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    <title>Riposte</title>
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    <updated>2009-02-25T11:09:12Z</updated>
    <subtitle>La boite à outils du militant
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    <title>Le Manifesto : « Les citoyens d’abord – Un nouveau sens pour l’Europe » </title>
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    <published>2009-02-24T22:43:48Z</published>
    <updated>2009-02-25T11:09:12Z</updated>

    <summary>A l’heure où le libéralisme bat son plein avec la droite majoritaire au Parlement européen, à la Commission et dans la plupart des gouvernements des Etats membres, le vote du 7 juin 2009 sera décisif.

Face à la crise financière mondiale, à l’envolée du chômage et à l’impasse causée par  quatre années de libéralisme,  le Parti  socialiste européen avance une  soixantaine de mesures destinées à créer une Europe sociale, solidaire, équitable et écologique « qui place le citoyen au centre des préoccupations ».

Intitulé « les citoyens d’abord- une nouvelle direction pour l’Europe », le manifeste du PSE propose un nouveau modèle fondé sur les valeurs et principes de la gauche, qui tranche avec l’Europe telle qu’elle s’est faite jusqu’à présent.
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    <author>
        <name>Groupe Riposte</name>
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        <category term="Europe/Monde" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
    
    
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        <![CDATA[<p><strong>Enjeux</strong></p>

<p>A l’heure où le libéralisme bat son plein avec la droite majoritaire au Parlement européen, à la Commission et dans la plupart des gouvernements des Etats membres, le vote du 7 juin 2009 sera décisif.
Face à la crise financière mondiale, à l’envolée du chômage et à l’impasse causée par  quatre années de libéralisme,  le Parti  socialiste européen avance une  soixantaine de mesures destinées à créer une Europe sociale, solidaire, équitable et écologique « qui place le citoyen au centre des préoccupations ».
Intitulé « les citoyens d’abord- une nouvelle direction pour l’Europe », le manifeste du PSE propose un nouveau modèle fondé sur les valeurs et principes de la gauche, qui tranche avec l’Europe telle qu’elle s’est faite jusqu’à présent.</p>
]]>
        <![CDATA[<p><strong>L’origine du Manifesto</strong></p>

<p>A la différence du PPE et pour la première fois, le PSE sous la présidence de Poul Nyrup Rasmussen a souhaité associer les militants, les syndicats et les représentants de la société civile européenne à l’élaboration du programme du PSE.
D’octobre 2007 à juillet 2008, les militants des partis sociaux démocrates du PSE ont été appelés à transmettre leurs contributions, à débattre dans leurs sections, à faire des propositions en ligne sur les priorités à mettre en exergue dans le programme commun. 
A cette occasion, plus de 500 contributions écrites ont été transmises.
Le Manifesto, est la synthèse de cette grande consultation.
Il a été adopté à l’unanimité par 232 délégués représentants 33 partis membres du PSE lors du Conseil du PSE à Madrid le 01/12/08.</p>

<p><strong>Contenu</strong></p>

<p>Le manifeste présente plus de 70 propositions concrètes pour répondre à la crise économique et financière, à l’emploi, aux  enjeux internationaux, aux problèmes environnementaux et aux trafics d’êtres humains, mesures qui sont regroupées sous six chapitres :</p>

<p><em>1. Relancer l’économie et empêcher de nouvelles crises financières</em></p>

<ul>
<li>Réguler les marchés financiers et lutter contre les paradis fiscaux</li>
<li>Renforcer le système européen de supervision des marchés financiers </li>
<li>Rendre les institutions financières plus démocratiques</li>
<li>Lancer une Stratégie européenne pour une croissance écologique et innovante qui créera 10 millions de nouveaux emplois à l’horizon 2020</li>
<li>Doter l’Europe du système de transports le plus efficace, le plus économique et écologique</li>
<li>Développer un programme européen de développement des réseaux de transport d’énergie</li>
<li>Augmenter les investissements de recherche développement et l’innovation pour une croissance écologique et innovante</li>
<li>Proposer un Pacte européen pour le développement de l’emploi</li>
<li>Favoriser la mobilité et l’élargir aux apprentis  et aux adultes en formation permanente</li>
<li>Donner aux PME un statut d’entreprise  européenne</li>
<li>Augmenter la facilité de crédit de la Banque Européenne d’Investissement et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement </li>
</ul>

<p><em>2. Améliorer la vie des citoyens dans une nouvelles Europe sociale</em></p>

<ul>
<li>Négocier un « pacte européen pour le progrès social » qui fixerait des objectifs et des normes à remplir par tous les Etats membres en termes de politique sociale, de santé et d’éducation.</li>
<li>Inclure une clause de progrès social dans toute nouvelle législation européenne et  soumettre toute nouvelle proposition législative à une étude d’impact écologique et social. </li>
<li>Allocations sociales pour les chômeurs, les retraités et les invalides</li>
<li>Etablir un cadre européen permettant l’égal accès aux services publics</li>
<li>Proposer un Accord européen sur les salaires prévoyant la création d’un salaire minimum décent dans chaque Etat membre</li>
<li>Construire une Europe sociale en accord avec les partenaires  sociaux, en particulier avec le mouvement syndical</li>
<li>Renforcer les droits des travailleurs à l’information et la consultation</li>
<li>Garantir le droit à l’éducation</li>
<li>Instaurer des objectifs européens pour le soutien social et sanitaire des personnes âgées</li>
<li>Veiller à ce que toute législation européenne respecte les droits des citoyens</li>
<li>Renforcer la législation anti-discrimination, l’égalité de traitement pour tous </li>
</ul>

<p><em>3. Lutter contre le changement climatique</em></p>

<ul>
<li>Il est demandé que l’Union européenne prenne la tête des négociations en vue d’aboutir à un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre de 30% d’ici 2020</li>
<li>Aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique</li>
<li>Agir pour l’organisation d’un forum mondial de l’énergie et du développement</li>
<li>Introduire une directive sur le climat qui définisse les objectifs et les plans d’action pour les domaines non couverts par l’existant (énergie, agriculture, alimentation, construction, transport)</li>
<li>Elaborer une politique énergétique commune fondée sur le développement durable, la sécurité et l’indépendance énergétique, sur la diversification des sources d’énergie et sur la solidarité entre les Etats membres en cas de crise de l’énergie</li>
<li>Faire de la PAC une politique garante de la qualité alimentaire et de la sécurité d’approvisionnement (préservation du paysage, du bien-être animal et végétal)</li>
<li>Coordonner au niveau européen le contrôle des centrales nucléaires</li>
</ul>

<p><em>4. Promouvoir l’égalité des sexes en Europe</em></p>

<ul>
<li>Elaborer une Charte européenne des droits de la Femme</li>
<li>S’aligner sur les droits actuels les plus favorables pour améliorer l’accès au congé parental</li>
<li>S’assurer du respect de la parité hommes/femmes dans les institutions européennes de décision</li>
<li>Veiller à ce que les Etats membres s’obligent à atteindre 33% d’enfants de moins de 3 ans accueillis dans les services de petite enfance et 90% de scolarisation en maternelle + de qualité d’accueil</li>
<li>Lutter contre les violences faites aux femmes</li>
<li>Intensifier la coopération judiciaire et policière pour lutter contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle des personnes</li>
<li>Eliminer les écarts salariaux entre hommes et femmes</li>
</ul>

<p><em>5. Elaborer une politique efficace de l’immigration pour l’Europe</em></p>

<ul>
<li>Elaborer une Charte européenne pour l’intégration des immigrés</li>
<li>Organiser une immigration légale équitable, respectant les droits des immigrés</li>
<li>Faciliter leur intégration avec les mêmes droits et obligations</li>
<li>Lutter contre l’immigration clandestine (contrôle aux frontières extérieures, lutte contre la traite des êtres humains</li>
<li>Renforcer la coopération avec les pays tiers pour gérer au mieux l’immigration tout en soutenant leur développement économique et social</li>
<li>Soutenir le développement du système commun européen d’accueil des réfugiés</li>
</ul>

<p><em>6. Renforcer le rôle de l’Europe comme partenaire pour la paix, la sécurité et le développement</em></p>

<ul>
<li>Travailler davantage dans le domaine de la prévention, de la résolution des conflits et de la stabilisation.</li>
<li>Renforcer la coopération policière et judiciaire dans la lutte contre le trafic de drogues, la criminalité et le terrorisme</li>
<li>Mettre en place des instruments de prévention des catastrophes </li>
<li>Perfectionner les accords internationaux de contrôle des armements et de non prolifération</li>
<li>Contribuer au renforcement du dialogue et du partenariat entre les peuples et les cultures</li>
<li>Augmenter la coopération en matière de défense entre les Etats membres de l’UE Soutien de la réforme des institutions internationales : ONU, banque Mondiale, FMI</li>
<li>Promouvoir le partenariat (négociation d’adhésion avec la Croatie, Turquie, Union pour la méditerranée, Chine, EU, Afrique..)</li>
<li>Mettre les objectifs internationaux de développement au centre des politiques européennes</li>
<li>Orienter le système commercial multilatéral en faveur des pays en développement </li>
<li>Faire en sorte que les accords commerciaux conclus par l’UE comportent des clauses en faveur des droits humains, sociaux et de l’environnement</li>
<li>Encourager la diffusion de produits issus du commerce équitable</li>
</ul>

<p>Pour en savoir plus : http://elections2009.pes.org/fr</p>
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    </content>
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    <title>Le Revenu de Solidarité Active (RSA)</title>
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    <published>2008-10-01T18:27:53Z</published>
    <updated>2008-10-01T19:10:25Z</updated>

    <summary>Lorsqu’elle était au pouvoir, la gauche a conduit des politiques de valorisation du travail en mettant en œuvre plusieurs mesures : création de l’intéressement à la reprise d’activité en 1998, création de la prime pour l’emploi (PPE) en 2001. En...</summary>
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        <category term="Économie/Emploi" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
    
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p>Lorsqu’elle était au pouvoir, la gauche a conduit des politiques de valorisation du travail en mettant en œuvre plusieurs mesures : création de l’intéressement à la reprise d’activité en 1998, création de la prime pour l’emploi (PPE) en 2001. En 2007, le programme présidentiel de Ségolène Royal prévoyait la mise en place d’un Revenu de Solidarité Active (proposition 19). 
L’entrée de Martin Hirsch dans le gouvernement de François Fillon a conduit la droite à s’intéresser à la mise en place d’un RSA. Des expérimentations ont été mises en œuvre dans 34 départements. 
Depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 22 septembre 2008, le projet de loi généralisant le RSA est discuté dans le cadre du débat parlementaire. Son application est prévue pour juin 2009 (en 2011 dans les DOM). </p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Historique</h1>

<p><strong>2005</strong> : 15 résolutions pour combattre la pauvreté des enfants, présentées par Martin Hirsch (président d’Emmaüs France) – la création d’un RSA est l’une des propositions</p>

<p><strong>2006</strong>: Création de l’Agence nouvelle des Solidarités actives (association)
Objectif : lutte contre la pauvreté et appui au retour à l’emploi</p>

<p><strong>Mai 2007</strong> : Martin Hirsch entre au gouvernement en tant que Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté</p>

<p><strong>Août 2007</strong> : la loi Travail Emploi Pouvoir d’Achat (TEPA) permet les expérimentations du RSA</p>

<p><strong>Nov. 2007 - Mai 2008</strong> : Grenelle de l’insertion</p>

<p><strong>Sept. 2008</strong> : Présentation en Conseil des Ministres du projet de loi RSA (3 sept.) <p>
Débat parlementaire (à partir du 22 sept.)</p>

<h1>Modalités de la réforme</h1>

<p>Le RSA est :<p>
- un revenu minimum pour les personnes sans emploi (il remplace le RMI pour un montant équivalent)<p>
- un revenu complémentaire pour les personnes avec emploi mais dont les ressources sont inférieures à un revenu minimum garanti (défini selon la composition du foyer et le nombre d’enfants). </p>

<p>Le nombre de bénéficiaires est estimé à 3,5 millions de ménages. </p>

<p>Financement :<p>
- Par les départements : ceux-ci financent déjà le RMI, ils seront également en charge de la part liée à l’Allocation Parent Isolé (API). Un transfert de compétences et de budget doit donc être mis en œuvre de l’Etat vers les départements. <p>
- Par le fonds national des solidarités actives : le surcoût de 1,5 milliards € sera financé par une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital (mais limitée par le bouclier fiscal). </p>

<p>Le RSA sera versé par les caisses d'allocations familiales (Caf) et la Mutualité sociale agricole (Msa).</p>

<h1>Le RSA selon le gouvernement</h1>

<p><strong>1. Simplification</strong> <br>
Le RSA remplace les 2 minima sociaux (dits « d’insertion »): RMI et API (Allocation Parent Isolé), ainsi que les mécanismes d’intéressement liés à la reprise d’activité : intéressement proportionnel, intéressement forfaitaire, prime de retour à l’activité (PRE). Ces dispositifs vont donc disparaître dans la forme. Il est cependant prévu que le montant du RMI demeure identique dans le cadre du RSA. </p>

<p><strong>2. Incitation à la reprise d’un emploi, en combattant l’effet de seuil</strong> <br>
Ex d’effet de seuil pour une personne seule sans enfant :<p>
- RMI  = 447€ + droits connexes (exonération de la taxe d'habitation, exonération de la redevance TV, CMU, carte transport, allocation logement à taux plein, prime de Noël) <p>
- Reprise d’activité ½ temps au SMIC = 514€ + primes d’intéressement. Les primes d’intéressement sont valables un an. Avec la perte des droits connexes, à terme, le système actuel semble peu incitatif à la reprise d’activité. <p>
- Reprise d’activité ½ temps avec le RSA = 514€ +  199€ RSA = 713€. Le RSA garantit ainsi une augmentation des revenus avec la reprise d’activité. <p></p>

<p><strong>3. Aide aux travailleurs pauvres</strong> <br>
Le RSA n’entraine pas la suppression de la prime pour l’emploi (PPE) : le montant du RSA est déduit du montant de la PPE versée. Pour Martin Hirsch, « le plus favorable des deux systèmes s’appliquera ». <br></p>

<h1>Analyse critique du RSA</h1>

<p><strong>1. Simplification : partielle</strong> <br></p>

<p>Dans le système actuel il existe 9 minima sociaux + un dispositif spécifique aux DOM (voir Annexes). 
Le RSA ne remplace que 2 d’entre eux : RMI et API. Par ailleurs, au moins pour plusieurs d’entre eux, le maintien des différents dispositifs de minima sociaux est souhaitable : il permet de répondre de façon plus appropriée aux situations personnelles de chacun. <br></p>

<p><strong>2. Lutte contre le pauvreté et pouvoir d’achat : peut mieux faire</strong> <br>
<p>
Le RSA apporte un complément de revenu aux travailleurs pauvres. En ce sens, c’est vrai, il contribue à renforcer leur pouvoir d’achat. MAIS :<br></p>

<ul>
<li><p>Ceux qui ne retrouvent pas un emploi (plus d’1,2 millions d’allocataires du RMI) ne bénéficieront pas du RSA. Or leurs revenus baissent : l’Observatoire national de la pauvreté confirme que l’intensité de la pauvreté augmente pour ces populations. D’ailleurs, contrairement à une idée reçue, les minima sociaux en France ne sont pas si élevés : même en tenant compte des aides au logement, le revenu minimum garanti à une personne isolée en France correspond à 83% du seuil de pauvreté, contre 100% au Royaume-Uni, 108% en Irlande ou encore 113% aux Pays-Bas (pour un seuil de pauvreté fixé à 60% du revenu médian – Etude des Ministères de l’Emploi et de la Santé, 2006, cf. Annexes). De plus, en 2008, le RMI n’a augmenté que de 1,6% contre une augmentation des prix estimée à plus de 3%. <br></p></li>
<li><p>Les moins de 25 ans (sans enfants), comme pour le RMI actuel, ne peuvent non plus en bénéficier. A titre de comparaison, au Royaume-Uni, le dispositif de revenu minimum garanti est accessible dès 16 ans. <br></p></li>
<li><p>Sont également exclus du RSA : une large partie des étrangers non communautaires vivant/travaillant en France. <br></p></li>
</ul>

<p><strong>3. Retour à l’emploi : peut mieux faire</strong> <br>
<p>
Le RSA permet d’améliorer les conditions financières du retour à l’emploi. MAIS il est loin d’être le seul outil pour permettre un retour effectif à l’emploi : d’ailleurs, seuls 1% des allocataires de minima sociaux indiquent la « désincitation monétaire » comme un facteur déterminant dans leur refus de poste (Céline Marc, Recherches et Prévisions, 2008). Le discours sur la désincitation au travail repose sur le paradigme de l’agent rationnel, qui évaluerait l’utilité du travail à partir d’un arbitrage travail/prestation sociale. Cette approche économique néglige les travaux fondés sur l’observation de comportements réels qui montrent la variété des populations allocataires, de leurs trajectoires et des usages individuels des dispositifs de minima sociaux (Jean-Luc Outin, La vie des idées, 2008). <br>
<p>
Ce sont d’autres politiques qui doivent accompagner le retour à l’emploi et pour lesquels le gouvernement ne propose aucun engagement, quand il ne va pas dans le sens inverse :<br></p>

<ul>
<li><p>Politiques de la petite enfance : rendre disponible un plus grand nombre de modes de gardes d’enfants.<br></p></li>
<li><p>Politiques de transport et d’urbanisme : densification des réseaux de transports publics et lutte contre l’étalement urbain.<br></p></li>
<li><p>Politiques de santé : renforcement de l’accès aux soins pour les populations déqualifiées, à l’inverse de la politique menée avec les franchises médicales.<br></p></li>
<li><p>Politiques de l’emploi et de l’insertion professionnelle : suivi individualisé et appui logistique dans la recherche d’emploi, accès aux formations professionnelles pour les populations déqualifiées. Rappelons la réduction drastique des contrats aidés menée par la droite : encore 100 000 de moins pour 2008. <br></p></li>
<li><p>Lutte contre la précarité du travail et amélioration des conditions dans lesquels il est exercé. Reconnaissance de la pénibilité du travail pour plusieurs catégories d’emplois non qualifiés. <br></p></li>
<li><p>Politique spécifique en direction des jeunes : aucune politique publique n’a été à la hauteur de l’enjeu à ce stade. Le taux d’emploi des jeunes &lt;25 ans est de 30% en France, l’un des plus faibles d’Europe. 
C’est à ce prix seulement que le RSA pourra produire pleinement ses effets. <br>
<p></p></li>
</ul>

<p>En outre, loin de n’être lié qu’à l’absence de motivation pour le travail, le nombre d’allocataires du RMI est également lié aux réformes de plus en plus restrictives de l’assurance chômage : on constate un déversement dans le dispositif de RMI des personnes exclues de l’assurance chômage, que les dernières réformes (notamment sur l’acceptation d’une « offre raisonnable d’emploi ») contribueront à amplifier. <br>
<p>
<strong>4. Qualité de l’emploi : attention</strong> <br>
<p>
Le risque est grand que le RSA encourage encore le développement de l’emploi précaire : temps partiel en particulier, qui permet de bénéficier du RSA à moindre coût pour l’employeur. Si le RSA n’est pas couplé à un dispositif efficace d’amélioration de la qualité de l’emploi, c’est l’ensemble du marché du travail qui pourrait en pâtir - il s’agit de ne pas institutionnaliser un sous-emploi précaire. De plus, si rien n’incite les employeurs à transformer des temps partiels en temps plein, comment les allocataires du RSA sortiront-ils véritablement de la précarité ? <br>
<p>
<strong>5. Financement : peut mieux faire</strong> <br>
<p>
L’enveloppe a été fixée à 1,5 milliards €, alors que Martin Hirsch, avant d’entrer au gouvernement, évoquait la nécessité d’une enveloppe de 5 milliards € pour la mise en place d’un RSA. <br></p>

<p>Le financement des 1,5 milliards € du RSA proviendra notamment : <p>
- Des retraités : Les personnes âgées de 65 à 74 ans tirent en effet 19% de leur revenu du patrimoine, contre 11% chez la moyenne des Français. <p>
- Des titulaires d'une assurance vie (12 millions de personnes) <p>
- Des 4 millions de foyers qui déclarent des revenus fonciers (agriculteurs notamment) <br>
<p>
Le bouclier fiscal permet aux contribuables de ne pas être imposés à plus de 50% du montant de leurs revenus. Ce faisant, il protège la partie la plus aisée de la population française de toute nouvelle taxe, y compris de la taxe de 1,1%  sur les revenus du capital qui doit financer le RSA. 
On attend toujours que le gouvernement s’attaque véritablement aux niches fiscales, dont le manque à gagner pour les recettes de l’Etat (73 milliards € selon le rapport de la mission d’information sur les niches fiscales du 5 juin 2008) permettrait de financer plus que ce RSA… <br></p>

<p><strong>6. Expérimentation : insuffisante</strong> <br>
<p>
L’expérimentation dans 34 départements a été permise par le loi TEPA en août 2007. Elle n’a été véritablement lancée qu’en décembre 2007 pour une période de 3 ans, soit moins d’un an avant la présentation de la loi généralisant le RSA auprès du Parlement. <br>
- Les premiers résultats indiquent un accroissement moyen de 30% du taux de retour à l’emploi pour ces départements. Toutefois la mise en place de dispositifs spécifiques par chacun de ces départements conduit à rester prudents sur la généralisation de ces enseignements. <br>
- L’échantillon est assez réduit : 15 000 ménages. <br>
<p>
→ Il faudrait poursuivre l’expérimentation et travailler encore à l’amélioration du RSA avant de le généraliser. <br>
<p></p>

<h1>Position du PS : documents</h1>

<p>Lire la <a href="http://www.deputes-socialistes.fr/dossier.php?id=281&amp;cat=EMPLOI">position exprimée par le Groupe socialiste </a>à l’Assemblée nationale : <br></p>

<p>Notamment : <p>
- Intervention de Didier Migaud le 25 septembre 2008, discussion générale <p>
- Intervention de Christophe Sirugue le 25 septembre 2008, exception d’irrecevabilité <p>
- Intervention de Marisol Touraine le 25 septembre 2008, question préalable <br>
<p></p>

<p>Lire les communiqués du PS :<br>
- 3 septembre 2008, « <a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2008/09/03/rsa-le-debat-parlementaire-doit-etre-l%e2%80%99occasion-d%e2%80%99une-clarification/">RSA, le débat parlementaire doit être l’occasion d’une clarification</a> » <p>
- 28 août 2008, « <a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2008/08/28/rsa-et-bouclier-fiscal-les-incoherences-du-pouvoir/">RSA et bouclier fiscal : les incohérences du pouvoir</a> » <br></p>

<p><p></p>

<h1>En annexes (voir le document pdf)</h1>

<ul>
<li>Précision travailleur pauvre / seuil de pauvreté <br></li>
<li>Les minima sociaux existants <br></li>
<li>Sources et bibliographie <br>
<p></li>
</ul>

<h1>Télécharger le pdf</h1>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/Fiche_Riposte_RSA.pdf">Fiche_Riposte_RSA.pdf</a></span>
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    <title>Elections américaines : Barack Obama</title>
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    <published>2008-09-25T20:30:00Z</published>
    <updated>2009-02-25T11:13:14Z</updated>

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        <![CDATA[<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="barack-obama-1.jpg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/barack-obama-1.jpg" width="240" height="300" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span>

<p><p><br><p><br><p>
Pour décrire le candidat démocrate, nous, français, avons facilement adopté le slogan de Barack Obama : « le changement ». Le métissage et le grand espoir que suscite sa candidature viennent compléter une vision un peu simpliste de la politique américaine, la même qui contribue à réduire la campagne à une succession de meetings spectaculaires. Pourtant, on aurait tort d’ignorer le programme de celui qui se présente à la candidature de la première puissance économique, d’un pays enlisé dans une guerre en Irak et qui voit des milliers de citoyens jetés à la rue suite à la crise des « subprime ». Qui est Barack Obama ?  La lecture du programme du candidat démocrate peut-elle expliquer la nouvelle « amitié » que lui voue Nicolas Sarkosy et l’engouement de la gauche française ?</p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Biographie </h1>

<p>Barack Obama est né en 1961 à Hawaii. Son père, Barack Hussein Obama Sr, est un kenyan originaire de l'ethnie Luo. Sa mère, Stanley Ann Dunham, anthropologue, est une américaine originaire du Kansas. B. Obama  passe une partie de son enfance en Indonésie où sa mère réside avec son second mari. Après ses études à l'Université Columbia de New York, il devient analyste d’affaires puis animateur social à Chicago. Le temps de poursuivre des études de droit à Harvard, il revient à Chicago (1991-2005). Il y  travaillera comme juriste spécialisé dans les droits civiques, rédacteur en chef de la revue Harvard Law Review et conférencier en droit constitutionnel à l'Université de Chicago. Initié par sa femme Michelle, il entame sa carrière politique au début des années 90. Il est élu sénateur de l'Illinois en 2005. Après de féroces primaires face à Hilary Clinton, le 27 août 08 il est officiellement investi  candidat du parti démocrate pour la présidence des Etats-Unis.<br><p></p>

<h1>Programme </h1>

<p>Le programme de Barack Obama comporte un important volet social qui fait suite à la profonde crise que traversent les Etats-Unis au terme des deux mandats de George W. Bush. 40 millions d'américains n'ont aucune assurance-santé, suite à la crise des « subprime », 2 millions et demi de foyers vont être expulsés de leur logement cette année… Le programme démocrate est évalué à 140 milliards de dollars annuels, essentiellement financé par la fiscalité et le retrait d’Irak (la guerre est coûte 12 milliards de dollars annuels).<br><p></p>

<p>➢    <strong>Aide sociale</strong><br>
-   Relèvement du salaire minimum<br>
-   Mise en place une couverture sociale universelle, obligatoire pour les enfants<br><p></p>

<p>➢    <strong>Economie et fiscalité</strong><br>
-   Suppression des réductions d'impôts instituées pour les plus riches par l'administration Bush, en préservant celles bénéficiant aux classes moyennes, crédit d'impôt sur le revenu pour les plus bas salaires et pour les familles nombreuses<br>
-   Création d’une Federal Housing Administration  pour faire face à la crise de l'immobilier et éviter les saisies<br>
-   Suppression de l'impôt sur la Recherche &amp; Développement <br><p></p>

<p>➢    <strong>Affaires étrangères</strong><br>
-   Retrait progressif des troupes d’Irak (dès 2002, il s'était prononcé contre le déclenchement d'une guerre en Irak). <br>
-   Rétablissement du multilatéralisme et des relations diplomatiques (entre autres, création d’un grand sommet auquel participeraient les dirigeants du monde musulman).<br>
-   Interventionnisme dans les pays tels que le Libéria, le Darfour…<br><p></p>

<p>➢    <strong>Immigration</strong><br>
    Les démocrates soutiennent une réforme de l'immigration alliant renforcement des  frontières et des contrôles, et légalisation sous condition des quelque 12 millions de clandestins.<br><p></p>

<p>➢    <strong>Société</strong><br>
-   Grands travaux d'infrastructures pour désenclaver les milieux ruraux<br>
-   Création d'un fonds visant à aider les prisonniers à se réinsérer<br>
En outre, il se prononce en faveur de l'égalité des droits dans le cadre de l'union civile sans accepter le mariage des homosexuels.<br><p></p>

<p>➢    <strong>Education</strong><br>
-   Développement d’un réseau d’écoles maternelles<br>
-   Augmentation du recrutement des enseignants, de leur rémunération <br>
-   Simplification de la procédure d’accès aux bourses pour les études supérieures <br>
-   Création d’un crédit d’impôt pour financer une partie des études supérieures des étudiants<br></p>

<p>➢    <strong>Environnement</strong><br>
-   Fin de la dépendance pétrolière des Etats-Unis à l'égard du Moyen-Orient d'ici 10 ans <br>
-   Engagement à conduire les US vers les objectifs de Kyoto<br>
-   Taxation des compagnies pétrolières<br>
-   Exploitation des réserves de gaz naturel américaines de charbon, poursuite de l’exploitation de l'énergie nucléaire « en toute sécurité » et investissement de 150 milliards de dollars dans les 10 ans à venir pour développer des énergies renouvelables abordables.<br><p></p>

<h1>Points faibles et points forts </h1>

<p>Dans son discours de Philadelphie de mars 08 (1)  Obama montre qu’il n’a pas éludé la question raciale mais qu’il ne souhaite pas non plus faire de sa couleur le symbole du changement prôné depuis le début de sa campagne. 
Le choix de Joseph Biden (65 ans) en tant que colistier prouve que le candidat démocrate a pris acte de la critique la plus virulente concernant son inexpérience. Figure emblématique du parti démocrate, élu depuis 1972 sénateur du Delaware, président de la Commission judiciaire du Sénat de 1987 à 1995, président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, Biden apporte l’assise internationale qui manquait à Obama. Enfin, le ticket Obama-Biden doit permettre de  séduire les tranches de la population qu’Obama n’a pas su rallier lors des primaires démocrates (les personnes âgées, la classe ouvrière, les hispaniques…).<br>
S’il est parfois peu précis sur la mise en œuvre de certaines mesures (financement, éducation), Obama a un atout indéniable : sa solide  connaissance en économie. En outre, il est considéré comme un excellent orateur. Enfin, il peut s’appuyer sur le soutien de figures démocrates internationalement reconnues : Madeleine Albright, William Perry et les Clinton.<br><p></p>

<h1>Barack Obama est-il « de gauche ? »</h1>

<p>Tout d’abord, précisons qu’il est peu pertinent de vouloir décrire les partis démocrate et républicain en prenant comme grille de lecture le clivage français gauche-droite. Le bipartisme qu’impose le mode électoral aux US favorise la coexistence des tendances conservatrice et progressiste au sein des deux partis. Certains sénateurs démocrates (sudistes), par leur conservatisme, pourraient  à ce titre être qualifiés, en France, "de  droite ". Ainsi, si B.Obama propose le permis de conduire en guise de carte d’identité pour certains immigrés, J. Biden, lui,  se prononce pour l’érection d’un mur à la frontière mexicaine.  <br>
La proximité de Barack Obama avec les socio-démocrates d’Europe s’explique, entre autres, par une volonté forte d’un retour de l’Etat dans les domaines des services publics (éducation, santé…) et une fiscalité plus favorable aux classes défavorisées.<br>
Néanmoins, depuis la fin de la campagne des primaires démocrates, certains observateurs parlent d’un virage « à droite », en tout cas d’une adhésion à certaines valeurs républicaines : le discours se fait plus modéré sur le retrait d’Irak, plus belliqueux envers l’Iran et Obama revendique plus clairement sa préférence du libre-échange.<p><br></p>

<h1>Pour aller plus loin</h1>

<p>(1) De la race en Amérique, de B.Obama, Ed. Grasset, 2008<br>
      L'Amérique de Barack Obama, de F.Durpaire et O.Richomme, 2007, ed. Demopolis<br>
      L'audace d'espérer, de B.Obama, ed.Presses de la Cité<br>
      Les rêves de mon père, de B. Obama, 2008, ed. Presses de la Cité<br><p><br></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20Riposte%20sur%20B.%20Obama%20au%20format%20pdf.pdf">Télécharger la fiche Riposte sur B. Obama au format pdf</a></span>
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    <title>Elections américaines : John McCain</title>
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    <published>2008-09-25T20:19:53Z</published>
    <updated>2009-02-25T11:10:10Z</updated>

    <summary> Revenu de tout, John McCain peut-il réaliser un nouveau tour de force en devenant, après 8 années d&apos;une administration Bush honnie, et face au phénomène Obama, président des Etats-Unis d&apos;Amérique ? Qui est vraiment cet homme de 72 ans...</summary>
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        <name>Groupe Riposte</name>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="john_mccain.jpg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/john_mccain_6.jpg" width="259" height="350" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span>

<p>Revenu de tout, John McCain peut-il réaliser un nouveau tour de force en devenant, après 8 années d'une administration Bush honnie, et face au phénomène Obama, président des Etats-Unis d'Amérique ?
Qui est vraiment cet homme de 72 ans au regard bleu acier ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses dans la course à la Maison-Blanche ?</p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Un héros national</h1>

<p>Né en 1936 sur la base militaire de Panama, John McCain aspire très tôt à suivre les pas de son grand-père et de son père, en devenant amiral de l’US Navy. Il fait ses études à l’académie navale d’Annapolis, où il laisse le souvenir d’un élève plus indiscipliné que brillant. Véritable tête brûlée, il échappe de peu à la mort en s’écrasant à deux reprises à l’entraînement avec un appareil.
En 1967, il part au Vietnam. Son avion est abattu lors d’une opération. Il parvient à s’éjecter de l’appareil mais est fait prisonnier. Il passera plus de cinq ans dans les geôles vietnamiennes, subissant tortures et isolement. Libéré en 1973, il est décoré par le Président Nixon. Ses séquelles physiques et son caractère bien trempé l’empêcheront néanmoins de poursuivre sa carrière militaire au niveau où il l’espérait. Il quitte la Navy en 1981 et se cherche un nouveau rêve. Ce sera la politique.</p>

<h1>Un homme politique atypique</h1>

<p>Divorcé de sa première femme en 1981, McCain épouse en secondes noces Cindy Hensley, une jeune et riche héritière. Lorsqu’en 1982, le député républicain d’Arizona renonce à solliciter un nouveau mandat, la belle-famille de McCain met sa fortune au service de sa première campagne. McCain est élu. En 1986, il devient sénateur de l’Arizona. Dans l’enceinte feutrée du Sénat, ses colères sont remarquées, d’autant qu’elles n’épargnent pas ses collègues républicains. Bien qu’il épouse les idées de Reagan, il n’hésite pas à se démarquer des positions de son parti, en approuvant par exemple les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud et sa politique d’Apartheid.</p>

<p>• Le faux pas de 1989 : Le « Keating five »
John McCain est éclaboussé par un scandale politico-financier en 1989. Il lui est reproché, avec quatre autres sénateurs, d’avoir profité des largesses d’un riche banquier : Charles Keating. Il s’en tire avec une réprimande de la commission sénatoriale, qui lui reprochera un « manque de discernement ». Comme pour expier sa faute, il s’engage alors dans une bataille féroce contre les lobbies, y compris le lobby du tabac, ce qui lui vaudra une haine tenace des ultra-conservateurs, dont la carrière politique s’est en partie construite avec le soutien du milieu des affaires.</p>

<p>• La bataille perdue de 2000
McCain n’arrange pas son cas en conduisant, tout au long de sa carrière, des coalitions bipartisanes sur des sujets majeurs (de la réouverture des relations diplomatiques avec le Vietnam, en 1993, à la réforme du financement des campagnes électorales, en 2002).
En 2000, il se présente aux primaires de son parti en vue de l’élection présidentielle. Contre toute attente, il met en difficulté le candidat de la direction, George W. Bush. Il s’incline finalement après une campagne d’une rare violence. Il s’éloigne alors de la scène politique pour soigner un début de cancer de la peau. Mais le survivant McCain se relève encore une fois et, après avoir soutenu George Bush en 2004, il se présente à nouveau à l’investiture de son parti en vue de la présidentielle de 2008.</p>

<p>• 2008, la consécration ?
On croit McCain condamné d’avance pour son soutien inconditionnel à la Guerre en Irak. Le grand favori est Rudy Giuliani, l’ancien Maire de New-York. Mais ce dernier tarde à commencer sa campagne, et se retrouve très vite distancé par McCain et Mitt Romney, le milliardaire mormon.
L’affaire est pliée lors du super Tuesday (tir groupé de 21 primaires). McCain remporte 9 Etats, les ralliements se succèdent. McCain, revenu de tout, n’est plus qu’à une marche de la Maison Blanche.</p>

<h1>La doctrine politique de McCain</h1>

<p>Capable de s’opposer à son propre camp sur certains points, McCain n’en reste pas moins  conservateur sur le plan des mœurs (il s’oppose fermement à l’IVG et au mariage gay), libéral sur le plan économique (culte de la libre concurrence, baisse des impôts et des dépenses fédérales), et capable d’agressivité sur le plan international (il a exprimé plusieurs fois le souhait de voir la Russie exclue du G8).</p>

<h1>Ses points forts</h1>

<ul>
<li><p>Son aura de héros national. L’Amérique est en guerre. L’expérience de terrain de McCain, sa connaissance des affaires étrangères et des questions de défense, jouent indubitablement en sa faveur.</p></li>
<li><p>Sa stature morale. McCain a bâti une partie de sa carrière politique en critiquant la place de l’argent en politique. Il s’est également opposé à son parti à plusieurs reprises pour défendre les valeurs de l’Amérique (il s’est par exemple opposé à Bush en faisant adopter, avec le démocrate John Kerry, un amendement contre la torture).</p></li>
<li><p>Son profil atypique capable de rallier à lui les électeurs centristes et indépendants. Ses prises de position non partisanes ont conforté sa réputation de franc-tireur. De quoi inquiéter les plus conservateurs du Parti républicain, mais aussi de convaincre la frange modérée de l’électorat américain qui n’est affiliée à aucun Parti.</p></li>
<li><p>Sarah Palin. La surprise du chef. Alors qu’on attendait Mitt Romney, McCain a annoncé que la jeune femme, gouverneur de l’Alaska, serait sa co-listière pour le poste de vice-présidente. Appel du pied aux électrices d’Hillary Clinton ? Caution pour la droite du parti, susceptible de se retrouver dans les positions très conservatrices de Palin ? (non à l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste ; non au mariage homosexuel, etc). Voire. La jeunesse de Palin prive McCain de l’argument de l’inexpérience qu’il renvoie sans cesse à Obama. En outre, le fait que sa fille aînée soit enceinte à 17 ans sans être mariée a, une fois de plus, démontré toute l’hypocrisie de l’Amérique puritaine. Alors, coup de génie ou coup dans l’eau ? Les prochaines semaines nous le diront.</p></li>
</ul>

<h1>Ses points faibles</h1>

<ul>
<li><p>Un héritage politique encombrant. Si McCain s’est parfois opposé à Bush, il a tout de même voté 90% de ce que proposait la Maison-Blanche lors de son dernier mandat de sénateur. Son soutien à la guerre en Irak ne joue pas non plus en sa faveur, d’autant que Barack Obama peut se targuer, de son côté, de s’y être opposé dès le début.</p></li>
<li><p>Sa méconnaissance de l’économie. Alors que la crise financière atteint un niveau alarmant, McCain vient de prouver une fois de plus qu’il n’y connaissait pas grand-chose à l’économie en déclarant : « les fondamentaux de l’économie américaine sont bons ». Si les milieux des affaires ne devraient pas lui en tenir trop rigueur (mieux vaut un ignare qu’un « étatiste »), les millions de ménages américains qui croulent sous les dettes apprécieront.</p></li>
<li><p>Son âge. Difficile d’incarner le renouveau à 72 ans. Certains expriment ouvertement des doutes sur sa capacité à assumer durablement la charge de Président. Depuis, il ne se déplace plus sans sa mère, fringante mamie de 96 ans. Histoire sans doute de rappeler qu’il a de bons gènes.</p></li>
<li><p>L’hostilité des ultras-conservateurs. McCain s’est rendu coupable à leurs yeux de nombreuses trahisons, notamment en s’alliant avec des démocrates sur des sujets explosifs : immigration, gaspillages du pentagone, nomination des juges, etc. Iront-ils quand même voter le jour J ?</p></li>
</ul>

<p>Le Monde a réalisé un tableau comparatif des programmes de John McCain et de Barack Obama sur <a href="http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-829254,54-1087895,0.html">son site internet</a></p>
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    <title>Elections américaines : Répartition des pouvoirs</title>
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    <published>2008-09-25T14:21:20Z</published>
    <updated>2009-02-25T11:11:11Z</updated>

    <summary>Les électeurs états-uniens votent en novembre 2008. Mais, bien que les media français limitent le plus souvent leur couverture de ce processus électoral à sa dimension présidentielle, « Election Day » le 4 nov 2008, sera aussi l’occasion pour cette...</summary>
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        <![CDATA[<p><br><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution.jpg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution.jpg" width="227" height="149" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span><br>Les électeurs états-uniens votent en novembre 2008. Mais, bien que les media français limitent le plus souvent leur couverture de ce processus électoral à sa dimension présidentielle, « Election Day » le 4 nov 2008, sera aussi l’occasion pour cette grande démocratie de renouveller son Congrès (la Chambre des Représentants et un tiers du Sénat), au niveau fédéral, tandis que chaque état sollicitera également ses citoyens dans le cadre de scrutins à portée locale. 
Il nous a semblé utile de faire un point rapide (et non exhaustif) sur la répartition des pouvoirs, telle que définie par la Constitution des Etats-Unis.</p>
]]>
        <![CDATA[<h1><strong>Compétences fédérales – compétences des Etats</strong></h1>

<p>Après l’indépendance, face à l’échec des 13 Etats d’origine à se développer et à coexister harmonieusement en l’absence d’un véritable pouvoir central, l’union s’est fondée sur le principe d’un transfert d’une partie de la souveraineté des Etats à un gouvernement national, devant garantir à tous, la justice, « la tranquillité domestique », la défense commune, la prospérité générale et « les bienfaits de la liberté ». 
La Constitution des Etats-Unis d’Amérique dessine explicitement les contours du pouvoir du Congrès, du Président, et de la Cour Suprême des Etats-Unis. 
En revanche, les pouvoirs des Etats s’entendent par défaut. Les Etats peuvent exercer tous les pouvoirs non délégués aux institutions fédérales et qui ne leur sont pas interdits (disposition donnant lieu à des questions d’interprétation, tranchées en dernier recours par le judiciaire fédéral).</p>

<p><strong><em>Limites aux pouvoirs des Etats</em></strong><br><br>
La Constitution interdit aux Etats :<br>
➢ toute interférence avec la cohésion nationale dans les domaines monétaire et diplomatique<br>
➢ de taxer la circulation des biens et des personnes au sein de l’Union<br>
➢ de conclure des traités avec des nations étrangères, ou entre eux<br>
➢ d’établir en leur sein un modèle féodal où existeraient des titres de noblesse<br>
➢ d’adopter des lois transgressant le principe de non rétroactivité...<br>
Les Etats sont également soumis aux amendements dont la Cour Suprême a statué qu’ils doivent leur être appliqués. Ainsi sont garantis au niveau des Etats comme au niveau fédéral : <br>
➢ la liberté d’expression, <br>
➢ la liberté religieuse, <br>
➢ le droit à un procès équitable conduit dans le respect de procédures définies légalement,<br>
➢ certaines limites aux pouvoirs de police etc...  <br>
Pour les personnes victimes de manquements à ces garanties dans leur état, il existe donc une possibilité de recours au niveau de la justice fédérale.<br></p>

<p><strong><em>Domaines d’exercice du pouvoir des Etats</em></strong> <br><br>
(échappant donc à l’action du Président des E-U comme du Congrès)<br>
➢ L’essentiel du droit pénal (tous crimes et délits sans impact en dehors de l’état – choix pour chaque état d’avoir recours ou non à la peine capitale...),<br>
➢ les litiges civils sans conséquences en dehors de l’état,<br>
➢ la famille, les questions d’ordre matrimonial (ainsi un état peut-il à ce jour autoriser le mariage gay tandis que son voisin l’interdit),<br>
➢ l’organisation du système scolaire public et privé (certains états autorisent le « home-schooling », d’autres non ; ils respectent plus ou moins rigoureusement l’interdiction confirmée par la Cour Suprême d’enseigner le créationnisme dans le public...),<br>
➢ l’organisation de toutes les élections et la mise en place des circonscriptions électorales.<br></p>

<p><strong><em>Domaines d’exercice du pouvoir fédéral</em></strong><br><br>
(soumis aux lois et règlements nationaux, donc du Congrès, des cours fédérales et/ou du Président)<br>
En résumé, tout ce qui possède un caractère national ou international :<br>
➢ les relations internationales, la défense, <br>
➢ la naturalisation et l’immigration,<br>
➢ le commerce extérieur et entre les états (anti-trust...),<br>
➢ les entreprises dont l’activité dépasse le cadre d’un état,<br>
➢ l’économie, les finances nationales,<br>
➢ la criminalité à grande échelle (trafic de drogue national et international, associations de malfaiteurs, crimes contre l’administration fédérale, terrorisme etc...)<br>
➢ la poste et les télécommunications, <br>
➢ la propriété intellectuelle,<br>
➢ une partie des aides sociales (petite pension de retraite universelle, fonds alloués aux Etats pour la couverture santé des plus démunis ...)<br>
➢ la protection des libertés individuelles (ex : un état peut encadrer mais ne peut à ce jour interdire l’avortement)<br>
Certains domaines, tels que l’environnement, peuvent relever des deux niveaux.<p></p>

<h1><strong>Au niveau fédéral : la place du Président</strong><br></h1>

<p>L’article premier concerne le Congrès, en sa qualité d’émanation directe du peuple et des Etats. La présidence est définie comme second pouvoir, le judiciaire fédéral faisant l’objet de l’article 3.
Les pouvoirs présidentiels sont beaucoup moins détaillés et circonscrits que ceux du Congrès. Le Président représente les USA, donne des orientations politiques à l’échelle nationale et entretient un débat constant avec le Congrès mais les Pères Fondateurs ont laissé une marge importante d’interprétation permettant certaines nuances dans l’exercice de ce pouvoir, poussé très loin et même au-delà de ses limites constitutionnelles par le dernier en date. Chef d’un exécutif qui s’est largement développé, le Président est entouré d’une très large équipe, et nomme également les fonctionnaires des diverses agences et administrations auxquelles sont déléguées de nombreuses tâches, souvent politiques.</p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="white house.jpeg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/white%20house.jpeg" width="95" height="81" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span>Il est le Commandant en chef de l’armée et de la marine ainsi que de la Garde Nationale. Si le Congrès a pouvoir de déclarer la guerre et de voter son financement au-delà de 6 mois, c’est le Président qui conduit les opérations et décide de la dimension stratégique avec l’aide de son état major et de son ministre de la défense.
Mais l’essentiel de ses pouvoirs s’inscrit en principe dans le mécanisme de contrôles et de contrepoids élaboré par la Constitution. <p><br>

<b>Interactions et contrepoids</b><br><p>


<b>Action du Président sur les 2 autres branches du pouvoir</b><br>
➢ Les grâces (ce privilège s’exerce uniquement dans le cas de peines prononcées pour des délits ou crimes fédéraux). <br>
➢ Le pouvoir de nommer les juges fédéraux, avec l’avis et le consentement du Sénat. Notamment les juges de la Cour Suprême, mais aussi tous ceux des cours fédérales inférieures (la Cour Suprême ne traite qu’un nombre de cas très limité). L’enjeu est énorme : ce sont les libertés fondamentales et les droits des individus qui se jouent dans ces nominations. L’accord du Sénat n’est pas du tout une formalité. C’est un exercice politique souvent très compliqué (même lorsque le Sénat appartient à la même famille politique que le président).<br>
➢ Le VETO. Il peut être annulé par un vote à la majorité des 2/3 dans chacune des deux chambres.<br>
➢ Une fois par an, le Président s’exprime face aux représentants du peuple (discours sur l’état de l’Union).<br><p>

<b>Contrôles des 2 autres branches sur l’action présidentielle</b><br>
➢ Le Sénat confirme les nominations et ratifie les traités négociés par le Président.<br>
➢ Le Congrès peut passer outre le veto présidentiel.<br>
➢ Le budget : le Congrès vote le fonctionnement de l’exécutif, moyen de pression non négligeable, contrôle le budget des politiques initiées par le Président...<br>
➢ L’impeachment, ou mise en accusation : la chambre des Représentants a pouvoir de voter (ou non) la mise en accusation du Président. Il comparaîtra alors devant le Sénat, présidé par le premier juge de la cour Suprême. Si cette procédure est portée jusqu’à son terme, le résultat est soit l’acquittement soit la destitution.<br>
➢ Le Congrès a aussi pour fonction de superviser l’exécutif, et peut mettre en place des Commissions d’investigation, entendre les membres de l’exécutif sous serment… <br>
➢ Le judiciaire fédéral est doté du pouvoir d’examen constitutionnel, « judicial review » qui peut s’exercer non seulement contre la législation mais contre les actions de l’exécutif qui portent atteinte à la Constitution.<br><p>

<b>Limites du système de checks and balances</b><br>
Bien entendu, les contre-pouvoirs fonctionnent plus ou moins bien en fonction des majorités politiques au sein des différents organes. Avant l’ouverture du 110ème Congrès, à majorité démocrate, élu en Nov. 2006, on a souvent parlé de sur-présidentialisation du système ou encore d’hypertrophie de l’exécutif. La Maison Blanche avait réussi à cadenasser assez efficacement le Congrès et dans une moindre mesure, même la Cour Suprême. <br>
Quel équilibre demain ?<br><p>

<b>Liens</b><br>
-Ce document complet avec ses notes dans la version pdf.<br><span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/Fiche%20Riposte%20Elections%20US-r%C3%A9partition%20des%20pouvoirs.pdf">Fiche Riposte Elections US-répartition des pouvoirs.pdf</a></span>

<p>-Résumé de la session 2007-2008 de la Cour Suprême des Etats-Unis : 
http://www.law.cornell.edu/supct/08highlts.html<br>
-Site de la Maison Blanche : http://www.whitehouse.gov/<br>
-Site de la Chambre des Représentants : http://www.house.gov/<br>
-site du Sénat : http://www.senate.gov/</p>
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    <title>Agenda Culture-Media</title>
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    <published>2008-09-24T09:32:54Z</published>
    <updated>2008-10-03T20:00:38Z</updated>

    <summary>1. Récemment sortis 17/09/2008 : C’est dur d’être aimé par des cons de D. Leconte. Le réalisateur suit le suit en temps réel le procès « des caricatures » intenté contre le journal Charlie Hebdo afin de décrypter avec les...</summary>
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        <name>Groupe Riposte</name>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<h1>1.  Récemment sortis</h1>

<p>17/09/2008 : <strong>C’est dur d’être aimé par des cons</strong> de D. Leconte.  Le réalisateur  suit  le  suit en temps réel le procès « des caricatures » intenté contre le journal Charlie Hebdo afin de décrypter avec les acteurs clés, les enjeux politiques internationaux, médiatiques et idéologiques.<br><p>
24/09/2008 : <strong>Entre les murs</strong> de L.Cantet, d'après le roman de F.Bégaudeau. Ce film français de L.Cantet (Ressources Humaines) a reçu la palme d'or au festival de Cannes 2008. La vie d'un collège dans un arrondissement populaire de Paris.  <br><p>
 24/09/2008 : <strong>Faubourg 36</strong>, de C.Barratier (Les Choristes (sic)), avec G.Jugnot, C.Cornillac et K.Merad. En 1936, des ouvriers du spectacle au chômage se mettent en scène pour redonner vie au music-hall qui les employait avant de tomber sous la coupe d'un individu sans scrupules. <br><p><p></p>

<p><strong>Théatre</strong><br>
<a href="http://www.mc93.com/public/artistik/saison/01_jeann/index.htm">Sainte Jeanne des Abattoirs </a>(B.Brecht, mise en scène Bernard Sobel) au MC93 Bobigny <br><p><br><p></p>

<h1>2.  Toujours à l'affiche </h1>

<p><strong>Comme les autres,</strong> de V.Garecq, avec L.Wilson, P.Elbé et A.Brochet. Un couple d'homosexuels confronté à la question de l'homoparentalité<br><p>
<strong>Le cahier,</strong> de H.Makhmalbaf (iranien). Le parcours du combattant d'une jeune fille afghane à l'école.
Les cerfs-volants de Kaboul, deM.Forster (EU), d'après le roman de K.Hosseini. Une analyse de l'histoire et de la culture afghane, de la monarchie de Kaboul aux talibans du 11 septembre, à travers l'évocation de l'amitié de deux jeunes enfants, l'un patchoun, et l'autre sunnite.<br><p>
<strong>Les citronniers</strong>, de E.Riklis (Isr). La lutte du pot de fer contre le pot de terre : Une Palestinienne tente d'empêcher la destruction de sa plantation de citronniers, qui menace la sécurité du ministre de la Défense israëlien. <br><p>
<strong>Gomorra</strong>, de M.Garonne (Ita). Un ample tableau de la mafia napolitaine.
Nés en 68, de O.Ducastel et J.Martineau. La révolte du mois de mai bouleverse la vie de jeunes étudiants parisiens. <br><p>
<strong>4 mois, 3 semaines et 2 jours</strong>, de C.Mungiu (palme d'Or au festival de Cannes 2007). L'histoire de 2 jeunes filles roumaines, l'une enceinte, l'autre pas, à la fin de l'ère Ceaucescu, alors que l'avortement est toujours interdit en Roumanie.<br><p>
<strong>The Bubble</strong>, de E.Fox (Isr). La vie de la jeunesse israëlienne de Tel-Aviv, à travers des histoires d'amour entre garçons, et entre filles et garçons, vivant dans une bulle, hors la guerre.<br><p>
<strong>Valse avec Bachir</strong>, de A.Folman (Isr). Un étonnant documentaire d'animation, qui conduit l'auteur à se remémorer les massacres perpétrés dans les camps de Sabra et Chatila : un grand film anti-militariste.<br><p>
<strong>La vie des autres</strong>, de F.Henckel von Donnersmarck (All). Dans l'Allemagne de l'Est, l'intimité de la vie des autres était espionnée par des milliers d'agents de la police secrète. Une dénonciation féroce.<br><p></p>
]]>
        

    </content>
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    <title>Actualité Littéraire des camarades socialistes</title>
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    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2008:/riposte//1.55</id>

    <published>2008-09-24T08:49:31Z</published>
    <updated>2008-10-03T20:02:59Z</updated>

    <summary> M.Aubry, Et si on se retrouvait, (avec S.Paoli) Ed. de l&apos;aube, 2008. B.Delanoë, De l&apos;audace, (avec L.Joffrin) Ed. R.Laffont, 2008. J.Dray, Et maintenant ?, Ed. Le Cherche Midi, 2008. G. Gorce, Choisir! ED. Ligne de repères (à parître le...</summary>
    <author>
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        <category term="Culture et Medias" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
    
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<ol>
<li><strong>M.Aubry,</strong> Et si on se retrouvait, (avec S.Paoli) Ed. de l'aube, 2008.</li>
<li><strong>B.Delanoë</strong>, De l'audace, (avec L.Joffrin) Ed. R.Laffont, 2008.</li>
<li><strong>J.Dray</strong>, Et maintenant ?, Ed. Le Cherche Midi, 2008.</li>
<li><strong>G. Gorce</strong>, Choisir! ED. Ligne de repères (à parître le 8 oct)</li>
<li><strong>J.Lang</strong>, L’école abandonnée, lettre ouverte à X. Darcos. Ed. Calmann-Levy, 2008</li>
<li><strong>P.Larrouturou</strong>, Pour en finir avec Sarkozy, Ed. du Rocher, 2008. </li>
<li>J<strong>.L.Mélenchon</strong>, Laïcité : Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran, Éd Bruno Leprince, 2008. </li>
<li><strong>P.Moscovici</strong>, Le liquidateur, Ed. Hachette, 2008.</li>
<li><strong>V.Peillon</strong>, La Révolution française n'est pas terminée, Ed Seuil, 2008</li>
<li><strong>S.Royal</strong>, Si la gauche veut des idées, (avec A.Touraine) Ed. Grasset, 2008.</li>
<li><strong>M.Valls</strong>, Pour en finir avec le vieux socialisme ... et être enfin de gauche, (avec Cl.Askolovitch) Ed. R.Laffont, 2008.</li>
</ol>
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    </content>
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    <title>La Présidence française de l&apos;Union Européenne</title>
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    <published>2008-08-21T07:24:23Z</published>
    <updated>2008-09-09T20:33:29Z</updated>

    <summary>La France préside le Conseil de l’UE pour la période courant du 1er juillet au 31 décembre 2008. Le Gouvernement entend faire de la Présidence française un événement citoyen afin de créer un élan populaire. Des forums participatifs seront organisés...</summary>
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    <category term="fiche" label="FICHE" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#tag" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="article_photo_1214907517101-3-0.jpg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/article_photo_1214907517101-3-0.jpg" width="307" height="245" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span><p><br>La France préside le Conseil de l’UE pour la période courant du 1er juillet au 31 décembre 2008. Le Gouvernement entend faire de la Présidence française un événement citoyen afin de créer un élan populaire. Des forums participatifs seront organisés partout en France, associant des responsables politiques européens, et les internautes sont invités à s’exprimer en ligne.
Les priorités de la Présidence française de l’UE (PFUE) sont placées "sous le signe de la protection des citoyens européens". 
Une autre mission sera de donner une réponse concernant pour le fonctionnement de l'UE après le Non irlandais du 12 juin 08.<br><p>
<em>photo AFP</em></p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Projet gouvernemental</h1>

<p>Quatre grandes priorités ont été définies par Nicolas Sarkozy <br>
1.  développement durable et énergie : paquet énergie-climat et politique énergétique européenne pour parvenir à un accord politique au Conseil,<br>
2.  pacte européen sur l’immigration et l’asile : engagements politiques sous la forme d’un Pacte européen pour l’immigration et l’asile adopté par le Conseil européen, <br>
3.  relance de l’Europe de la défense, <br>
4.  bilan de santé et avenir de la politique agricole commune (PAC) : correction des déséquilibres alimentaires mondiaux, environnement, équilibre des territoires, qualité alimentaire,<br></p>

<p>A cela s’ajoute, la mobilisation sur la politique pour la croissance et l’emploi (directives sur le temps de travail et le travail intérimaire, directive sur les comités d’entreprise européens), y compris les mesures en faveur des PME (par la mise en place dans le cadre européen d’une stratégie de soutien à ces entreprises), sur le plan social (révision de l’agenda social), le droit des femmes, la fiscalité, la politique culturelle, les transports et les télécommunications.<br><p></p>

<h1>Réactions</h1>

<p>Les socialistes français estiment qu'il manque des volets-clés dans le programme pour l'Union européenne </p>

<ul>
<li><p>le double thème social/services publics : Le renforcement de la dimension sociale de l'Union européenne devrait être au cœur des priorités de la Présidence française. Une impulsion est attendue pour débloquer plusieurs directives essentielles concernant le temps de travail, le travail intérimaire, les comités d'entreprise européens, le lancement de l'agenda social, la clarification de la législation européenne applicable aux travailleurs détachés après les arrêts Laval, Viking, et Rüffert de la Cour de Justice des Communautés européennes. </p></li>
<li><p>la supervision des marchés financiers : Nicolas Sarkozy doit s'engager personnellement. Il ne suffit pas de dénoncer le capitalisme spéculatif, il faut le réguler et le superviser.</p></li>
<li><p>La politique européenne d'immigration ne peut pas être construite autour des priorités de Nicolas Sarkozy en matière de contrats d'intégration ou d'interdiction de régularisations de masse. Il faut construire avec les partenaires européens une politique migratoire commune qui permette aux citoyens de pays tiers d'arriver régulièrement en Europe et qui leur confère un socle de droits.</p></li>
</ul>

<h1>Propositions du PSE</h1>

<p><strong>Une Europe plus sociale</strong><br>
-Une stratégie européenne de convergence sociale positive pour un nivellement social vers le haut : une clause de sauvegarde sociale dans toutes les politiques de l’Union, pas de remise en cause les droits sociaux existants), un salaire minimum dans tous les pays européens, l’application de la législation sur l’égalité salariale hommes-femmes, un renforcement de la directive sur le détachement des travailleurs pour assurer le respect de la législation du pays d’installation, la suppression des dérogations de la directive sur les horaires maximums de travail ; adoption d’une directive protégeant les travailleurs intérimaires.<br></p>

<p>-La  garantie juridique des services publics : inscrire dans le droit positif européen la spécificité des services publics,  faire pression sur la Commission pour aller au-delà de la simple approche sectorielle.<br></p>

<p>-La promotion de la culture et de l’activité artistique : mise en place d’un Erasmus apprentis,  l’élargissement de l’accès des TPE, PME et artisans aux programmes communautaires<br></p>

<p><strong>Des inflexions en matière économique</strong><br> 
-Revisiter la stratégie de Lisbonne : revoir la méthode de coordination des politiques économiques des Etats membres (les incitations doivent aussi venir de la Commission européenne), reconnaître la spécificité d’intérêt général de l’économie sociale <br></p>

<p>-Lutter contre le dumping fiscal en favorisant l’harmonisation fiscale<br></p>

<p><strong>Les valeurs de l’Europe</strong><br>
-établir une charte européenne de la laïcité qui respecterait les traditions nationales. <br>
- tenir les engagements politiques sur l’aide au développement (soutien aux Etats africains qui refusent de signer les Accords de partenariat économique, processus de démocratisation et la promotion des droits de l’homme)<br></p>

<p><strong>Problématiques financières</strong><br> 
- modifier la structure et les missions de la BCE pour intégrer les objectifs de croissance économique et d’emploi<br>
- doter l’Europe d’outils statistiques de mesure de la croissance qui tiennent compte du partage des richesses<br>
- favoriser l’émergence d’un système de supervision des marchés financiers adapté, avec des outils renforcés au niveau européen<br>
- clarifier et encadrer le rôle des agences de notation et des fonds spéculatifs<br>
- renforcer la coordination des politiques budgétaires des Etats membres pour favoriser l’emploi.<br>
- relever le budget à 1,5% du PIB minimum (contre 1% aujourd’hui) et le réorienter vers l’Europe sociale et le développement économique durable. <br></p>

<p><strong>Environnement et territoires</strong><br> 
- créer une ressource propre dédiée au financement de la politique des transports<br>
- réviser la directive « eurovignette » pour intégrer les coûts externes que les prix du transport routier ne reflètent pas aujourd’hui<br>
- intégrer une composante environnementale dans la taxation des carburants, affectée au financement des modes de transport propres<br>
- doter l’Union d’un programme « Urban-Transport » pour inciter les grandes agglomérations 
européennes à développer des politiques de transport collectif éco-exemplaires<br></p>

<p><strong>L’ambition commune en matière agricole</strong> doit être maintenue, pour éviter les tensions que peuvent entraîner les crises alimentaires (réfléchir aux contours de la PAC de l’après-2013)<br>
- rendre les aides agricoles plus équitablement réparties par la régionalisation des fonds et l’élaboration de plafonds<br>
- mieux mettre en œuvre la conditionnalité des aides agricoles<br> 
- face aux disparités régionales, inscrire dans le Traité de Lisbonne un nouvel objectif de « cohésion territoriale » : le système de fléchage des fonds structurels principalement sur les objectifs de la stratégie de Lisbonne pour le budget 2007-2013, qui va privilégier les régions les plus dynamiques, doit être remis en question. <br></p>

<p><strong>L’Europe dans le monde</strong><br>
- relancer le partenariat euro-méditerranéen  par une dynamique de projets sur la base d’une « coopération renforcée ». <br>
- instaurer un véritable leadership avec un Conseil des Chefs d’Etat et de gouvernement<br></p>

<p><strong>Privilégier une immigration humaniste</strong>, légale et qui préserve les droits des migrants et l’intégration. La vision européenne de la politique d’immigration ne doit pas se limiter à l’organisation d’expulsions collectives
- harmoniser les demandes et attributions de cartes de séjour et de travail. <br>
- rejeter l’interdiction des régularisations massives pour les Etats membres et le contrat d’intégration pour chaque migrant, proposés par le « pacte des migrations » élaboré par la France. <br>
- développer une culture diplomatique commune<br></p>

<h1>Perspectives</h1>

<p>Les institutions de l’Europe doivent de nouveau être le laboratoire d’une volonté commune. Les socialistes français souhaitent que le PSE présente son propre candidat pour la Présidence de la Commission lors des élections européennes de juin 2009.<br></p>

<p>L’enjeu de la présidence a néanmoins pris une tournure différente depuis le Non irlandais (le 13 juin 08) concernant la ratification du traité de Lisbonne. Il s’agira entre autres, de préserver l’ « unité » des 27 et de rendre l’Union européenne plus proche des européens en mettant en corrélation les objectifs affichés avec leurs « préoccupations quotidiennes ».<br></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20sur%20la%20Pr%C3%A9sidence%20fran%C3%A7aise%20de%20l%27UE%20au%20format%20pdf.pdf">Télécharger la fiche sur la Présidence française de l'UE au format pdf</a></span>

<h1>Pour aller plus loin</h1>

<p><a href="http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/preparation_presidence_francaise_ue_57085.html">-Site Premier Ministre</a><br></p>

<p><a href="http://gilles-savary.fr/index.php/article/articleview/7899/1/852/">-Site de Gilles Savary</a><br></p>

<p><a href="http://www.euractiv.fr/presidence-francaise-ue/dossier/priorites-presidence-francaise-union-europeenne-00037">-Site Euractiv</a><br></p>

<p>Voir également le Mémorandum des socialistes français en vue de la présidence de l’UE et la fiche sur le traité de Lisbonne</p>
]]>
    </content>
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<entry>
    <title>Le Traité de Lisbonne</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/2008/08/le-traite-de-lisbonne.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2008:/riposte//1.50</id>

    <published>2008-08-20T11:36:45Z</published>
    <updated>2008-08-21T08:07:35Z</updated>

    <summary>Le Non irlandais a porté à nouveau un coup d&apos;arrêt à la construction politique de l&apos;Union Européenne. Quels étaient les enjeux du Traité de Lisbonne ? L&apos;Europe peut-elle fonctionner sans la réforme de ses institutions ?...</summary>
    <author>
        <name>Groupe Riposte</name>
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    <category term="fiche" label="FICHE" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#tag" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><img alt="referendum.jpeg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/referendum.jpeg" width="300" height="200" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></span><p><br><p><br>Le Non irlandais a porté à nouveau un coup d'arrêt à la construction politique de l'Union Européenne. Quels étaient les enjeux du Traité de Lisbonne ? L'Europe peut-elle fonctionner sans la réforme de ses institutions ?</p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Historique</h1>

<ul>
<li>Le 25 mai et le 1er juin 2005, les Français et les Néerlandais rejètent respectivement par référendum la ratification du Traité établissant une Constitution pour l’Europe.</li>
<li>Le candidat puis Président Nicolas Sarkozy lance l’idée d’un traité simplifié, idée acceptée par la Chancelière Angela Merkel (Conseils européens du 21-22 juin 2007 à Bruxelles et du 18-19 octobre à Lisbonne).</li>
<li>Le 13 décembre 2007, les 27 États membres signent le Traité modificatif à Lisbonne qui modifie le Traité sur l’Union européenne et institue le Traité sur le fonctionnement de l’Union (en lieu et place du Traité instituant les Communautés européennes).</li>
<li>Ratification française le 13 février 2008 (par voie parlementaire).</li>
<li>L’échec de la ratification référendaire irlandaise du traité le 12 juin 2008 (53,4 % pour le « non ») compromet l’entrée en vigueur du traité prévue initialement pour le 1er janvier 2009. Poursuite du processus de ratification dans les autres États membres jusqu’à la fin de l’année.</li>
</ul>

<h1>Apports du Traité de Lisbonne</h1>

<ul>
<li><strong>Stabilisation institutionnelle</strong> <br>
o   Abandon de la structure en pilier. L’Union européenne devient la seule entité (disparition de la Communauté européenne, mais survie d’Euratom), et se voit dotée d’une personnalité juridique.<br>
o   Stabilisation de la présidence de l’UE : le Conseil européen élit son président pour un mandat de 2 ans et demi, renouvelable.<br>
o   Principe d’une Commission réduite au 2/3 des États membres.<br></li>
<li><strong>Démocratisation et politisation de l’UE</strong> <br>
o   Élection du président de la Commission par le Parlement européen (politisation du Parlement européen et des élections européennes).<br>
o   Confirmation du principe de référendum populaire (droit de pétition : 1 million de citoyens peuvent inviter la Commission de prendre une initiative législative dans un domaine de compétence de l’UE).<br>
o   Principe d’une double majorité pour le vote à la majorité qualifiée au Conseil (55 % des États membres – 72 % pour le Conseil statuant seul – représentant 65 % de la population).<br>
o   Reconnaissance des parlements nationaux dans le système institutionnel de l’UE : rôle de gardien de la bonne application des principes de subsidiarité et de proportionnalité.<br></li>
<li><p><strong>Approfondissement de l’Europe sociale et des autres politiques européennes</strong> <br>
o   Renforcement de la place des services d’intérêt général : base juridique et protocole additionnel sur les services d’intérêt général.<br>
o   « Communautarisation » totale et renforcement de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (coopération judiciaire en matière pénale et coopération policière).<br>
o   Autonomisation de la PSDC (politique de sécurité et de défense commune).<br></p>

<h1>Points négatifs du Traité de Lisbonne</h1></li>
<li><p><strong>Abandon de la dynamique constitutionnelle</strong> <br>
o   Le Traité met un terme à l’ambition constitutionnelle de l’UE et marque un retour à la méthode classique des conférences intergouvernementales (abandon de la méthode conventionnelle, pourtant bien plus démocratique).<br>
o   Abandon de toute référence constitutionnelle, dont notamment les symboles de l’UE, les dénominations de « loi » et « loi-cadre » européennes, de « ministre des affaires européennes », non incorporation de la Charte des droits fondamentaux (même si elle conserve sa valeur juridique contraignante).<br>
o   Abandon de l’idée d’un traité unique (à la différence de la Constitution européenne).<br></p></li>
</ul>

<h1>Ce qu’en dit le Parti socialiste</h1>

<ul>
<li>Le Traité a l’immense mérite de relancer le processus institutionnel gravement mis à mal après les votes négatifs des référendums français et néerlandais de 2005, même si l’abandon de la ratification par référendum est regrettable.</li>
<li>Le Traité ouvre la voie à une Europe sociale, du fait, d’une part, de l’insertion d’une base juridique sur les services d’intérêt général et de nombreuses références à l’objectif social de l’Europe, et d’autre part, de la politisation du Parlement européen et de la Commission du fait de la désignation du Président de la Commission par le Parlement européen, ce qui donnera à la majorité politique du Parlement européen un véritable pouvoir législatif (d’où l’enjeu des élections européennes de 2009).</li>
<li>La Charte des droits fondamentaux devient juridiquement contraignante qui vient faire contrepoids aux libertés économiques et aux règles de la libre concurrence. Le fondement de l’Union devient les droits de l’homme.</li>
<li>L’Union devient, d’une part, plus démocratique avec notamment le droit d’initiative populaire le renforcement du Parlement européen et la double majorité (55 % des voix des États au Conseil et 65 % de la population européenne), et d’autre part, plus efficace institutionnellement (présidence stable, Commission restreinte, extension du vote à la majorité qualifiée) et politiquement, notamment en matière d’affaires étrangères.</li>
</ul>

<h1>Pour en savoir plus</h1>

<p><a href="http://international.parti-socialiste.fr/2008/02/04/pour-le-traite-de-lisbonne/">Parti Socialiste</a> <p> 
<a href="http://europa.eu/lisbon_treaty/index_fr.htm">Europa</a> <p>
<a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/europe_828/avenir-europe_14204/signature-du-traite-lisbonne-13-decembre-2007_57505.html">Ministère des Affaires étrangères</a><br> </p>

<p><a href="http://www.touteleurope.fr/fr/actions/construction-europeenne/reforme-des-traites-et-des-institutions.html">Toute l'Europe</a></p>

<p><a href="http://consilium.europa.eu/cms3_fo/showPage.asp?id=1296&amp;lang=fr">Lire le Traité</a></p>

<p><p></p>

<p><strong><span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20sur%20leTrait%C3%A9%20de%20Lisbonne.pdf">Télécharger la fiche sur le Traité de Lisbonne au format pdf</a></span></strong></p>
]]>
    </content>
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    <title>Les Jeux Olympiques de Pékin</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/2008/06/les-jeux-olympiques-de-pekin.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2008:/riposte//1.48</id>

    <published>2008-06-09T18:10:36Z</published>
    <updated>2008-06-10T21:00:43Z</updated>

    <summary>La cérémonie du 08.08.08 à Pékin marquera l&apos;ouverture des 29e Jeux Olympiques d&apos;été. Quand plusieurs organisations et personnalités appellent à la boycotter, et après les troubles causés par le passage de la flamme olympique dans plusieurs pays, il n&apos;est pas...</summary>
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    <category term="fiche" label="FICHE" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#tag" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p>La cérémonie du 08.08.08 à Pékin marquera l'ouverture des 29e Jeux Olympiques d'été. Quand plusieurs organisations et personnalités appellent à la boycotter, et après les troubles causés par le passage de la flamme olympique dans plusieurs pays, il n'est pas superflu de revenir sur l'historique et les problématiques soulevées par la protestation. </p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Eléments de contexte</h1>

<p><strong>Les JO de 2008 : le choix du CIO</strong><p></p>

<p>Pour les J0 de 2008, 10 villes étaient lice : Bangkok, Pékin, Le Caire, La Havane, Istanbul, Kuala Lumpur, Osaka, Paris, Séville, Toronto. Le CIO a d’abord noté Pékin loin derrière ses concurrentes à cause du nombre d’infrastructures à réaliser, mais il voyait dans le « soutien » et les « garanties de la part du gouvernement » un « point fort » de cette candidature. La conclusion du dernier rapport était la suivante : « La perspective d’organiser les  Jeux Olympiques bénéficie d’un important soutien du public, qui a le sentiment qu’une candidature réussie conférerait une reconnaissance au pays ». Finalement, le 13 juillet 2001, Pékin est élue avec une large avance.<p>
Jacques Rogge est élu président du CIO 3 jours après, succédant à Juan Antonio Samaranch. Il a rappelé le 5 avril dernier que « le CIO considérait comme sage l'attribution des Jeux à Pékin et nous n'avons aucun regret […]. Tout d'abord, Pékin avait un excellent projet, probablement le meilleur de tous. Aux Jeux, nous voulons de la qualité et avec la Chine nous l'aurons. Ensuite, la Chine était candidate pour la deuxième fois et enfin, il s'agissait, énorme plus-value, d'accorder au cinquième de l'humanité les Jeux Olympiques. Pour toutes ces raisons, nous devions attribuer les Jeux à la Chine ».<p></p>

<p><strong>La montée en puissance de la protestation : au début, les associations</strong><p></p>

<p>Dès la victoire de Pékin, des associations comme la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) regrettent que « les organisateurs, en faisant ce choix, n’aient pas pris en considération la nature du régime politique chinois, qui impose à plus d’un milliard d’êtres humains un régime totalitaire ».<p>
C’est surtout dans la dernière année avant les JO que la pression s’intensifie. Amnesty International, dans un rapport publié un an avant les JO, s’inquiète : « non seulement la promesse selon laquelle les JO allaient permettre d’améliorer la situation des droits humains n’est pas tenue, mais la police utilise le prétexte de cet événement pour recourir davantage encore à la détention sans procès ».<p>
L’idée du boycott semble naître à cette période, avec des groupes tels que le Collectif pour le boycott des Jeux olympiques de Pékin 2008 (Cobop), qui publie le 29 Septembre 2007 une déclaration en 5 points : ceux-ci portent autant sur le régime chinois en général (sa nature répressive, sa politique internationale envers Taïwan, le Japon, les régions autonomes des Ouïgours et du Tibet et sa gestion du génocide au Darfour) que sur les JO (« l'élevage sportif chinois » à la manière de l’ex-URSS, le fait que le CIO ne pourra pas permettre une démocratisation de la Chine et le gaspillage de la fête olympique).<p>
A partir de mars dernier, à 5 mois des JO et avec les événements au Tibet, on assiste à une explosion médiatique qui relaie les revendications de ces associations. Dans le même temps disparaît l’idée d’un boycott total des jeux mais celui du boycott de la cérémonie d’ouverture ou du port d’un badge par les athlètes (notamment à la demande de RSF).<p>
Le CIO s’oppose systématiquement à toutes ces formes de protestations.<p></p>

<p><strong>La protestation au Tibet</strong><p>
Le Dalai Lama, qui dit officiellement ne pas demander l’indépendance du Tibet, a publiquement appelé à participer aux JO « parce que la Chine est la nation la plus peuplée, la plus ancienne» et qu’ils «méritent vraiment» les JO. Il a ajouté que «malgré les événements malheureux du Tibet», sa position n'avait «pas changé». Par ailleurs, il a déclaré qu’il serait « heureux de participer à la cérémonie d’ouverture » s’il y était invité.<p>
Parmi les Tibétains, la question du boycott fait tout de même débat puisque des responsables de la communauté tibétaine exilée en Inde ont décidé d’organiser des Jeux parallèles dans ce pays.<p></p>

<p><strong>Réactions internationales</strong><p>
Taïwan, pourtant dans une période de réconciliation avec la Chine, a envoyé un signal fort à Pékin. Le nouveau président taïwanais Ma Ying-Jeou a déclaré « ne pas exclure de ne pas envoyer une délégation représentant Taiwan » aux JO en cas d'aggravation de la situation au Tibet.<p>
Dans le reste du monde, les positions des politiques ne portent que sur le boycott de la cérémonie d’ouverture et demeurent très incertaines. <p></p>

<ul>
<li><p>Ceux qui n’y assisteront pas : Angela Merkel a annoncé qu'elle n'y assisterait pas tout en disant « ne pas croire au boycott ». Gordon Brown, Donald Tusk, le premier ministre polonais et Václav Klaus, le président tchèque, ainsi que la famille royale japonaise et le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, ont aussi décidé de ne pas y assister.</p></li>
<li><p>Aux Etats-Unis, le Congrès a demandé à George Bush le boycott de la cérémonie d’ouverture mais ce dernier a refusé, tout en promettant d'aborder la question des libertés lors de ses entretiens avec les dirigeants chinois.</p></li>
<li><p>Les eurodéputés appellent à dégager une « position commune européenne » et à « prévoir son boycott au cas où le dialogue ne reprendrait pas entre les autorités chinoises et Sa Sainteté le dalaï-lama ». Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de sa visite à Pékin, les 24 et 25 avril, a abordé de front la question du Tibet en réclamant un accès libre à la province pour les journalistes et les touristes étrangers.<p></p></li>
</ul>

<p>Dans le même temps, Pékin a annoncé «des contacts et des consultations avec un représentant privé du dalaï-lama ». Mais à la suite de ce sommet, tenu à Shenzhen le 4 mai, les représentants du gouvernement chinois Zhu Weiqun et Sitar, et les délégués du Dalai Lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, ont simplement annoncé des discussions ultérieures, à une date indéterminée. <p>
D’autre part le parcours de la flamme a été un moment important de dissension entre la Chine et les pays traversés. C’est la première fois dans l’histoire des JO que des athlètes du pays organisateur sont envoyés pour porter la flamme dans les pays traversés : en outre, Pékin a tenu à faire assister les autorités nationales concernées par ses propres services, avançant la volonté d’assurer la protection de ses ressortissants à l’étranger.<p>
En France, une enquête a été demandée pour éclaircir leur rôle lors du passage chaotique de la flamme à Paris. Le Japon et la Corée ont refusé la venue de ces organisateurs et membres de la police chinoise. Dans ces pays, le passage de la flamme a tourné aux affrontements aux fondements purement nationalistes entre les chinois présents sur place et les populations locales.<p></p>

<p><strong>Réactions en France</strong><p>
C’est dans le gouvernement français que le summum de la confusion est atteint.<p>
Le 25 mars, Nicolas Sarkozy interrogé sur un possible boycott des JO répond que « toutes les options sont ouvertes ». Son entourage a précisé qu’il s’exprimait à propos de la cérémonie d’ouverture et non de la compétition olympique. <p>
Le 5 avril, Rama Yade déclare que le Président français fixe trois conditions à sa présence à Pékin. Elle dément toutefois le jour même avoir employé le terme "conditions", tandis que Bernard Kouchner affirme que « ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions ».
Le 8 avril 2008, Nicolas Sarkozy déclare : « C’est en fonction de la reprise de ce dialogue [entre Pékin et le Dalaï Lama] que je déterminerai des conditions de notre participation ».<p>
Lors de son entretien télévisé du 24 avril, Nicolas Sarkozy reprend la position indiquée à Londres le 27 mars : « Je ne dis pas ce que je ferai pour la cérémonie des Jeux olympiques pour deux raisons. La première, c'est que je veux donner toutes les chances au dialogue de se nouer. Et la seconde, au moment des Jeux olympiques, la France sera présidente de l'Union européenne, et j'aurai donc à exercer la présidence de l'Union. C'est-à-dire qu'il faudra que vingt-sept pays se mettent d'accord sur une position commune ». <p>
En parallèle, une visite en Chine de Jean-Pierre Raffarin et du président du Sénat Christian Poncelet a été l’occasion de porter des excuses officielles de la part de Nicolas Sarkozy, ainsi qu’une invitation à Paris pour l'escrimeuse handicapée Jin Jing, une des porteuses de la flamme olympique chahutée lors de l'étape parisienne.<p></p>

<h1>La répression au Tibet : qu’en savons-nous ?</h1>

<p>Les manifestations antichinoises ont démarré le 10 mars à Lhassa avant de dégénérer le 14 mars, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine. Le 15 mars, des moines du grand monastère tibétain de Labrang ont défié les autorités en manifestant devant des journalistes étrangers en visite sous l'égide des autorités.<p></p>

<p><strong>Ce qu’on en dit en Chine</strong><p></p>

<p>Selon les officiels chinois, on comptabiliserait suite à ces troubles 19 morts (18 civils et un policier) et 325 blessés (dont 58 gravement). Les dommages seraient estimés à plus de 244 millions de yuans (environ 34,59 millions de dollars). Le président de la région du Tibet a déclaré que «jusqu'à présent, les organes de police du Tibet ont interpellé 953 personnes soupçonnées d'avoir participé aux émeutes, parmi lesquelles 403 ont été formellement inculpées ».<p>
Les médias chinois insistent de manière récurrente sur les développements sociaux (écoles, hôpitaux…) et culturels (rénovation de temples) réalisés au Tibet grâce au gouvernement chinois, ainsi que sur le passé féodal et esclavagiste du Tibet auquel le régime chinois aurait mis un terme. Ils accusent le Dalaï lama et ses proches de séparatisme, et de faire ainsi le jeu de l’occident.<p></p>

<p><strong>Ce qu’en dit le gouvernement tibétain en exil</strong><p></p>

<p>Selon les dirigeants tibétains en exil à Dharamsala - dans le nord de l'Inde - la répression chinoise aurait fait plus de 150 morts et environ 70 des quelque 100 moines du monastère Ramoche de Lhassa, capitale du Tibet, auraient été placés dans une forme d'«assignation à résidence» avant d’être arrêtés.
Le Dalaï Lama affirme que la culture tibétaine pourrait voir sa fin d’ici quinze ans si la Chine n’accordait pas au Tibet une autonomie réelle. Il ajoute que de nombreux Tibétains développent une frustration du fait de l’absence de progrès dans les discussions avec la Chine. Il ne demande pas l’indépendance du Tibet, mais une réelle autonomie ainsi qu’un respect accru de la culture tibétaine.<p>
Il est important de comprendre comment le Dalaï Lama fait pression sur Pékin. Il a condamné, selon son principe de non violence, les émeutes dont il est peu contestable qu’elles ont été initiées par les Tibétains, tout en ajoutant qu’il pourrait « démissionner » de son rôle politique et spirituel auprès du peuple Tibétain si une solution n’était pas trouvée pour calmer le jeu. Traduction : je suis non-violent et je veux le rester, mais je peux abandonner et céder la place à quelqu’un qui sera moins timoré.<p></p>

<h1>Les atteintes aux libertés en Chine : qu’en savons-nous ?</h1>

<p><strong>Ce qu’en disent les ONG occidentales</strong><p></p>

<p>Les ONG dénoncent la non mise en œuvre des engagements du gouvernement chinois ainsi que la situation toujours très préoccupante sur de nombreux sujets. La plupart ont trait à la justice : pratique de la torture, détention administrative, « désintoxication obligatoire » et « rééducation par le travail », prisonniers d’opinion et enfin, offensives contre les avocats et conseillers juridiques défendant les victimes de violations des droits humains.<p>
C’est sur la peine de mort que les chiffres sont les plus inquiétants. Les estimations de certains chercheurs chinois font état de 8 000 à 10 000 exécutions par an. La peine de mort est généralement prononcée au terme de procès parfaitement inéquitables. Elle est prévue pour un grand nombre de crimes – 68 chefs d’inculpation, y compris des infractions non-violentes telles que la corruption.<p>
Sont également dénoncés la répression contre les défenseurs de la liberté de la presse, la censure généralisée sur Internet, les interdictions de constituer des syndicats libres et indépendants, ou encore les expulsions forcées des citoyens de leur logement ou de leurs terres. <p></p>

<p><strong>Ce qu’on en dit en Chine</strong><p></p>

<p>Bien que l’information soit très contrôlée en Chine (blocage de sites internet et chaînes de télévision uniquement chinoises), les media abordent tout de même  les thèmes qui fâchent (à leur manière bien sûr).<p>
L’ambassadeur chinois à l'Office des Nations Unies à Genève a déclaré ainsi déclaré, lors d’une session ordinaire de l'ONU des droits de l'homme : « Nous sommes parfaitement conscients qu'en tant que pays en développement, la Chine a encore un long chemin à parcourir pour promouvoir et protéger les droits de l'homme ». Puis il s’est défendu en évoquant le développement économique connu par le pays : « La Chine est le seul pays au monde qui a atteint plus tôt que prévu les Objectifs de développement du Millénaire de réduire de moitié la population vivant dans la pauvreté d'ici à 2015 ».<p></p>

<h1>Position du parti socialiste</h1>

<p>Lors d’un <a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2008/04/07/gouvernements-cio-engagements/">Communiqué de presse </a>et par la voix de Julien DRAY, le PS a affirmé que « Les gouvernements doivent demander au CIO d’agir enfin pour tenir les engagements pris lors du choix de Pékin comme ville olympique » et « ne pas hésiter à annoncer un possible boycott si aucun signe tangible n’était donné. […] La responsabilité [des incidents sur le parcours de la flamme] est entièrement imputable au gouvernement chinois, qui n’a pas su saisir la chance qui lui était offerte de prouver sa volonté de démocratisation et de reconnaissance des libertés publiques, en Chine comme au Tibet ».<p>
Le PS demande également « à ce que le coût de cette journée, en termes de maintien de l’ordre et d’effectifs policiers, soit rapidement rendu publique ».<p>
De plus sur proposition du groupe des Verts, le conseil de Paris a fait "citoyen d'honneur" le Dalaï Lama et le dissident Hu Jia (engagé dans la défense des malades du sida, de l'environnement et de la liberté d'expression et condamné à trois ans et demi de prison). Cette décision a provoqué de fortes réactions en Chine.<p>
Enfin, à noter aussi les commentaires de Jean-Luc Melenchon dans les media et sur son site internet – voir la note « Je ne suis pas d’accord avec le boycott des Jeux de Pékin et la propagande anti-chinoise». <p></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/Riposte_JO_Pekin.pdf">La fiche en pdf</a></span>
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    <title>FICHE : la loi de modernisation du marché du travail</title>
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    <published>2008-05-29T16:29:42Z</published>
    <updated>2008-06-10T20:23:43Z</updated>

    <summary>Partout en Europe, les insuffisances des politiques d&apos;emploi ainsi que les exigences de la mondialisation ont entraîné la nécessité des reformes qui ne visent pas seulement plus de flexibilité de l&apos;emploi, mais également plus de sécurité pour les salariés. La...</summary>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p>Partout en Europe, les insuffisances des politiques d'emploi ainsi que les exigences de la mondialisation ont entraîné la nécessité des reformes qui ne visent pas seulement plus de flexibilité de l'emploi, mais également plus de sécurité pour les salariés. La combinaison de ces deux facteurs a donné le terme « flexicurité », néologisme hollandais. Il s’agit de sécuriser les trajectoires plutôt que maintenir en l’état des emplois devenus inutiles.</p>
]]>
        <![CDATA[<p>Depuis 2005, la Direction Emploi et Affaires Sociales de l'union européenne s'est directement ralliée au terme flexicurité.
<p>
La flexicurité est devenue pour beaucoup de pays européens un mythe, un défi à relever et un but à atteindre : baisser le taux de chômage tout en préservant le bien être des salariés est de nature à faire rêver tout gouvernement.
<p>
<p>
<strong>•   Le "modèle danois" :</strong>
<p>
Supposé combiner sécurité et flexibilité de l'emploi, ce système a suscité un grand intérêt en France où le taux de chômage de 10% est le double de celui du Danemark. Déjà en 2002, Monsieur Borloo alors Ministre de l’emploi prenait ce pays en exemple : <br>" <strong>la flexicurité danoise constitue une source d’inspiration privilégiée pour mettre en place des solutions novatrices, reposant sur un compromis entre la politique du marché du travail  plus fluide et la sécurité des individus</strong>"</br>. 
<p>
<p>
<strong>•   La démarche de gouvernement :</strong>
<p>
Une grande négociation interprofessionnelle  est intervenue à partir de septembre 2007 en vue de conclure un accord entre le patronat et les syndicats sur la modernisation du marché de travail. Elle aboutira, selon les termes du 1er ministre François Fillon interrogé au grand jury LCI -RTL " le Figaro" du 13 janvier 2008, à un "vrai pas vers la flexicurité à la française".<br>
Il a indiqué que " si cet accord devrait être très largement soutenu par les partenaires sociaux, il sera présenté prochainement au parlement et donner lieu à une loi de la République". 
Et selon F.Fillon: " les pays qui ont opté pour la flexicurité ne s'en portent pas plus mal" citant l'exemple du Danemark qui affiche un taux de chômage de 3%.<br>
Ainsi le 11 janvier 2008, patronat (MEDEF, CGPME, UPA) et syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) sont parvenus à un accord que seule la CGT n’a pas signé, jugeant que le texte était trop déséquilibré. 
Présenté par M. Bertrand devant le Conseil des Ministres le 26 mars 2008, le projet de loi a été adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale le 29 avril 2008 puis par le Sénat le 7 mai 2008.<br>
Cependant, les dispositions relatives à la mise en place d'une sécurisation de parcours professionnels sont renvoyées à des négociations ultérieures. Celles-ci s’annoncent houleuses entre le patronat et les syndicats car plusieurs questions n’ont pas été abordées : la question de la sécurité des revenus à travers l’amélioration de l’indemnité de licenciement et la volonté d’engager une réflexion sur les revenus de remplacement des chômeurs, qui doit constituer un élément important de la sécurisation des parcours professionnels.
<p>
<p>
<strong>•   Principales mesures :</strong>
<p>
 - Rupture à l'amiable du contrat de travail, dite « rupture conventionnelle » : L’entreprise peut contourner ainsi les procédures de licenciement en échange d’une portabilité de certains droits désormais liés à la personne et non au contrat de travail, comme par exemple le DIF (droit individuel à la formation)  conservé en cas de chômage. <br>
 - La durée d’ancienneté requise pour bénéficier de l’indemnité conventionnelle de maladie est ramenée de 3 ans à un an. La durée d’ancienneté pour prétendre aux indemnités de licenciement est abaissée de 2 ans à un an, indemnités calculés sur un taux unique quel que soit le motif du licenciement (économique ou personnel).<br>
 - Le contrat "nouvelles embauches" (CNE) est abrogé et les contrats de ce type sont requalifiés en contrats à durée indéterminée.<br>
 - L'allongement de la période d'essai dont la durée pourra être renouvelable une fois par accord de branche, et atteindre quatre, six ou huit mois maximum, contre une durée généralement d'un mois pour les ouvriers, de deux mois pour les employés et de trois mois pour les cadres comme c'était avant l'adoption de l'accord.<br>
 - La création d'un nouveau CDD à "termes incertains" réservé aux ingénieurs et cadres pour une durée de 18 à 36 mois, conclut pour la réalisation d'un objet défini.<br>
 - L’obligation de motiver tout licenciement.
<p>
<p> 
<strong>•   Réactions :</strong>
<p>
Dans l’émission de France 5 " C’est dans l’air" du 17 janvier, Mme Maryse DUMAS, représentante de la CGT a déclaré « la CGT déplore le caractère précaire du CDD de mission car lorsque l’accomplissement de la mission arrive à terme, le salarié repart à zéro, sorte de précarité qui ne va pas séduire les chômeurs », corroborant les propos d'un chômeur interrogé. <br>
Et au secrétaire du CGPME de renchérir: "un CDD est une porte pour le CDI,  les cadres et les ingénieurs constituent une minorité. En ce qui concerne les droits des salariés qui pourraient être gardés, il y a eu un échange pendant la négociation entre la portablité et la transférabilité. La portabilité, c'est de dire quand un salarié a une garantie complémentaire de santé ou de prévoyance, quand il quitte l'entreprise, l'entreprise qu'il quitte s'engage à assurer le maintien de ces droits pendant un minimum de trois mois. Ce que nous disaient un certain nombre de syndicats dont la CGT, c'était, on ne veut pas la portabilité, on veut la transférabilité; qu'est-ce-que cela veut dire, c'est dire qu'on attache des droits à la personne même du salarié. Concrètement le salarié qui chercherait un emploi, arriverait avec des droits supplémentaires qui auront un coût pour l'entreprise qui l'embaucherait et ça risque de se retourner contre le salarié."
Pour Mme DUMAS : "la CGT n'est pas contre la portabilité, mais dit que ce n'est pas la même chose que la transférabilité. La CGT plutôt appuie la portabilité".
<p>
Pour l'emploi des cadres, en plus du Contrat à objet défini, il existe un article sur la légalisation du portage salarial au travers des recours notamment aux entreprises d’intérim, travail qui se situe entre travail indépendant et travail salarié. <strong>« Le CDI sera une rareté »</strong> selon Mme DUMAS,  qui soutient que cette négociation est passée à côté de la plaque parce qu'elle ne résout rien  sur le chômage des jeunes et sur le chômage des seniors. 
<br>Toujours selon la CGT, certains syndicats (CFDT, FO, CGC) l’auraient signé pour ne pas bloquer le mouvement : <strong>ce sont des accords qui sont signés sous pression</strong>.<br>
Pour un responsable de "chasseurs de têtes Advancers Executive", qui place les salariés haut de gamme (santé, télécoms, mode), la flexicurité est un outil de fluidification. Néanmoins, cet accord ne dégage pas trop d’enthousiasme dans le monde des cadres car il risque de bloquer la possibilité d’emprunter (par exemple pour un achat immobilier) pour un cadre en CDD. Cet échange de flexibilité contre la sécurité a un coût. Il est évident qu'elle va générer plus de précarité et développer l’idéologie libérale capitaliste. Les salariés passent ainsi d'un contrat issu du travail  à un contrat type commercial. 
<p>
<p>
<strong>•   Commentaires et position officielle du P.S :</strong>
<p>
Etant donné que l'accord reprend les termes de l'ANI conclu par le patronat et les syndicats, et après adoption des amendements proposés par le groupe socialiste, celui-ci a décidé de s'abstenir lors de l’adoption du projet de loi à l’Assemblée Nationale et au Sénat. 
Cependant, il adresse quelques critiques à la majorité : 
 - les organisations syndicales ont négocié sous la menace en cas d’échec final de voir le gouvernement imposer le Contrat Unique par la voie législative ; <br>
 - la portée de l’accord est limitée du fait que car la négociation est tronçonnée et éclatée entre plusieurs ministères ; <br>
 - la transcription menée en concertation avec les signataires est fidèle mais partielle : elle reprend essentiellement les nouvelles flexibilités souhaitées par le patronat (allongement de la période d’essai, CDD pour les cadres, rupture à l’amiable) en oubliant certaines sécurités demandées par les syndicats (indemnisation chômage pour les jeunes, l’anticipation des besoins et des qualifications,…). « L’équilibre de l’accord relève désormais du pari que les négociations ultérieures viennent confirmer les bonnes intentions actées. » : le Parti Socialiste reste vigilant sur l’application de la loi, mais également les négociations à venir.
<p>
<p>
<strong>•   Perspectives :</strong>
<p>
Comment l'accord a-t-il été présenté au Parlement alors qu'il ne porte que sur la flexibilité obtenue par le patronat et que la discussion sur la sécurisation des parcours professionnels n'est pas encore à l'ordre du jour ? Le gouvernement l'a programmée pour la fin de l'année 2008. N'est ce pas déjà un grand déséquilibre ? Ce sont des préoccupations qui restent sans réponse, sans oublier la question du financement.</p>
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    <title>FICHE: L&apos;Union pour la Méditerranée</title>
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    <published>2008-05-27T21:49:56Z</published>
    <updated>2008-05-27T22:14:11Z</updated>

    <summary>Lancé par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, en février 2007, le projet d’Union pour la Méditerranée est devenu pour le nouveau président de la République un des principaux objectifs de la prochaine présidence française de l&apos;Union Européenne....</summary>
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        <name>Groupe Riposte</name>
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        <![CDATA[<p>Lancé par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, en février 2007, le projet d’Union pour la Méditerranée est devenu pour le nouveau président de la République un des principaux objectifs de la prochaine présidence française de l'Union Européenne.</p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Les enjeux d'un partenariat euro-méditerranéen</h1>

<p>Un partenariat entre les deux rives de la Méditerranée s’avère par bien des aspects nécessaire.<p></p>

<blockquote>
  <p><strong>Une nécessité économique pour les deux rives</strong>:</p>
</blockquote>

<ul>
<li><p>Les écarts de développement entre le Nord et le Sud (mesurés en termes de richesse, d’équipements, de démographie) sont considérables. Un véritable partenariat renforcé, sans être la solution miracle, permettrait d’avancer plus vite dans la voie du codéveloppement. </p></li>
<li><p>La non-intégration par l’UE des périphéries du Sud (à l’inverse de ce qu’ont réussi les Etats-Unis avec l’ALENA, et la Chine avec l’ASEAN) implique une perte de croissance pour l’économie européenne.<p></p></li>
</ul>

<blockquote>
  <p><strong>Une nécessité politique</strong> :</p>
</blockquote>

<ul>
<li><p>Les difficultés du Sud favorisent les migrations économiques vers l’Europe, et les tensions sociales qui les accompagnent : les migrants sont de plus en plus stigmatisés (Italie, France, Grèce). Le départ des diplômés réduit par ailleurs le capital humain des pays du sud (brain-drain).</p></li>
<li><p>Le mal-développement alimente les extrémismes, notamment religieux.<p></p></li>
</ul>

<blockquote>
  <p><strong>Une nécessité géopolitique pour l’UE</strong> :</p>
</blockquote>

<ul>
<li>Si l’Europe ne saisit pas l’opportunité de renforcer ses relations avec « son » Sud, les Etats-Unis et la Chine s’en saisiront à sa place.
<p></li>
</ul>

<h1>Le processus de Barcelone (1995)</h1>

<p>La nécessité d’une coopération renforcée avec les pays de la rive sud a conduit au processus de Barcelone. Créé en 1995, sur les espoirs nés du processus d’Oslo, il encadre les relations politiques, économiques et culturelles entre l'Union européenne et 11 pays de la rive sud de la Méditerranée (Algérie, Autorité palestinienne, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie, Turquie). Le financement de cette coopération a bénéficié de 5,3 milliards d'euro entre 2000 et 2006. 
<p>
Le bilan est cependant très mitigé : la sécurité n'a guère fait de progrès, les échanges nord-sud sont toujours déséquilibrés, les échanges sud-sud très faibles, tout comme les investissements privés européens, pourtant nécessaires à la modernisation économique de ces pays. Prenant acte de l’échec relatif du processus de Barcelone, N. Sarkozy s’est emparé de la question (intervention à Rabat en mars 2005, puis discours de Toulon).<p></p>

<h1>Le projet initial de Nicolas Sarkozy : «continuer le rêve de Jean Monnet vers le Sud »</h1>

<p>Imaginé par le très eurosceptique Henri Guaino, le projet initial d’Union Méditerranéenne est novateur mais vague. Il consiste à replacer la Méditerranée au centre des géométries politiques, alors que l’élargissement de l’UE à l’est l’a conduit à négliger le bassin méditerranéen. <p></p>

<p>Il s’agit de créer une organisation internationale nouvelle, distincte de l’Union Européenne, et dont sont exclus les pays européens non riverains de la Méditerranée (plus de la moitié de l’UE !). Le financement de cette structure serait d’ailleurs extérieur à l’UE.<p></p>

<p>Dessein moins avouable : l’Union méditerranéenne est aussi la solution à offrir à la Turquie qui, selon N. Sarkozy, n’a pas sa place dans l’Union.<p></p>

<p>Le projet initial est donc bien plus ambitieux que le processus de Barcelone, limité à un partenariat, en fait très technique, et principalement axé sur les questions économiques, sociales et culturelles. <p></p>

<h1>La passe d’armes entre la France et l’Allemagne</h1>

<p>La méthode de N. Sarkozy, pour le moins cavalière, provoque une levée de bouclier. Au mieux, des réactions sceptiques s’expriment sur la viabilité de ce projet aux contours flous - quel financement si ce n’est pas celui de l’UE ? Comment dépasser les multiples conflits régionaux qui empoisonnent les relations entre les pays méditerranéens ? Quelles relations entre l’UE et cette nouvelle structure ?  <p></p>

<p>L’opposition la plus forte vient de la Turquie, qui y voit une compensation à sa non-adhésion à l’UE, et surtout de l’Allemagne, qui perçoit le projet français comme une tentative de Paris d’élargir sa zone d’influence au Sud et contrer ainsi le bénéfice stratégique dont elle a profité avec l’élargissement de l’UE vers l’Est. <p></p>

<p>Un accord passé mi-mars entre la France et l’Allemagne dessine les nouveaux contours de l’Union méditerranéenne, maintenant transformée en « Union pour la Méditerranée ». Sarkozy se vante d’un succès diplomatique ; en réalité, il ne reste quasiment rien de son projet initial. L’Union pour la Méditerranée n’est en fait rien d’autre qu’un processus de Barcelone renforcé.<p></p>

<h1>De sérieux obstacles à surmonter</h1>

<p>L'Union pour la Méditerranée, quelle que soit la forme définitive qu'elle prendra devra surmonter les mêmes obstacles que ceux qu'a du affronter le processus de Barcelone.<p></p>

<blockquote>
  <p><strong>L’instabilité et les divisions de la Région</strong> :</p>
</blockquote>

<ul>
<li><p>Le conflit israélo-palestinien. Certains dirigeants arabes ont d’ores et déjà indiqué qu’ils ne viendraient pas au sommet prévu en juin si Ehoud Olmert y participait.</p></li>
<li><p>Les rivalités inter-arabes (conflit sur le Sahara occidental ; tensions entre la Syrie et le Liban ; tensions au sein même des pays : Liban, Palestine) … et les autres (Balkans, Turquie/Grèce).<p></p></li>
</ul>

<blockquote>
  <p><strong>Les divergences d’intérêt entre les pays membres</strong> :</p>
</blockquote>

<ul>
<li><p>Les projets de l'Union pour la Méditerranée. L'idée, de la France notamment, est de se concentrer sur une série de projets concrets (dépollution de l'eau ou création d'un espace universitaire méditerranéen). Mais les pays arabes insistent pour que les questions politiques liées au processus de paix ne soient pas délaissés au sein de l'UPM. Par ailleurs, l’Algérie par exemple, veut surtout des avancées rapides en matière d’émigration.</p></li>
<li><p>Les membres de l’UE sont peu homogènes dans leurs relations avec les riverains du sud. Se posera donc la question sensible de l'utilisation des fonds européens, qui nécessite l'unanimité des 27.</p></li>
<li><p>Dès lors que le projet a été lancé depuis la France, personne ne pourra s'empêcher de penser qu'il a vocation à être piloté depuis Paris, ce qui suscite la méfiance de nos partenaires, au Nord comme au Sud. <p></p></li>
</ul>

<blockquote>
  <p><strong>Se donner les moyens d’un partenariat gagnant-gagnant</strong>:</p>
</blockquote>

<ul>
<li><p>Il faut impliquer les Etats du Sud dans un véritable partenariat, pour ne pas tomber dans l'impasse d'une « coopération » à sens unique, du Nord vers le Sud.</p></li>
<li><p>Il faut aussi impliquer réellement les sociétés civiles et les entreprises privées des deux rives. Car une des raisons de l’échec du processus de Barcelone vient de ce qu’il a été trop vite assimilé à une politique d’aide au développement de l’UE pour le Sud.<p></p></li>
</ul>

<h1>Pour aller plus loin</h1>

<p>Lire le <a href="http://www.u-m-p.org/site/index.php/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_toulon">discours de Toulon</a>.</p>
]]>
    </content>
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    <title>FICHE : L&apos;immigration &quot;choisie&quot;</title>
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    <published>2008-05-19T21:40:41Z</published>
    <updated>2008-05-20T19:42:59Z</updated>

    <summary>L’idéologie L’ « immigration choisie » est justifiée selon ses théoriciens par la logique économique libérale : 500.000 emplois seraient non pourvus en France, pour différentes raisons ( les nationaux les dédaignent – emplois peu qualifiés – ou à cause...</summary>
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    <category term="fiche" label="Fiche" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#tag" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<h1>L’idéologie</h1>

<p><strong>L’  « immigration choisie »</strong> est justifiée selon ses théoriciens par la logique économique libérale : 500.000 emplois seraient non pourvus en France, pour différentes raisons ( les nationaux les dédaignent – emplois peu qualifiés – ou à cause d’un déséquilibre temporaire entre l’offre et la demande de travail – cas des professions médicales ). <br></p>

<p><strong>L’ « immigration subie »</strong> est un concept, où les immigrés ne viendraient pas pour travailler mais pour bénéficier de rentes de situation – alors même qu’ils sont accusés de mettre au chômage les nationaux. Qualifiée de « subie » l’immigration est intrinsèquement considérée comme causant divers maux dont souffre la société d’accueil – crime, chômage, appauvrissement de l’Etat.<br><p></p>
]]>
        <![CDATA[<h1>Les faits</h1>

<ul>
<li><p>Relativement à son histoire récente, et relativement aux autres pays Européens, la France n’est pas un pays d’immigration massive (8,1 % en France  contre 13 % des Allemands et près de 10 % des Britanniques.)<br> <br />
       o    42% des étrangers en France vivent en région parisienne, et 12% à Paris <br>
       o    Si l’on retranche les naturalisations, la proportion d’étrangers en France est de 6.5%, et si l’on retranche les étrangers ressortissants des pays de l’Union Européenne – 40% du total, contre moins de 10% provenant des pays ayant des liens coloniaux avec la France  –, cette proportion tombe à moins de 4 % .<br>
       o    Il n’y a pas plus d’étrangers en France qu’en 1975 – 6.6% –  ou en 1931  – 6.7%<br></p></li>
<li><p>Le regroupement familial compte pour environ 60% du flux d’immigration annuel, soit 90000 personnes sur a peu près 150000.<br></p></li>
<li><p>Depuis 1992, 40 % des flux d'immigrés en France ont au moins un bac + 2. <br><p></p></li>
</ul>

<h1>Etat de la législation</h1>

<p><strong>24 juillet 2006 : Instauration de la Carte compétences et talents</strong>, d’une durée de trois ans, renouvelable une fois, prévue par la Loi relative à l’immigration et à l’intégration. Face aux critiques de pillages intellectuels « elle sera délivrée à des personnes dont la présence est une chance pour la France mais n’est pas vitale pour leur pays d’origine. », c'est-à-dire sur critère de nationalité.<br><p></p>

<p><strong>20 Novembre 2007 : Loi portant maîtrise de l’immigration, intégration et asile</strong>
Elle complète un arsenal législatif destiné à rendre de plus en plus difficile l’immigration légale pour raisons autres qu’économiques. Les conditions d’entrée et de séjour sur le territoire sont énoncées dans l’ordonnance du 02/11/1945, qui a été modifiée 25 fois... depuis 1974.<br><p></p>

<ul>
<li><strong>L’Ofpra</strong> (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) est passé du contrôle du Ministère des Affaires étrangères à celui du Ministère de l’immigration. Les délais d’examen des dossiers sont passés à 15 jours et une liste de pays sûrs décidée par le ministère vient s’ajouter à celle décidée au niveau européen<br></li>
<li>Le gouvernement promet une étude des régularisations au cas par cas…mais fixe dans le même temps un objectif chiffré en matière d’expulsions au ministère de l’immigration<br></li>
<li>La condition de 10 ans de résidence continue en France ne garantit plus la possibilité d’obtenir une naturalisation, ni l’assurance de ne pas être expulsé.<br></li>
<li>Le regroupement familial est plus encadré<br></li>
<li>La loi prescrit également un « test » sur les connaissances de Français pour toute demande de carte de séjour<br><p></li>
</ul>

<p>Pour la suite…<br>
Le gouvernement propose même de revenir sur le principe de droit du sol à Mayotte<br><p></p>

<h1>Les propositions du PS</h1>

<ul>
<li>Mettre en place un politique de codéveloppement avec les pays du Sud<br>
        o   Assouplissement de la politique de visas, aujourd’hui proche de l’arbitraire, avec des visas de      travail à entrées multiples, pour freiner l’immigration illégale<br>
        o   Evaluation concertée avec les pays d’origine des besoins dans une optique de gagnant-gagnant, l’immigré recevant en France une formation qui lui permette d’être utile non seulement à l’économie Française mais à son pays d’origine pour qu’il puisse utilement y revenir<br>
        o   Droit de vote aux immigrés pour les élections locales dans une perspective d’intégration et de justice fiscale<br>
        o   Des critères de régularisation clairs et précis ne laissant aucune place à l’arbitraire<br>
        o   Ré-instauration du seuil des 10 ans<br>
        o   Retour de l’Ofpra sous la tutelle du MAE<br></li>
</ul>

<h1>Opinions</h1>

<p>L’ « immigration subie » est un concept populiste, renvoyant à l’idée absurde et contradictoire de la forteresse assiégée dont tout le monde voudrait sortir, et où tout le monde voudrait rentrer. Alors même que la France est censée être un pays à la dérive, guetté par le chômage de masse et la faillite de l’Etat, tant financière que morale, le pays est censé représenter un eldorado pour une  immigration de masse en provenance du monde entier.<br><p>
Qualifier de « choisie » l’immigration en France est fondamentalement illusoire : les politiques migratoires au sein de l’Union européenne sont aujourd’hui décidées au niveau communautaire. La seule chose que la France puisse totalement choisir, c’est la politique de naturalisation<br><p></p>

<p>Les immigrés « choisis » sont considérés comme une ressource librement utilisable et mobile, sans aucun besoin personnel ou intime, dont les droits cessent immédiatement à l’issue du contrat de travail.<br>
<br><p></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20Immigration%20choisie%20%28version%20courte%29.pdf">Télécharger la fiche Immigration choisie (version courte).pdf</a></span>

<p><br></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20Immigration%20choisie%20%28version%20longue%29.pdf">Télécharger la fiche Immigration choisie (version longue).pdf</a></span>
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    </content>
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    <title>FICHE : La politique du logement social à Paris</title>
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    <published>2008-05-12T17:00:00Z</published>
    <updated>2008-05-14T19:15:00Z</updated>

    <summary>Enjeux Dès 2001 l’objectif de la municipalité socialiste a été de faire de Paris une ville où l’on puisse rester ou s’installer malgré les prix élevés du logement dans la capitale. Conscients de la difficulté toujours grande de s’y loger,...</summary>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<h1>Enjeux</h1>

<p>Dès 2001 l’objectif de la municipalité socialiste a été de faire de Paris une ville où l’on puisse rester ou s’installer malgré les prix élevés du logement dans la capitale.
Conscients de la difficulté toujours grande de s’y loger, les élus parisiens dont Jean-Yves Mano (Adjoint chargé du logement), ont voulu agir pour le logement de toutes les familles les plus modestes et les classes moyennes. Alors que Paris avait perdu 171000 habitants entre 1975 et 1999, la ville connaît depuis peu un renouveau démographique. La population parisienne a augmenté de plus de 28 000 habitants entre  2000 et 2005 avec davantage de familles et de naissances.
Le retard accumulé en matière de logement social a été en partie rattrapé, mais beaucoup reste encore à faire. </p>
]]>
        <![CDATA[<p>Depuis 2001, 30 000 logements sociaux supplémentaires. Cette  priorité obéit d’abord à une obligation légale : la loi SRU impose à Paris, comme à toutes les grandes villes d‘atteindre 20%  de logements sociaux en 2020, alors que Paris se  situe à environ 15,5%. - La production de nouveaux logements sociaux constitue donc un enjeu essentiel pour maintenir la diversité sociale de la population parisienne. <br><p></p>

<h1>Etat du logement social</h1>

<p>➢ L’Etat assure les conditions du financement de la construction et de l’entretien des logements sociaux : au 1er Janvier 2003, le nombre de logements sociaux s’élève à  4 217 000 : une résidence principale sur six est un logement social.<br>
➢ L’Etat distribue des aides au logement aux locataires disposant de faibles revenus. En 2002, 13,3 milliards d’euros d’aides personnelles sont versées à 6,2 millions de ménages pour financer leurs dépenses courantes de logement. Il agit également en direction de personnes ciblées, par exemple les jeunes, pour garantir à tous l’accès au logement.<br>
➢ Enfin, pour l’Etat, le droit au logement demeure l’un des vecteurs de la cohésion sociale et de la lutte contre les exclusions ;<br>
➢ La loi ENL (Engagement National pour le Logement), constitue le volet législatif du Pacte National pour le Logement. Elle se répartit en 4 thématiques :<br>
Aider les collectivités à construire - Augmenter l’offre du logement à loyers maîtrisés -Favoriser l’accession sociale à la propriété pour les ménages modestes- 
Renforcer l’accès de tous à un logement confortable.<br><p></p>

<h1>Objectifs  </h1>

<ul>
<li>Mener à son terme  la résorption de l’habitat insalubre <br></li>
<li>Achever cette tâche en 3 ans et à résorber ainsi totalement l’habitat insalubre<br></li>
<li>Accentuer les efforts sur le logement étudiant avec la création d’un système d’aide à la caution permettant de soutenir les jeunes locataires<br></li>
<li>La Ville de Paris a cependant décidé de rénover 2000 places dans les principaux centres d’hébergement, et d’assurer le financement 1000 places dans des centres à taille humaine. A noter que cette compétence relève de l’Etat !<br></li>
<li>Répondre à une forte demande : 72% des Parisiens ont des revenus qui les rendent éligibles à un logement social<br></li>
</ul>

<h1>La procédure</h1>

<p>➢     <strong>Critères</strong></p>

<ul>
<li><p>Etre français ou étranger disposant d’un permis de séjour. </p></li>
<li><p>Les ressources annuelles imposables ne  doivent pas excéder un plafond variable selon le nombre de personnes à charge et du lieu d’habitation. Un exemple : plafond fixé à  46 144 € pour un jeune ménage <em>(jeune ménage : couple marié, concubins ou pacsés, sans personne à charge, dont la somme des âges révolus des deux conjoints est au plus égale à 55 ans ).</em>  <br><p></p></li>
<li><p>Les demandes prioritaires remplissent une des conditions suivantes : <br></p>

<ul>
<li>être dépourvus de logements, <br></li>
<li>souffrir d’un handicap (mobilité réduite…)<br></li>
<li>être logés dans des locaux sur-occupés, <br></li>
<li>être menacés d’expulsion, <br></li>
<li>être hébergés ou logés temporairement dans un établissement ou logement de transition, logés dans des locaux impropres à l’habitation ou insalubres.<br><p></li>
</ul></li>
</ul>

<p>➢ <strong>Attribution</strong>
Les bailleurs sociaux (OPAC, RIVP, SAGI, Immobilière 3F…) attribuent les logements via une commission mixte où siègent des représentants de la Ville (Maire de Paris et Maires d'arrondissement) et des associations de locataires.<p><br></p>

<h1> Perspectives  <br></h1>

<h1>Atteindre 20% de logements sociaux dès 2014</h1>

<ul>
<li>30 000 logements sociaux ont été financés durant la mandature de Bertrand Delanoë, soit plus de 4 300 par an, alors que les précédentes mandatures n’en ont financé que 1564 par an. Parmi ces 30 000 logements (30%) sont des prêts locatifs sociaux (PLS) destinés aux classes moyennes. <br></li>
<li><p>La municipalité parisienne a voulu équilibrer la répartition des logements sociaux  en finançant de nouveaux logements sociaux dans les arrondissements qui en étaient dépourvus le 5ème, le 16ème. Au total, dans le 16ème, seulement 57 logements avaient été financés entre 1995 et 2000 , contre 797 de 2001 à 2007 .Tous les biens et terrains acquis par l’exercice du droit de préemption ont été achetés au dessous du prix du marché. Un observatoire pluraliste établit régulièrement un bilan incontestable de l’action conduite. La liste exhaustive et détaillée des logements sociaux financés est publiée sur le site www.paris.fr  <br></p></li>
<li><p>Le PLU (Plan Local d’Urbanisme), adopté en Juin 2006, prévoit la réalisation d’au moins 25% de logements sociaux dans un tout nouveau programme immobilier à partir de 800 m2. L’UMP Paris s’est opposé à cette disposition en émettant un vote négatif au Conseil de Paris.</p></li>
<li>4500 logements : 2000 logements sociaux et 2500 logements intermédiaires environ sont attribués chaque année,<br></li>
<li>La municipalité parisienne  veut poursuivre cette politique du logement qui repose sur trois principes : le volontarisme, la transparence, l’équité. Le volontarisme car il faut bousculer bien des inerties, la transparence car l’attribution des logements sociaux à Paris est devenue pluraliste et l’équité car cette attribution repose sur des critères objectifs qui sont les mêmes pour tous. <br></li>
</ul>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20logement%20social.pdf">Télécharger la fiche logement social.pdf</a></span>
]]>
    </content>
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    <title>FICHE : Service minimum : nécessité ou atteinte à l’exercice du droit de grève ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/2008/05/fiche-riposte-service-minimum.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2008:/riposte//1.39</id>

    <published>2008-05-06T17:50:18Z</published>
    <updated>2008-05-22T16:39:01Z</updated>

    <summary>« Je garantirai trois heures de transports en commun pour aller au travail et trois heures pour rentrer du travail, il est inacceptable que les Français soient pris en otage par les grèves », (N. Sarkozy le 24 avril 07...</summary>
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        <name>Groupe Riposte</name>
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        <category term="Économie/Emploi" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
    
    <category term="fiche" label="FICHE" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#tag" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/riposte/">
        <![CDATA[<p><span class="mt-enclosure mt-enclosure-image"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/SIGEDESSINDARCOS_20071211_px_470__w_ouestfrance_.jpg"><img alt="SIGEDESSINDARCOS_20071211_px_470__w_ouestfrance_.jpg" src="http://www.ps18jbc.fr/riposte/assets_c/2008/05/SIGEDESSINDARCOS_20071211_px_470__w_ouestfrance_-thumb-250x160.jpg" width="250" height="160" class="mt-image-left" style="float: left; margin: 0 20px 20px 0;"/></a></span>« Je garantirai trois heures de transports en commun pour aller au travail et trois heures pour rentrer du travail, il est inacceptable que les Français soient pris en otage par les grèves », (N. Sarkozy le 24 avril 07 sur TF1).
La « prise en otage » des usagers, argument massue de la droite contre la grève, est avancée par le gouvernement afin d’instaurer service minimum dans les transports mais aussi dans l’ensemble de la fonction publique.
Qu’en est-il de la promesse du candidat et de la mise en application du service minimum ? Son application est-elle une atteinte au droit de grève ?                                       <em>Caricature de Chaunu, Ouest France</em></p>
]]>
        <![CDATA[<h1>État de la législation </h1>

<p><strong>27 octobre 1946</strong> Le droit de grève est inscrit dans le préambule de la Constitution de la IVème République. L’ensemble de ce préambule est intégré au texte de la Constitution de la Vème République de 1958. Ce droit est donc reconnu comme faisant partie du « bloc de constitutionnalité », il s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.<br><p>
<strong>17 juillet 2007</strong> Décision de la Cour européenne des droits de l'homme sur la validité du recours à la gratuité pendant les grèves, autrement appelé « grève de la gratuité ». Pour le moment la législation française ne l’autorise pas.<br><p><br><p>
<strong>Pour les transports</strong><br><p>
<strong>2 août 2007</strong> Le Parlement adopte une loi-cadre sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports (Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité)<br></p>

<p><strong><em>Objectifs</em></strong><br><p>
1.- Renforcer le dialogue social pour mieux prévenir les conflits.<br><p>
2.- Organiser la continuité du service en cas de grève, par un plan de transport minimum<br><p>
3.- Renforcer le droit des usagers, en les informant de façon précise et fiable, faute de quoi les usagers seront en droit de demander le remboursement de leur titre de transport.<br><p>
4.- Responsabiliser les personnels grévistes, qui doivent se déclarer individuellement 48 heures à l’avance auprès de l’employeur. En cas de poursuite de la grève, il y a obligation d’organiser  un scrutin consultatif à bulletins secrets.<br><p>
<strong>Pour l'école</strong><br><p>
<strong>8 Janvier 08</strong> : Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale, invite les maires à mobiliser le personnel municipal ou contractuel dans les écoles primaires afin de remplacer les enseignants en grève.  Il s’agit de « concilier la liberté des parents et des enseignants durant les périodes de grève ». <br><p></p>

<h1><strong>Mise en application : C’est le minimum</strong></h1>

<p>Tel qu’énoncée par N. Sarkozy, la notion même de service minimum risquait une censure du Conseil constitutionnel pour atteinte au droit de grève. Du projet initial il ne reste qu’une vague « continuité du service public » à la charge des collectivités.<br><p>
<strong>Dans les transports</strong> : Exit le quota de rames aux heures de pointe et place au « plan de dessertes prioritaires », élaboré par la Région, en cas de grève pour les TER. Mais la mise en oeuvre s'est avérée difficile et arbitraire pour les réseaux comportant beaucoup d’interconnexions, comme celui de l' Ile-de-France.  Faute d’accord la loi n’est pas entrée en application<br><p>
<strong>Dans les écoles</strong> : On parle de service minimum d’accueil (SMA). Les retenues sur les salaires des grévistes doivent permettre de compenser financièrement les mairies. 
La journée du 24 janvier 08, jour de grève dans la fonction publique-pour la revalorisation du pouvoir d’achat- a fait figure de test. Faute de temps pour les mairies, par principe, en raison des divergences entre les fédérations de parents d’élèves… les recommandations du ministre n’ont pas rencontré le succès escompté : seul 10% des communes l’ont suivi. Xavier Darcos appelle les communes à appliquer le SMA  pour la journée du 15 mai.<br><p></p>

<h1>Commentaires &amp; Position officielle du PS</h1>

<p>➢ L’obligation de déclarer individuellement son intention de faire grève 48 heures avant un conflit est incompatible avec le libre exercice du droit de grève qui émane de la démarche collective du dépôt de préavis par une organisation syndicale représentative.<br><p>
➢ Les dispositions qui permettent l’organisation d’une consultation du personnel à l’initiative, notamment, de l’employeur sont inacceptables car elle met volontairement en cause la crédibilité des organisations syndicales, au risque de détériorer profondément les relations sociales dans ces entreprises.<br><p>
➢ [le dispositif de X. Darcos] « est un système absolument inique ! Non seulement il remet en cause le droit de grève des enseignants, mais en plus il dresse une catégorie de fonctionnaires, ceux des collectivités, contre une autre, ceux de l'Education nationale ! C'est du mépris pur et simple ! » (Eric Ferrand, ex-adjoint (MRC) au maire de Paris, en charge de l'éducation). <br><p>
 ➢    Bertrand Delanoë a indiqué, par communiqué de presse  (05mai 08), qu’à nouveau, qu’il ne mettrait pas en place le dispositif.  La Mairie de Paris ne souhaite pas engager sa responsabilité concernant le SMA. L’encadrement de jeunes enfants nécessitant des compétences reconnues et validées. La FCPE dénonce d’ailleurs le taux d’encadrement proposé (1 pour 12 en service « normal » contre 1 pour 15 dans le cadre du SMA)<br><p></p>

<h1>Perspectives</h1>

<p>➢ Quelle peut être l'utilité d'une grève qui ne dérange personne ?<br><p>
➢  "Ce ne sont pas quelques jours de grève programmés qui compromettent la qualité du service public mais bien les remplacements non assurés"  (FCPE).<br><p>
➢ Le débat sur le droit de grève s’est trop souvent placé sur le terrain de l’idéologie entre la Droite et la Gauche. Critiquant souvent un « problème de méthode », la Gauche n’avance que très rarement des aménagements possibles à l’exercice de la grève (gratuité, grève du zèle…) et feint d’ignorer la grogne d’une partie des usagers, y compris de gauche...<br><p><br><p></p>

<span class="mt-enclosure mt-enclosure-file"><a href="http://www.ps18jbc.fr/riposte/T%C3%A9l%C3%A9charger%20la%20fiche%20sur%20le%20service%20minimum.pdf">Télécharger la fiche sur le service minimum.pdf</a></span>
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