Non à la double peine pour les mères de famille

Communiqué de Jean-Patrick GILLE
Secrétaire national à la famille

Non à la double peine pour les mères de famille


Après avoir ouvert en catastrophe pendant l'été le dossier de la retraite des mères de famille, le gouvernement poursuit cette semaine ses consultations sur le sujet.

Le Parti socialiste tient à réaffirmer son opposition à la suppression de la bonification dont bénéficient les femmes mères de famille.

La volonté exprimée par le gouvernement de changer la donne pour les conditions d'accès à la retraite des mères de famille est inopportune, et injuste. 

Inopportune, alors que la parité professionnelle homme/femme reste à construire et que les femmes connaissent des niveaux de pensions très faibles, en tous les cas, nettement inférieurs à celles versées aux hommes.

Injuste car les bonifications actuelles accordées aux femmes mères de familles, compensent partiellement les conséquences professionnelles et salariales souvent néfastes des maternités, dans le secteur privé comme dans le secteur public.

Remettre en cause ou réduire ces bonifications, alors qu'il est toujours aussi difficile pour une femme de concilier concrètement vie professionnelle et vie familiale, aboutirait à ajouter l'injustice à l'injustice. Nous ne voulons pas de cette double peine.

Le Parti socialiste récuse et dénonce la méthode utilisée par le gouvernement qui fait planer une grave menace sur des acquis aussi légitimes que nécessaires, dans un monde où les femmes salariées demeurent trop souvent les premières victimes de la crise sociale.

S'il est nécessaire que la France se mette en conformité avec le droit en matière d'égalité de traitement, la solution ne doit en aucun cas aboutir à dégrader la situation des femmes.