Auteurs : Aurélie KIENE, Clémence LAGNIEZ et Arnaud MAGNIN
Cette fiche ne traite volontairement pas de la vie étudiante et de la formation des enseignants (mastérisation) qui feront l’objet de fiches Riposte à part entière.
Enjeux et intentions politiques du gouvernement
Nous avons assisté ces dernières décennies à une véritable massification de l’enseignement supérieur : le nombre d’étudiants à été multiplié par 10 en 50 ans, passant de 243 000 en 1960 à 2,3 millions aujourd’hui. Les financements, en particulier des universités, n’ont pas suivi cette augmentation, creusant largement l’écart entre ces dernières et le reste des établissements d’enseignement supérieur. Le coût annuel d’un étudiant en université pour l’Etat est de 6.820€, alors qu’il est de plus de 9.000€ en IUT et de plus de 13.000€ en classe prépa. C’est pourquoi aujourd’hui, de nombreux établissements ont des équipements sous dotés ou dégradés.
Après l’opération U3M en 2000, N. Sarkozy lance à son tour une réforme de l’enseignement supérieur en 2007. La gauche estime qu’une vision plus globale, prenant en compte l’orientation dès le lycée, et qui par ailleurs ne se limite pas à l’université mais englobe tous les établissements d’enseignement supérieur tels que les grandes écoles, les BTS ou les IUT, serait bien plus efficace. Cela aurait pu permettre de résoudre le problème de l’échec en première année de licence et le problème de l’attractivité des universités.




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