux affaires sociales. 

 

Pour Michael Kocáb, Ministre tchèque des droits de l'homme, "les femmes doivent participer la vie publique pour infléchir la politique et apporter de nouvelles perspectives. Mais comment motiver les partis politiques?", a-t-il demandé, posant la question des quotas.

 

Les quotas: un instrument efficace?

 

Pour Drude Dahlerup, les quotas dans l'Union européenne sont soit inscrits dans la législation (5 Etats Membres) soit des quotas facultatifs. Pour être efficaces, les quotas doivent s'adapter au système électoral du pays qui les applique. Ainsi, la loi sur la parité en France fonctionne pour les scrutins de listes où il y a une alternance d'hommes et de femmes mais pas pour les élections législatives nationales où un seul candidat est proposé par parti politique, a-t-elle expliqué.

 

"Les quotas ont permis de faire avancer la représentation des femmes", a déclaré Maria Incostante du Sénat italien, appelant à "être vigilants sur la situation des femmes car ce sont elles qui risquent de payer le prix fort de la crise économique et financière". Selon Liljana Popovska, de l'Assemblée de l'ARYM, "l'expérience des quotas nous a permis de multiplier le nombre de femmes par cinq".

 

Toutefois, pour Justyne Caruana, du parlement maltais, "la discrimination positive marche quantitativement mais pas nécessairement qualitativement. Il faut aussi intéresser les femmes à la politique et lutter contre les plafonds de verre".

 

Astrid Lulling (PPE-DE, LU), questeur au PE, a estimé que "les femmes doivent exercer leurs responsabilités en étant élue", se montrant cependant nuancée sur la question des quotas. 

 

"Si vous me donnez quelque chose d'autre qui fonctionne que les quotas, je suis prête à accepter!", a affirmé Zita Gurmai (PSE, HU), Vice-Présidente de la Commission des droits de la femme et membre du réseau interinstitutionnel informel.

 

"Les amendes en cas de non respect de la parité et le non-cumul des mandats sont deux façons de motiver les partis à placer des femmes. Mais il y a un autre aspect essentiel: comment inciter les femmes à faire de la politique? Dans la conciliation vie professionnelle et vie familiale, dans le rôle de la parentalité, là l'UE a un rôle à jouer", a estimé Catherine Coutelle, de l'Assemblée nationale française.

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Propositions des femmes pour le projet socialiste

En 2005 on en parlait déjà beaucoup...

"Les femmes sont la moitié de l'humanité. Ce qui les concerne intéresse la société tout entière. Le regard des femmes veut enrichir et renouveler le projet socialiste. Par leur niveau d'éducation plus élevé, par leur mobilisation croissante dans les associations, syndicats et partis politiques, par leur vécu de solidarité et leur pensée, les femmes constituent pour la gauche une force, relayée dans les urnes par l'importance numérique des électrices. Le parti socialiste doit revendiquer haut et fort sa composante féministe, lutter contre l'injustice majeure qu'est l'inégalité entre les sexes et promouvoir une politique d'éducation à la mixité dès la petite enfance.

En dépit des grands progrès accomplis depuis 50 ans, essentiellement grâce aux élus et aux gouvernements de gauche en phase avec les associations, les Françaises sont encore quotidiennement confrontées à des difficultés propres à leur sexe. Le décalage criant entre l'égalité de droit et l'inégalité de fait alimente le doute et même un sentiment de régression.

Les femmes sont les premières victimes du chômage, des emplois précaires et de la pauvreté : elles représentent 80 % des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ; elles représentent les 2/3 des emplois partiels ; elles gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes et, à poste égal, 15 % de moins ; leurs retraites sont inférieures de 44 % à celles des hommes. A l'école, en dépit de performances scolaires supérieures jusqu'au bac, les filles parviennent moins nombreuses dans les filières prestigieuses (23 % des effectifs des grandes écoles d'ingénieurs, 25 % des admis à l'ENA). En politique, les femmes restent rares à la tête des exécutifs locaux (11 % des maires, 1 présidente de région sur 26 (alors que le PS en a gagné 21), 4 présidentes de communautés d'agglomération sur 120) et dans l'hémicycle (12 % de députées). L'inégalité est aussi sensible dans la sphère privée : au sein des familles (l'éducation des enfants et les tâches domestiques sont assurées à 80 % par les femmes) et face au temps, au loisir : les hommes disposent en moyenne d'une heure de plus de temps libre par jour. Les femmes se heurtent partout aux discriminations sexistes et à la violence : 6 femmes par mois meurent de violences, 48 000 femmes sont violées chaque année, 17 000 adolescentes en France seraient menacées de mariage forcé. La mixité risque même d'être remise en cause dans les lieux publics.

Or les difficultés des femmes sont révélatrices des maux de la société tout entière. Les violences subies par les habitantes des cités sont ainsi le plus criant symptôme de la situation explosive de certains quartiers. Nos propositions en faveur des femmes, en faisant progresser les valeurs d'égalité, de respect et de citoyenneté, profiteront donc à l'ensemble de la société.

Cette contribution, loin d'être une revendication catégorielle, sert l'intérêt général. Le parti socialiste a tout à gagner à porter ce combat. Mais cela commence par un effort sur lui-même d'exemplarité en matière d'égalité femmes/hommes. En effet, même si la gauche - et en particulier le gouvernement Jospin - a beaucoup amélioré la représentativité des femmes au gouvernement en élargissant le cadre de leurs compétences, le parti socialiste devra mieux incarner une autre façon de gouverner en (s')imposant la pratique systématique d'études de genre pour mieux accompagner la prise de décision politique (afin de mesurer l'impact de toute réforme sur les rapports sociaux de genre) et en développant des politiques différenciées ciblées au profit des femmes. L'action publique devra veiller à s'appuyer sur les relais associatifs et à ne pas oublier les femmes du reste du monde.

Nous, socialistes, entendons défendre un projet qui parle aux femmes : qui leur parle de leur droit à l'égalité réelle (au travail, dans leurs revenus, dans leur famille), qui leur parle de respect (face aux violences physiques et symboliques) et qui leur parle de participation citoyenne (engagement politique, associatif, international).

1. Egalité : donner enfin aux femmes les moyens de leur autonomie

L'accès à l'égalité passe par l'autonomie financière des femmes et par le droit à un travail justement rémunéré. Dans ce domaine, tout reste à concrétiser. Deux mesures sont prioritaires : Développer un véritable service public de l'enfance : accélération de la construction de structures collectives de garde pour les enfants et soutien au développement des modes d'accueil à domicile, en créant avec les collectivités et les entreprises un véritable service public de l'enfance afin de pouvoir accueillir tous les enfants de moins de 3 ans ; projet éducatif des temps hors scolaires, de la maternelle à la fin du collège. Le temps est facteur d'inégalités et doit être à ce titre traité comme un domaine de politique publique : loisirs attractifs et enrichissants (centres de loisirs), soutien parascolaire, transports sécurisés, soutien pérenne à l'éducation populaire.

Lutter contre la pauvreté des femmes, notamment les mères isolées, action sociale « positive » : allocations revalorisées et accompagnement social renforcé en direction des familles, des parents isolés, des RMIstes... Elles doivent être complétées par une prise en compte de la situation particulière des femmes dans les politiques économiques et sociales.

Egalité au travail et égalité des revenus :

 reconnaître le caractère positif et irréversible du travail des femmes dans notre pays, et adhérer à l'objectif européen de Lisbonne d'augmenter le taux d'emploi des femmes pour dynamiser à long terme la croissance européenne.
 lutter de manière renforcée contre les discriminations sexistes à l'embauche, au salaire, à la promotion, contre le harcèlement sexuel.
 promouvoir la qualité du travail des femmes pour limiter le temps partiel subi et les contrats précaires (CDD, Interim, contrat nouvelle embauche...).
 sécuriser les parcours professionnels et garantir l'accès des femmes à la formation tout au long de leur vie grâce à des programmes spécifiques d'orientation, de formation, d'accès et de retour à l'emploi en leur direction et de valorisation des compétences professionnelles des femmes restées au foyer.
 garantir l'égalité de rémunération à travail égal.
 sur toutes ces exigences et notamment sur la promotion des femmes, accorder une attention particulière aux trois fonctions publiques.

Egalité des droits sociaux :

 prendre en compte le genre dans le calcul des droits sociaux. En effet, les femmes ont des parcours professionnels plus segmentés que ceux des hommes.
 individualiser les droits fiscaux et de sécurité sociale des couples mariés pour donner plus de sécurité et d'indépendance financière aux femmes.
 réformer les pensions de retraite en intégrant la dimension de genre : moins bien intégrées au marché du travail, les femmes sont beaucoup plus exposées à la pauvreté à l'âge de la retraite.

Egalité devant le temps  :

 faciliter l'articulation entre vie familiale et vie professionnelle pour les femmes comme pour les hommes et encourager les pères à prendre part au congé parental, en l'allongeant en cas de partage, et à partager les responsabilités domestiques.
 adapter les services aux nouveaux rythmes urbains et aux spécificités rurales, tout en respectant les rythmes de travail des personnes chargées de l'accueil ; développer l'e-administration.
 améliorer la prise en charge collective des personnes dépendantes (âgées ou handicapées) qui incombe le plus souvent aux femmes et valoriser le partage des tâches.

2. Le respect : respecter la dignité des femmes et valoriser la pensée et la création des femmes

L'intégrité des femmes n'est pas suffisamment respectée, leur corps même est objet de violences. La visibilité des femmes reste mal acceptée dans certains domaines ou certains lieux. Sans vouloir imposer un parler « politiquement correct » qui serait une langue de bois, les socialistes doivent promouvoir une représentation positive des femmes, de leur participation à la société et défendre celles qui sont victimes des violences de genre. Deux mesures concrètes peuvent notamment illustrer notre engagement à respecter les femmes et leurs choix de vie :

Promouvoir une loi anti-sexiste, à l'image de la loi espagnole contre les violences faites aux femmes, qui donnerait aux victimes de violences conjugales le droit de conserver leur domicile, qui les sécuriserait financièrement et physiquement et qui leur permettrait d'accéder à un dispositif de suivi thérapeutique, judiciaire et social de proximité.

Cette loi comprendrait également des actions de prévention par l'éducation des filles et des garçons au respect des genres et à la mixité : instruction civique mettant l'accent sur l'égalité des sexes, le respect mutuel, la répartition des fonctions et des tâches et les droits des femmes ; éducation à la santé, à la sexualité et à la maîtrise de la fécondité. Il convient d'associer à ce travail de prévention les adultes avec des campagnes valorisant le respect des femmes et des filles.

Valoriser les représentations positives des femmes : en valorisant le travail des créatrices et l'apport des femmes à la culture, en donnant des moyens supplémentaires aux recherches de genre, en créant un centre national de ressources et de documentation sur les femmes et le féminisme.

Respect des femmes par la lutte contre les violences faites aux femmes :

 promouvoir au niveau international une politique de lutte contre les violences sexistes : la traite des femmes et des enfants, le tourisme sexuel, les excisions, les lapidations...
 combattre les mariages forcés pour les jeunes filles résidant en France.
 veiller à protéger les femmes des exactions spécifiquement dirigées à leur encontre lors des conflits armés en saisissant systématiquement les instances internationales.
 protéger les femmes handicapées des violences familiales ou de professionnels dans les institutions.

Respect du corps et de la dignité des femmes :

 protéger la santé des femmes, notamment au travail et lorsqu'elles sont enceintes.
 améliorer le remboursement par la sécurité sociale des moyens de contraception.
 garantir l'égal accès à l'information, à la contraception comme aux services d'orthogénie et de régulation des naissances. Faire de l'information sanitaire des jeunes (femmes et hommes) une priorité.
 intégrer dans les politiques de santé et de recherche les grandes causes de mortalité féminine : prévention et dépistage des cancers féminins, lutte contre le tabagisme, amélioration de la prise en charge de l'ostéoporose...
 améliorer la prise en charge des personnes âgées et dépendantes, pour garantir le respect de leur dignité.

Respect de la femme dans l'espace public :

 permettre aux femmes d'accéder à tous les loisirs, à tous les sports.
 promouvoir un environnement urbain accueillant aux femmes et la mixité des espaces publics.
 affirmer le principe de laïcité en combattant les intégrismes religieux et en défendant la mixité sociale face au communautarisme.

3. La citoyenneté

l'engagement des femmes est une richesse Accéder à une citoyenneté à part entière est bien le moins que les femmes puissent exiger : c'est un droit. Pourtant, au niveau international, la citoyenneté de toutes est loin d'être acquise. En France même, la parité pour laquelle les femmes socialistes se battent n'est toujours pas effective. Si le parti socialiste choisit d'être exemplaire dans la place qu'il accorde aux citoyennes, nous devons d'ores et déjà : - Préparer des législatives paritaires pour 2007 en réservant aux femmes une circonscription sur deux (qu'il s'agisse de circonscriptions gagnées ou perdues en 2002, qu'il s'agisse de circonscriptions où les sortants se représentent ou non). Nous demandons l'application de la parité dans les accords avec nos partenaires politiques.

- Réformer la loi sur la parité en privant de financements publics les partis politiques qui n'appliqueraient pas la parité et en redistribuant ces sommes aux partis politiques exemplaires. La parité doit également s'appliquer à la composition des exécutifs locaux et nationaux (à l'image de ce qui se fait à Paris et dans la région Poitou-Charentes).

Citoyennes au regard des politiques publiques :

Evaluer chaque politique publique envisagée en fonction de ses effets sexués par une instance spécialisée (comme le préconise l'Union européenne, avec la pratique du « gender mainstreaming »).

Citoyennes et représentantes du peuple :

 limiter drastiquement le cumul des mandats et des fonctions, simultanément et dans le temps.
 imposer la parité dans toutes les institutions nationales et européennes.
 instaurer la parité dans les exécutifs locaux, intercommunaux et nationaux.
 promouvoir un statut de l'élu(e) et du (de la) bénévole associatif(ve).
 donner plus de pouvoirs juridiques et de moyens financiers aux associations « abandonnées » par la droite depuis 3 ans.

Citoyennes à l'échelle de l'Europe :

 faire de la citoyenneté des femmes une priorité du PSE (notamment en direction des pays nouveaux entrants) et doter le PSE femmes de moyens supplémentaires.
 encourager la généralisation du droit à la contraception, à l'IVG et au divorce à toute l'Union européenne et militer pour l'entrée en vigueur de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui consacre de nombreux droits des femmes.
 défendre une directive européenne de lutte contre la traite des femmes et des enfants.
 consacrer davantage les fonds structurels aux actions de promotion de l'égalité femmes/hommes.
 encourager la réorientation du budget européen vers l'avenir : éducation, culture, santé, recherche, innovation, environnement...

Citoyennes à l'échelle internationale :

 affirmer une solidarité active avec les femmes du Sud, pour l'égalité juridique (en droit pénal, droit civil, en particulier de la famille), l'éducation des filles, le droit à la contraception et à l'IVG, la lutte contre les violences faites aux femmes (excisions, infibulations, lapidations, mariages forcés...) et l'aide sanitaire (sida, paludisme...).

Certes le parti socialiste a fait des efforts ces dernières années, notamment sur le plan électoral. Mais c'est encore insuffisant en interne : le parti doit acquérir dans ses groupes de travail, sa représentation, son quotidien, une culture de la mixité, en même temps qu'il doit appliquer pleinement la parité. Il doit également promouvoir une politique d'égalité plus ambitieuse pour toutes celles qui vivent sur notre sol et pour celles qui attendent de la France soutien et solidarité.

Pour tout cela, nous avons besoin d'une action publique volontaire, qui se développe à tous les niveaux pertinents : au niveau local (dans nos villes et nos régions), au niveau national et au niveau européen pour réguler la mondialisation. Nous avons plus que jamais besoin de la victoire de la gauche, en France et en Europe.

ANNEXE : liste de propositions pour modifier la loi dite « loi sur la parité » 1) Pour les législatives La meilleure solution serait à nos yeux de supprimer le financement public pour les partis qui ne présentent pas 50 % de candidates.

Rappelons néanmoins le système proposé par Françoise Gaspard, Claude Servan-Schreiber et Anne Le Gall en 1992 dans leur livre /Au pouvoir citoyennes : liberté, égalité, parité, /qui avait lancé la campagne pour la parité en France : le scrutin binominal. On divise par deux le nombre des circonscriptions (en les réunissant deux à deux par exemple) et dans chacune de ces " grandes " circonscriptions, on présente un tandem c'est-à-dire un homme et une femme. Autrement dit une mini-liste comprenant un homme et une femme pour chacun des partis en compétition.

N'oublions pas :
 la solution préconisée par le constitutionnaliste Guy Carcassonne : il s'agit d'une solution qui resterait dans le schéma actuel mais en modifiant le système de pénalisation. Il propose que l'argent qui n'a pas été versé aux partis n'ayant pas respecté la parité soit reversé aux partis qui l'ont respectée, mais au prorata de leur nombre de femmes élues ( ce qui les motiverait pour présenter de candidates dans des circonscriptions gagnables).

 la solution présentée par Yann Wehrling , au nom des Verts, lors de son audition par l'Observatoire de la parité : instiller une dose de proportionnelle. Par exemple, 477 député(e)s seraient élu(e)s au scrutin majoritaire et 100 sur une liste nationale avec la parité alternée. Cela impliquerait un redécoupage des circonscriptions électorales ce qui fait toujours pousser des cris aux hommes politiques mais cela pourrait être envisagé. Le leader des Verts avait l'air de dire que François Hollande n'y serait pas hostile.

2) Pour les élections cantonales Pour le moment elles ne sont pas concernées par la loi pour des raisons de faisabilité (pas de financement, la moitié des candidats qui ne sont pas membres d'un parti politique). On pourrait imaginer de changer le mode de scrutin et que les cantonales aient lieu à la proportionnelle avec la parité alternée.

Ou alors, si l'on veut maintenir le lien personnel entre le conseiller général et les habitants dans les zones rurales, distinguer entre les grands cantons où les élections pourraient avoir lieu à la proportionnelle et les petits où elles demeureraient au scrutin majoritaire et dans le premier cas ce serait la proportionnelle avec parité alternée.

Autre mesure possible : que les conseillers généraux aient un suppléant, que celui-ci soit de sexe opposé à celui du candidat.

3) Pour les élections sénatoriales Il faudrait revenir sur la réforme de 2003 qui a rétabli le scrutin majoritaire dans les départements élisant 3 sénateurs. Il faudrait rétablir le scrutin proportionnel dans les départements élisant 3 sénateurs et plus car cela permettrait d'appliquer le système paritaire dans un plus grand nombre de départements.

Contribution thématique au congrès national du Mans présentée par Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis (juillet 2005). Cette contribution thématique sur les femmes s'inscrit dans la perspective de la future motion menée par le Premier secrétaire.

Signataires : Aïcha ABDELLAH (Seine-Saint-Denis) Patricia ADAM, députée (Finistère) Sylviane ALAUX, conseillère régionale d'Aquitaine (Pyrénées-Atlantique) Béatrice AMOSSÉ, première fédérale (Loir-et-Cher) Jean-Marc AMRAM, membre du conseil fédéral (Rhône) Antoine ANCELET (Rhône) Michèle ANDRE, sénatrice (Puy-de-Dôme) Pierre ANDRIEU Dominique ANDREANI, ajointe au maire de Bobigny, secrétaire fédérale (Seine-Saint-Denis) Sylviane ALAUX, conseillère municipale de Ciboure, conseillère régionale d'Aquitaine (Pyrénées-Atlantique) Isabelle ALEXANDRE, conseillère du XIVème arrondissement (Paris) Michèle ASCHERI, déléguée fédérale aux droits des femmes (Alpes-Maritimes) Christian ASSARAF (Seine-Saint-Denis) Martine AUBRY, secrétaire nationale au projet, maire de Lille (Nord) Elisabeth AUERBACHER, secrétaire nationale au handicap (Seine-Saint-Denis) Véronique AVRIL (Paris) Brigitte AYRAULT (Seine-et-Marne) Jean-Marc AYRAULT, maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale (Loire-Atlantique) Augustin BALLOT, premier fédéral (Ardennes) Monique BARBE (Seine-Saint-Denis) Eve BARBIER, secrétaire fédérale (Vaucluse) Anne BARON (Paris) Delphine BATHO, secrétaire nationale Jean-Pierre BEL, président du groupe socialiste au Sénat (Ariège) Geneviève BELLENGER, conseillère de Paris et du XIVème arrondissement (Paris) Nathalie BELLITY, conseillère municipale, membre de la commission nationale femmes (Val-d'Oise) Luc BELOT, secrétaire de section (Maine-et-Loire) Medhi BENHABRI (Val-d'Oise) Claire BERNARD (Paris) Micheline BERNARD, maire de Forge (Charente-Maritime) Sarah BERNARD, adjointe au maire de Villeurbanne, membre du conseil fédéral (Rhône) Michel BERSON, président du conseil général de l'Essonne (Essonne) Lucile BERTIN (Paris) Dominique BERTINOTTI, maire du IVème arrondissement (Paris) Brigitte BERTHOMIEU (Yvelines) Mario BETTATI (Paris) Elisabeth BEUDOT, adjointe au maire de Villeurbanne (Rhône) Françoise BERGEON (Charente-Maritime) Elisabeth BIED-CHARETON (Yvelines) Micheline BINAZON (Seine-Saint-Denis) Romain BLACHIER, membre du conseil fédéral (Rhône) Patrick BLOCHE, député, premier fédéral (Paris) Michèle BLUMENTHAL, maire du XIIème arrondissement (Paris) Yannick BODIN, sénateur, président de la délégation des femmes au Sénat (Seine-et-Marne) Gilles BON-MAURY (Paris) Helmut BONNET (Seine-Saint-Denis) Christophe BORGEL, responsable national à la formation (Seine-Saint-Denis) Farida BOUDAOUD, conseillère régionale Rhône-Alpes, membre du bureau fédéral (Rhône) Georges BOULLOUD (Isère) Hussein BOURGI, secrétaire fédéral (Hérault) Pierre BOURGUIGNON, député-maire (Seine-Maritime) Bernadette BOURZAI, députée européenne (Corrèze) Danielle BOUSQUET, députée (Côtes-d'Armor) Dylan BOUTIFLAT (Paris) Claudine BOUYGUES, conseillère de Paris et du XVIIIème arrondissement (Paris) Marie-Jo BOUYSSET, secrétaire fédérale aux droits des femmes (Lot) Françoise BRASSART, conseillère régionale PACA, secrétaire fédérale (Bouches-du-Rhône) Renaud BRIC (Paris) Nicole BRICQ, sénatrice (Seine-et-Marne) Colombe BROSSEL, conseillère de Paris (Paris) Pascal BUCHET, premier fédéral (Hauts-de-Seine) Robert CADALBERT (Yvelines) Frédérique CALANDRA, adjointe au maire de Paris (Paris) Denise CACHEUX, ancienne députée, première déléguée à la condition féminine, responsable associative Jean-Christophe CAMBADELIS, député (Paris) Claire-Lise CAMPION, sénatrice (Essonne) Colette CAPDEVIELLE (Pyrénées-Atlantique) Alexandre CARELLE, président d'Homosexualité et socialisme (Paris) Marie-Arlette CARLOTTI, députée européenne (Bouches-du-Rhône) Gautier CARON-THIBAULT (Paris) Martine CARRILLON-COUVREUR, députée (Nièvre) Françoise CELATI (Seine-Saint-Denis) Chantal CELESTIN (Seine-Saint-Denis) Monique CERISIER BEN GUIGA, sénatrice des Français à l'étranger Gilbert CHABROUX, ancien sénateur-maire (Rhône) Corinne CHAMPAIN (Eure) Marie CHAPELET (Paris) Luis CACHON, conseiller municipal, secrétaire de section (Seine-Saint-Denis) Antonietta CHACON, adjointe au maire de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) Djamila CHERIS-BAHIA (Seine-Saint-Denis) Robert CHICHE (Deux-Sèvres) Nicolas CHUNG (Hauts-de-Seine) Marie-Françoise CLERGEAU, députée (Loire-Atlantique) Christophe CLERGEAU (Loire-Atlantique) Myriam CONSTANTIN, adjointe au maire de Paris (Paris) Marie-Françoise CORNIETI (Seine-Saint-Denis) Geneviève COURAUD, déléguée nationale aux droits des femmes, secrétaire fédérale (Bouches-du-Rhône) Anne CRAYSSAC, secrétaire fédérale (Haute-Garonne) Pascale CROZON, adjointe au maire de Villeurbanne, conseillère régionale de Rhône-Alpes, membre du conseil fédéral (Rhône) Monique DAGNAUD François DAGNAUD, adjoint au maire de Paris, secrétaire de section (Paris) Sophie DARRIGADE (Val-d'Oise) Martine DAVID, députée (Rhône) Marie-France DAVID (Paris) Bernard DE CRISENOY (Paris) Alexandre DEKKIL (Paris) Marie-Pierre DE LA GONTRIE, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France Emil DELAUNAY (Seine-Saint-Denis) Christiane DEMONTES, sénatrice (Rhône) Bertrand DELANOË, maire de Paris (Paris) Marc DELUZET, secrétaire de section (Paris) Harlem DESIR, secrétaire national, député européen (Seine-Saint-Denis) Philippe DEVISSCHER (Seine-Saint-Denis) Claire DONZEL, secrétaire fédérale (Haute-Savoie) Jacques DORENT (Seine-Saint-Denis) Brigitte DOUAY, députée européenne (Pas-de-Calais) Julien DRAY, secrétaire national, porte-parole du parti socialiste, député (Essonne) Eliane DRUT-GORJU (Ain) Annie DUBOURG, conseillère régionale (Eure-et-Loir) Marie-Marguerite DUFAY, vice-présidente du conseil régional de Franche-Comté, adjointe au maire de Besançon (Doubs) Laurence DUMONT, ancienne députée (Calvados) Françoise DURAND (Paris) Yves DURAND, secrétaire national, député (Nord) Sylvie DURAND-SAVINA (Yvelines) Christine ENTEM, secrétaire fédérale (Charente-Maritime) Samia ESSABAA (Seine-Saint-Denis) Saïd ESSABAA (Seine-Saint-Denis) Claude ESTIER, parlementaire honoraire (Paris) Thierry ETCHEVERRY (Pyrénées-Atlantique) Corinne FERET, vice-présidente du conseil régional de Basse-Normandie (Calvados) Olivier FERRAND, adjoint au maire du IIIème arrondissement (Paris) Mireille FLAM, adjointe au maire de Paris (Paris) Anne-Catherine FRANCK, responsable nationale Christine FREY (Paris) Francis FLOUZAT (Seine-Saint-Denis) Anne-Marie FORCINAL, maire, conseillère générale, première fédérale (Territoire-de-Belfort) Antoinette FOUQUE Brigitte FOUVEZ, adjointe au maire (Seine-Saint-Denis) Robert GAIA, membre du conseil national (Var) Marie-Thérèse GANSOINAT-RAVAINE, vice-présidente du conseil régional de Lorraine (Moselle) Gaspard GANTZER (Paris) Nathalie GAUTIER, députée (Rhône) Catherine GENISSON, secrétaire nationale aux femmes, députée (Pas-de-Calais) Dominique GILLOT, maire d'Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise) Jean GLAVANY, secrétaire national, député (Hautes-Pyrénées) Karine GLOANEC, secrétaire fédérale (Loir-et-Cher) Gaëtan GORCE, député (Nièvre) Jean-Michel GRANGER (Haute-Vienne) Henri GRANIER, secrétaire fédérale (Haute-Garonne) Jean-Michel GRAU Jocelyne GRAU Thierry GROSNON, conseiller fédéral (Paris) Annette GUIDI, membre de la commission fédérale femmes (Bouches-du-Rhône) Elisabeth GUIGOU, secrétaire nationale, députée (Seine-Saint-Denis) Thérèse GUILBERT, vice-présidente du conseil général du Pas-de-Calais, secrétaire fédérale aux droits des femmes (Pas-de-Calais) Paulette GUINCHARD-KUNSTLER, députée (Doubs) Anne-Marie GUYOT (Haute-Garonne) Elisabeth GUY-DUBOIS (Paris) Catherine GUY-QUINT, députée européenne (Puy-de-Dôme) Cécile HA MINH TU, secrétaire fédérale (Haute-Garonne) Adeline HAZAN, députée européenne (Marne) Prune HELFTER (Paris) Françoise HENRY, secrétaire de section (Haute-Garonne) Odette HERVIAUX, sénatrice (Morbihan) Bernard HERVIER (Paris) Birgitta HESSEL, conseillère régionale du Centre (Eure-et-Loir) Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris (Paris) Danièle HOFFMAN-RISPAL, députée (Paris) François HOLLANDE, premier secrétaire du Parti socialiste, député (Corrèze) Pierre HOUBE (Allier) Françoise HUIN (Seine-Saint-Denis) Pierre ILLENBERGER, secrétaire de section (Paris) Geneviève JACOBS, secrétaire fédérale (Haut-Rhin) Régine JOLY, conseillère régionale Poitou-Charentes, secrétaire fédérale aux femmes (Charente-Maritime) Françoise JOFRIN (Seine-Saint-Denis) Jean-Louis JOSEPH, vice-président de la région PACA (Bouches-du-Rhône) Nathalie KAUFMANN, adjointe au maire du XXème arrondissement de Paris, conseillère régionale d'Ile-de-France (Paris) Mireille KERBAOL, adjointe au maire de Lormont, secrétaire fédérale (Gironde) Marie KEROMNES, secrétaire fédérale (Côtes-d'Armor) Audrey KEYSERS, conseillère fédérale (Paris) Marie-Rose KORO, conseillère régionale de Basse-Normandie (Calvados) Yves KRATTINGER, sénateur, président du conseil général de la Haute-Saône (Haute-Saône) Bernard KRYNEN Serge LAGAUCHE, sénateur (Val-de-Marne) Emile LAINE, premier fédéral des Vosges (Vosges) Christian-Paul LAINÉ, secrétaire de section (Paris) Pierre LALANNE, secrétaire de section (Pyrénées-Atlantique) François LAMY, secrétaire national, député (Essonne) Jack LANG, secrétaire national au projet, député (Pas-de-Calais) William LANZ, secrétaire de section (Paris) Monique LARRAN-LANGE Christine LAVIGNE (Seine-Saint-Denis) Christine LAZERGES, déléguée nationale (Hérault) Pascale LEBERT-GARRIGUES, secrétaire fédérale aux droits des femmes (Tarn-et-Garonne) Pierre-Yves LE BORGN, premier fédéral de français à l'étranger Marylise LEBRANCHU, députée (Finistère) Anna LECOEUR (Seine-Saint-Denis) Joël LE DEROFF (Maine-et-Loire) Gérard LE GALL délégué national Dominique LE GUEN, conseiller fédéral du Finistère (Finistère) Jean-Marie LE GUEN, député (Paris) Alda LEMAITRE, responsable associative, militante féministe (Seine-Saint-Denis) Olivier LEONARD (Essonne) Gérard LEONARD (Alpes-de-Hte-Provence) Nicole LEONARD (Alpes-de-Hte-Provence) Annick LEPETIT, porte-parole du parti socialiste, députée (Paris) Claude LEROUGE, secrétaire de section (Paris) Bruno LEROUX, secrétaire national, député (Seine-Saint-Denis) Luc LEVERT (Isère) Raymonde LE TEXIER, sénatrice (Val-d'Oise) Jacques LHOMET (Paris) Martine LIGNIERES-CASSOU, députée (Pyrénées-Atlantique) Jean-François LOVISOLO, premier fédéral (Vaucluse) Elisabeth MAALEM (Haute-Garonne) Hicham MAAROUF (Seine-Saint-Denis) Myriam MAAROUF (Seine-Saint-Denis) François MAITIA, conseiller général, vice-président du conseil régional d'Aquitaine (Pyrénées-Atlantique) Claudie MANDROUX (Charente-Maritime) Anne MANSOURET, vice-présidente du conseil général, conseillère régionale de Haute-Normandie (Eure) Béatrice MARRE, secrétaire nationale Joëlle MARTICHOU (Yvelines) Martine MARTINEL, secrétaire fédérale (Haute-Garonne) Christelle MARQUAILLE-CHIEZE, conseillère communautaire et municipale de Villeurbanne, membre du bureau fédéral (Rhône) Benjamin MENARD, membre du bureau fédéral (Yvelines) Chafia MENTALACHETA, déléguée nationale, Mengue MEYAA (Seine-Saint-Denis) Marie-Laure MEYER Hélène MIGNON, députée (Haute-Garonne) Maria-Eugenia MIGNOT-VERSCHEURE (Paris) Jacqueline MONDOLONI, secrétaire de section, conseillère du XVIème arrondissement (Paris) Chloé MONS (Paris) Camille MONTACIE (Paris) Janine MOSSUZ-LAVAU (Paris) Catherine NERIS (97) Brigitte NICOLAS-DUCROQ (Haute-Garonne) Marie-Renée OGET, députée (Côtes-d'Armor) Régis ORTUNO, membre du conseil fédéral (Rhône) Safia OTOKORE, responsable nationale (Yonne) Luce PANE, vice-présidente du conseil général de Seine-Maritime (Seine-Maritime) Maïa PAULIN-WODZISLAWSKA (Paris) Hélène PAUVROS (Nord) Françoise PELISSOLO (Yvelines) Stéphane PELLET, délégué national (Hauts-de-Seine) Daniela PELLICCIOLI (Seine-Saint-Denis) Nadine PERIS, conseillère régionale, secrétaire fédérale aux droits des femmes (Vaucluse) Nicole PERY, ancienne secrétaire d'Etat aux droits des femmes Rodolphe PESCE, ancien député-maire (Drôme) Alain PETITJEAN, membre du conseil national (Val-d'Oise) Yannick PIAU, membre de la commission nationale femmes, adjointe au maire de l'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) Isabelle PICHARD-CHAUCHE, conseillère générale de Charente-Maritime (Charente-Maritime) Annie PIETRI (Alpes-Maritimes) Claude PIGEMENT, délégué national Brigitte PLISSON (Seine-Saint-Denis) Michèle POUZOULET (Yvelines) Franck PRADIER (Paris) Gisèle PRINTZ, sénatrice (Moselle) Nasser RAMDANE (Seine-Saint-Denis) Alain RAMOS (Seine-Saint-Denis) Marie-Pierre RAMOS (Seine-Saint-Denis) François REBSAMEN, maire de Dijon (Côte-d'Or) Christelle REMY, membre du conseil fédéral (Rhône) Simon RENUCCI, député-maire d'Ajaccio (Corse-du-Sud) Nicole REVIDON, responsable associative de Romainville (Seine-Saint-Denis) Marie-Line REYNAUD, ajointe au maire de Jarnac, députée européenne (Charente) Marie RICHARD, maire, responsable nationale (Seine-et-Marne) Gérard RISPAL (Paris) Michèle ROBERT-LAULIAC, déléguée fédérale (Paris) Cyrille RONTARD (Rhône) Martine ROURE, députée européenne Claudie ROUSSELOT, secrétaire de section (Charente-Maritime) Jean-Paul ROUX, secrétaire fédéral du Var (Var) Ségolène ROYAL, députée, présidente de la région Poitou-Charentes (Deux-Sèvres) Michèle SABBAN, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France Hélène SABLON (Paris) Monique SALIOU, déléguée nationale Jacques SALVATOR, délégué national, adjoint au maire d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) Marie-Rose SAMSON (Seine-Saint-Denis) Brigitte SANTERRE, conseillère générale (Eure-et-Loir) Catherine SAUTTER, secrétaire de section (Paris) Pierre SCHAPIRA, adjoint au maire de Paris, député européen (Paris) Réjane SENAC-SLAWINSKI, déléguée nationale à la parité Patricia SCHILLINGER, sénatrice du Haut-Rhin (Haut-Rhin) Jeanne SIWEK-POUYDESSEAU (Paris) Dominique STRAUSS-KAHN, secrétaire national au projet, député (Val-d'Oise) Sarah SULTAN, membre du conseil fédéral (Rhône) Abd-Illah TAHARI-CHAOUI, conseiller national (Gironde) Eloïse TARRAUD (Paris) Catherine TASCA, sénatrice (Yvelines) Natacha TAURISSON (Paris) Fadila TEKKOUK (Seine-Saint-Denis) Catherine THOMAS, responsable associative de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) Cécile THOMAS (Seine-et-Marne) Michèle THOMAS (Seine-Saint-Denis) Chantal TOMIS, secrétaire fédérale aux femmes (Lot-et-Garonne) Marisol TOURAINE, secrétaire nationale Jeanne TRARIEUX, conseillère municipale du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) Catherine TRAUTMANN, députée européenne (Bas-Rhin) Yannick TRIGANCE, secrétaire fédéral (Seine-Saint-Denis) Olga TROSTIANSKY, adjointe au maire de Paris (Paris) Linda UZAN (Val-d'Oise) Véronique VACHERON (Seine-Saint-Denis) Daniel VAILLANT, secrétaire national, maire du XVIIIème arrondissement, député (Paris) André VALLINI, secrétaire national, président du conseil général, député (Isère) Alain VAN DER MALIERE (Sarthe) Clotilde VALTER, secrétaire nationale, conseillère générale (Calvados) Yannick VAUGRENARD, député européen, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire (Loire-Atlantique) Elia VIGLIOTTOTI (Seine-Saint-Denis) Bernadette VERGNAUD, députée européenne (Vienne) Frédéric VERMEULIN, membre du conseil fédéral (Rhône) Gisèle VERNIOL, secrétaire fédérale aux droits des femmes (Haute-Garonne) Jacqueline VICTOR, adjointe au maire du XIIIème arrondissement (Paris) Chantal VINOT Danielle VIVIER Sylvie WIEVIORKA, déléguée nationale, adjointe au maire du IIème arrondissement, secrétaire fédérale (Paris) Evelyne YONNET (Seine-Saint-Denis) Richard YUNG, sénateur des Français à l'étranger Jacqueline ZANA-VICTOR, commission nationale femmes

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Des quotas à la parité : 50=50

Lors de la conférence du 4 mars 2009 qui s'est tenue au parlement européen le Groupe Socialiste en charge de la commission des droits de la femme et de l'égalité des sexes demande avec force le passage des quotas à la parité pour que cesse la sous-représentation des femmes sur les listes électorales.

« Les socialistes veulent souligner la flagrante sous-représentation des femmes sur les listes électorales et, en particulier, sur celles des élections européennes de juin prochain », a déclaré l'eurodéputée socialiste Lissy Gröner, coordinatrice pour le Groupe socialiste en charge de la commission des droits de la femme et de l'égalité des sexes. « Nous autres socialistes et sociaux-démocrates militons en faveur du passage des quotas à la parité. »

« Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, trente pour cent seulement des eurodéputés sont des femmes. Certains pays de l'UE prennent des mesures pour s'attaquer au problème, comme l'Espagne et la Belgique qui s'est dotée d'une loi sur l'égalité, mais d'autres restent à la traîne», a précisé Lissy Gröner.

« Mon parti, le Groupe socialiste, améliore progressivement l'équilibre des sexes de sa représentation avec 41,4% de femmes au parlement actuel, alors que le parti PPE de centre droit ne compte que 24% de femmes dans ses rangs », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, Zita Gurmai, eurodéputée socialiste hongroise et présidente des Femmes du PSE, rappelle « que l'UE recherche actuellement des candidat(e)s pour quatre postes de haut niveau. Le Groupe PSE souhaite qu'il soit fait appel à un plus grand nombre de femmes pour remplir ces postes, traditionnellement réservés aux hommes. Nous devons prendre au sérieux notre engagement en faveur de l'égalité des sexes et de la représentation équilibrée et équitable des hommes et des femmes. »

« Toutefois, » a-t-elle indiqué, « le monde politique n'est pas le seul à discriminer et freiner les femmes. Avec la récession actuelle, défile sur nos écrans de télévision une procession de hauts responsables masculins - banquiers et capitaines d'industrie - venus s'excuser de leur gestion lamentable, ruineuse pour leurs entreprises et qui oblige les gouvernements et les citoyens à régler une note de plusieurs milliards d'euros. »

Mme Gurmai conclut en affirmant « le besoin urgent d'augmenter le nombre de femmes aux postes de responsabilité, pour collaborer et partager les décisions avec leurs contreparties masculines. »

« Nous soutenons fermement le système des quotas pour redresser les déséquilibres », a lancé Lissy Gröner. « Les États membres devraient s'inspirer des quotas norvégiens, qui obligent les comités de direction des entreprises à compter au moins quarante pour cent de femmes - sous peine de sanctions sévères. »

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Tous unis!

Le 7 mars nous sommes parti(e)s symboliquement des locaux du planning familial et parmi les 7000 personnes présentes les partis de gauche ont tous répondus présents à l'appel du Collectif National pour les Droits des Femmes. 

Unis pour dire NON à la politique gouvernementale de régression sociale et économique contre les femmes.

Une manifestation d'un féminisme offensif soutenu activement par un Parti Socialiste progressiste qui se doit d'être le fer de lance des changements pour un monde plus humains et plus juste.

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On en parle...

Les violences conjugales

  • En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
  • 410 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d'un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou 2006
  • L'estimation du coût des violences au sein du couple est d'au moins 1 Md d'euros

- Les violences au travail

  • 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d'agressions verbales.
  • 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d'ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme...).

- Les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés

  • 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l'être.
  • 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en IDF et dans six départements à forte population immigrée, Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône (estimation du GAMS, Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles)

- Les viols, les agressions sexuelles

  • 260 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage en 2005 ou 2006,
  • On estime que 130 000 femmes ont été victimes de viols en 2005 et 2006

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Proposition de loi égalitaire et socialiste

Compte tenu de la difficulté toujours actuelle en France d'articuler les temps de vie et les temps professionnels, et malgré la spécificité française en regard de son taux de fécondité à la première place de l'Union européenne, la maternité reste un obstacle à une réelle égalité professionnelle.

La législation française admet aujourd'hui, aux termes de l'article L 1225-17 du code du travail, une période de congé maternité de 16 semaines : « La salariée a le droit de bénéficier d'un congé de maternité pendant une période qui commence six semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine dix semaines après la date de celui-ci. »

Ce congé n'est pas une libéralité laissée par la société aux femmes pour leur convenance. Il s'agit d'une nécessité liée aux implications du travail sur la santé de celles-ci tant en période prénatale, avec en outre les effets potentiels sur l'enfant à naître, qu'en période postnatale, avec les effets de la fatigue voire les implications des actes de chirurgie pratiqués à l'occasion des césariennes. Ce sont ces implications qui ont conduit le législateur à accorder des durées de congés plus longues pour les naissances multiples (article L. 1225-18 du code du travail), ou pour le troisième enfant (article L. 1225-19 du code du travail).

La France ne dispose pas d'une législation des plus protectrices dans l'Union européenne, que ce soit en terme de rémunération ou en terme de durée de congé. Il faut à cet égard remarquer que la durée du congé français est inférieure à celle accordée au Portugal, au Royaume-Uni, en Irlande, en Grèce, en Finlande (18 semaines réservées à la mère et 26 pour le père ou la mère), en Italie (20 semaines) ou au Danemark (28 semaines).

Devant des législations européennes diverses et parfois peu protectrices de la santé des femmes, la Commission européenne a lancé une initiative forte en proposant une directive du Parlement européen et du Conseil portant modification de la directive 92/85/CEE du Conseil concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail [Com(2008) 600/4].

Cette initiative est issue d'un long processus d'évolution depuis la directive 92/85/CEE, qui pose un congé maternité d'au moins quatorze semaines continues. Dans la présentation de sa proposition, la Commission européenne expose qu'« en raison de la vulnérabilité de la travailleuse enceinte, accouchée ou allaitante, il est nécessaire de lui accorder le droit à un congé de maternité d'au moins dix-huit semaines continues, réparties avant et/ou après l'accouchement, et de rendre obligatoire un congé de maternité d'au moins six semaines après l'accouchement ».

La Commission européenne suit, dans sa proposition, l'Organisation internationale du travail, qui recommande l'adoption d'un congé de maternité d'une durée minimale de 18 semaines. Elle propose en outre, dans le point 3 de l'article 1er, de modifier la règle relative à la rémunération accordée pendant le congé maternité, prévoyant le principe de l'octroi du salaire mensuel complet perçu avant le congé maternité. À l'heure actuelle la législation française permet à la salariée enceinte de bénéficier d'une garantie de rémunération pendant la suspension du contrat de travail. Cette rémunération garantie n'est pas un maintien de salaire. Elle est composée de l'allocation journalière prévue à l'article L. 333-1 du code de la sécurité sociale et d'une indemnité complémentaire pouvant être versée par l'employeur, selon les mêmes modalités que celles prévues par les dispositions mentionnées à l'article L. 1226-1 du code du travail.

Il n'existe aucune obligation au maintien du salaire, celui-ci dépendant des accords passés dans le cadre des conventions collectives. Or, nombre de conventions collectives n'accordent pas ce droit au maintien du salaire, notamment dans les secteurs historiquement fortement masculinisés. Il en ressort, dans notre droit national, une source d'inégalités entre les femmes selon les secteurs, tout à fait contraire au principe d'égalité. La maternité peut apparaître comme une sanction financière pour les femmes travaillant dans les secteurs n'ayant pas une convention collective prévoyant ce maintien du salaire.

Il convient aussi de prendre en considération la situation des femmes qui exercent des professions non salariées (chefs d'entreprise, artisans, conjoints collaborateurs) qui ne peuvent actuellement mettre durablement entre parenthèse leur activité au risque de mettre en danger leur entreprise. La législation française apparaît très insuffisante pour permettre à ces femmes de mener à bien leur maternité et vivre pleinement cette expérience. De ce fait, elles se trouvent trop souvent contraintes de reprendre rapidement leur travail, bien avant le terme légalement fixé pour les salariées. Une telle situation n'est pas acceptable. En conséquence, la société doit admettre l'effort nécessaire pour venir soutenir ces femmes.

Au-delà de ces dispositions visant à protéger la santé des femmes et à leur garantir une protection, l'aspiration des parents mérite d'être mieux prise en compte. En effet, les conditions de prise du congé parental d'éducation apparaissent difficiles et empêchent clairement nombre de parents de faire ce choix, principalement du fait de la baisse de rémunération qu'il induit. Il est intéressant à cet égard de regarder ce qui peut se passer dans certains pays européens, comme la Suède, où les couples peuvent partager seize mois de congé de parenté. La France pourrait proposer à tous les couples un dispositif approchant, non obligatoire et alternatif aux formules qui existent déjà pour encourager le partage de l'éducation des enfants. La présente proposition de loi fait ainsi sienne l'idée émise dans un récent rapport de Mme Tabarot au Premier ministre qui expose qu'« un temps de garde parentale est souhaitable dans les tout premiers mois de la vie » et qu'une « implication des deux parents est bénéfique au développement des enfants » (1).

La présente proposition de loi vise à apporter tout le soutien nécessaire à la proposition de la Commission européenne d'augmenter la durée du congé maternité en modifiant dès maintenant la législation française dans le sens demandé par la Commission européenne. Il s'agit en outre d'améliorer les conditions de choix par le père, le conjoint ou la personne vivant maritalement avec la mère de l'enfant ou ayant conclu avec elle un pacte civil de solidarité d'une prise de congé ou non. Celui-ci joue un rôle aussi fondamental dans l'accueil de l'enfant durant les premiers mois de sa vie. C'est ainsi l'amélioration de l'articulation entre la vie professionnelle, la vie personnelle et la vie familiale qui est poursuivie.

Il s'agit de permettre les conditions d'un véritable choix pour les parents afin que la société soutienne pleinement les efforts qu'ils consentent pour l'éducation de leurs enfants.

Dans l'article 1er nous proposons donc de prolonger la durée du congé maternité de quatre semaines.

Avec l'article 2, nous proposons l'extension de la période d'interdiction d'emploi des salariées ayant accouché.

Avec l'article 3, nous proposons le maintien intégral du salaire de la salariée en congé maternité. C'est la proposition de la Commission européenne, la France ne peut faire moins.

À l'article 4, sur le modèle du droit rural, nous proposons que l'ensemble des femmes exerçant une activité non salariée puissent bénéficier d'un congé maternité rémunéré qui prenne en compte leur besoin de remplacement dans leur entreprise. Il est en effet essentiel que ces femmes accèdent aux mêmes protections et droits que les salariées en ce qui concerne la maternité.

À l'article 5, est proposée la création d'un congé d'accueil de l'enfant, afin d'accorder deux semaines pleines de présence auprès de l'enfant et de la mère, du père, du conjoint, de la personne vivant maritalement avec la mère ou ayant conclu avec elle un pacte civil de solidarité.

À l'article 6, nous proposons d'offrir aux parents la possibilité de prendre un congé parental d'éducation alternatif. Inspiré de ce qui se pratique notamment dans les pays du nord de l'Europe, ce congé vise à impliquer les deux parents dans l'éducation de l'enfant. Il ne peut avoir une durée totale inférieure à 12 mois et supérieure à 36 mois. Il est aussi souhaité que le revenu soit amélioré. En effet, actuellement, le complément de libre choix d'activité permet au parent qui le perçoit en cas de cessation d'activité, de toucher un maximum de 530 euros par mois (2). Le dispositif proposé, limité dans le temps, permettrait aux parents, notamment des classes moyennes, de faire ce choix sans subir de sanction financière rédhibitoire.

L'article 7 propose d'améliorer les conditions faites aux parents choisissant de prendre un congé parental. L'objectif poursuivi est d'encourager la prise de ces congés par les couples. Considérer le congé parental comme une période de travail effectif permet de ne pas handicaper les carrières des hommes et des femmes qui font ce choix à un moment de leur vie.

Enfin, dans l'article 8, nous proposons que la présente loi soit applicable à l'ensemble des femmes en congé maternité au moment de sa publication. Il sera accordé une prolongation du congé aux femmes pour atteindre les 20 semaines de congé maternité.

Tel est l'objet de notre proposition de loi que nous vous demandons d'adopter.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1468.asp

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Début de journée de la femme

Aujourd'hui est un jour ordinaire. Levée à 7H00. Douche, peignoir, cuisine. Je grignote debout ce que je trouve dans le placard, une biscotte, un gâteau sec. Je débarrasse en même temps le lave-vaisselle. J'ouvre les volets. Il est temps de réveiller les enfants. Le réveil sonne, il est 7H30. Mon homme se lève. Le matin, il n'a pas le temps de petit déjeuner, il doit lire ses mails. Maintenant qu'il est devant son ordinateur, je peux aérer la chambre et faire le lit. Je vide le sèche-linge tout en hurlant aux enfants qu'il faut vraiment se lever. 7H40. Je perds de précieux instants à choisir ma tenue du jour, face à mon armoire ouverte. Que vais-je mettre aujourd'hui ? Attention, ce temps perdu ne pourra être rattrapé et le linge ne pourra de ce fait pas être plié ni rangé.

Je sers leur petit déjeuner aux enfants avant de préparer leurs vêtements et de ranger leur chambre. Tiens, mon chéri est sous la douche ! Ca lui fait du bien de rester sous l'eau chaude, ça le détend, il est tellement fatigué en ce moment. 8H00. Je remets en ordre la cuisine pendant que les enfants vont s'habiller. Mon homme est sur le départ. C'est vraiment un amour, il descend les poubelles en partant. Il remplit cette tâche ingrate sans rechigner. 8H05. J'ai juste le temps de plier le linge en faisant réciter les mots invariables à mon fils. Super ! Au moins ce soir quand je rentrerai, je n'aurai plus qu'à ranger le linge avant de préparer le dîner. 8H15. Top départ pour l'école. J'y dépose les enfants et file vers le métro. Je cours pour ne pas être en retard. Mon homme ne supporte plus les transports en commun. Et puis, la voiture lui fait gagner du temps. A cette heure-ci, il est déjà à pied d'œuvre. La vie professionnelle est si exigeante pour un homme. Il doit batailler ferme pour garder sa place et progresser dans la hiérarchie.

Aujourd'hui est un jour ordinaire. Dans le métro, je feuillette un gratuit. A la une : la journée de la femme. Nous sommes le 8 mars. Et là, je me dis que nous avons bien de la chance, nous les femmes, de vivre dans le pays de l'égalité et des droits de l'homme
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Une, deux, trois sections

le jeudi 2 avril au 76 bis rue Duhesme de 19h30 à 21h

L'Ordre du jour de cette réunion

> Présentation du pôle Egalité femmes-hommes de JBC
nous définirons ensemble son ambition et ses objectifs

>Thématiques à aborder
les thèmes fédéraux sont 
a) les violences faites aux femmes  
b) l'égalité femmes hommes au travail

>Autres thèmes en complément que l'on vous propose 
l'oppression spécifique des femmes, une construction sociale 
les élections européennes avec un livre-dossier  
"La clause de l'Européenne la plus favorisée" paru aux Editions des femmes.

>Actions à mener et outils

>Point sur la manifestation du 7 mars

>Questions ouvertes

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Manifestation Unitaire

ToutEs ensemble pour les droits des femmes !

Dans le contexte de crise financière et suite à la politique menée par le gouvernement, les inégalités ne cessent de se creuser et touchent tout particulièrement les femmes. C'est pourquoi associations, syndicats et partis politiques - dont le Parti socialiste et la Fédération de Paris- se mobilisent ensemble à l'occasion de la Journée internationale des droits des Femmes et appellent à rejoindre la

Manifestation Unitaire 
Samedi 7 mars 2009 à 14 heures

Angle rue Vivienne/rue du 4 septembre, Paris 2e (M° Bourse)

Depuis une semaine, les militants socialistes distribuent un tract rappelant l'enjeu de cette manifestation, que nous avons résolument choisi d'inscrire aussi dans la perspective des prochaines élections européennes. 

Rémi FERAUD, Premier secrétaire de la Fédération de Paris du PS, Gaëlle LENFANT, Secrétaire nationale adjointe aux Droits des Femmes, Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale à l'Environnement, Sibeth N'DIAYE, Secrétaire nationale à la Petite enfance, et Harlem DÉSIR, Secrétaire national à la Coordination et tête de liste socialiste pour les Européennes, notamment seront présents dans le cortège parisien.



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Kiosque des grisettes

Dans le sillage de la maison d'édition "des femmes" née au coeur du mouvement de libération des femmes en 1974, nous souhaitons faire de ce kiosque un lieu d'informations ancré dans les luttes actuelles. Un relais des engagements politiques pour l'égalité des genres au travers de diverses manifestations culturelles, tant littéraires que théâtrales.  
Des ouvrages sont déjà à votre disposition à la permanence de Christophe Caresche.
Pour des raisons de gestion des prêts merci d'envoyer un mail  sur  yodaly@yahoo.fr m'informant de vos emprunts et des publications que vous souhaiteriez trouver dans ce kiosque sur le thème de l'Egalité Femmes Hommes. 
 
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Pour que le pays des droits de l'homme devienne le pays des droits humains!

Le parti socialiste porte aussi le combat féministe qui vise à améliorer les Droits de la femme et l'égalité des genres, pour une citoyenneté à part entière. 

Le féminisme est un combat politique dont l'ennemi politique désigné est le système de la domination masculine.

L'articulation entre féminisme et politique existe en France depuis l'apparition des premières revendications politiques sous la Révolution française dont le premier combat a été celui de la "revendication d'une citoyenneté à part entière".

Malgré certaines améliorations le féminisme reste d'actualité - 

Quelles urgences à privilégier à l'heure où les violences familiales, la prostitution, la discrimination sexuelle au travail et dans l'espace public demeurent avec plus de force que jamais?

Pour que  le "plafond de verre" vole en éclat, pour faire reculer les discriminations à l'embauche des femmes en âge de procréer, pour faire cesser les violences de toutes natures, pour rendre visible cette majorité invisible, pour dénoncer la précarisation organisée et le mensonge du travail à temps partiel essentiellement féminin, pour dénoncer le dénigrement dont les femmes font souvent l'objet dans leur parcours de vie...

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