La section Jean-Baptiste Clément en quelques mots ...

Où se trouve la section JBC ?

La section JBC agit sur le terrain de la 18e circonscription de Paris. Ses limites correspondent à celles du 18e arrondissement pour le sud Au nord ouest, la frontière avec la 17e circonscription est marquée par les rues Marcadet et du Ruisseau. A l'est, c'est la rue des Poissonniers qui fait la limite entre la 18e circonscription et la 19e. Le siège administratif de la section JBC est la permanence de Christophe Caresche, 76 bis rue Duhesme.

Il y a 2 autres sections dans le 18e :

Grandes Carrières (nord ouest)
Secrétaire : Mario Gonzales
Personnalités politiques : Claude Estier, Annick Lepetit
(députée de la 17e circonscription)
www.ps-paris18gc.org

Chapelle-Goutte d'or (est) :
Secrétaire : Eric Lejoindre
Personnalités politiques : Lionel Jospin, Daniel Vaillant
(député de la 19e circonscription). www.ps-paris18cgo.org

Les 3 sections du 18e partagent le même local de réunion : le 7bis rue de Trétaigne.  Quelle que soit votre section, c'est ici qu'auront lieu la plupart de vos réunions ! Cette salle est celle du PS depuis très longtemps mais c'est aussi un lieu historique : un des tous premiers HLM construits à Paris par un architecte célèbre : Henri Sauvage (qui est aussi l'auteur de la piscine des Amiraux et des immeubles-jardins).

 

Histoire de la section

Claude Estier et Paul Akoun ont fondé le Parti socialiste dans le 18e à la fin des années 60.

JBC est issue de la scission en 3 de la section du 18e en 1974. Cette partition correspondait à l'époque à une volonté d'efficacité politique à un moment où le nombre (plus de 200 adhérents) commandait une meilleure adéquation. Les 3 sections ont été calquées sur les circonscriptions législatives de 1958 (25e, 26e, 27e circonscriptions).


La bande du 18e
Aux élections municipales de 1977, la liste de gauche emmenée par le communiste Louis Baillot l'emporte dans le 18e faisant élire au Conseil de Paris Lionel Jospin, Claude Estier, Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë, la fameuse "bande du 18e".

Aux élections législatives de mars 1978, Lionel Jospin, alors adhérent de JBC, est candidat dans la 26e circonscription (Montmartre-Clignancourt) avec Bertrand Delanoë - alors secrétaire de la section JBC - comme suppléant.

En 1981, Lionel Jospin est élu à Chapelle Goutte d'Or (il change alors de section) avec Daniel Vaillant comme suppléant. A 31 ans, Bertrand Delanoë devient député de Montmartre-Clignancourt et Claude Estier retrouve son siège (élu en 1967-1968) des Grandes carrières. Deux ans plus tard, le grand chelem de Jacques Chirac aux municipales sera un échec très difficile pour la gauche dans le 18e. Episode vite oublié avec l'excellent score de la liste menée par Lionel Jospin aux législatives et régionales de 1986. Le PS obtient autant de sièges à Paris que le RPR !

En 1987, Lionel Jospin quitte le 18e pour Cintegabelle. Charles Pasqua charcute le 18e pour découper une circonscription sur mesure à Alain Juppé : la 18e circonscription. En 1988, Bertrand Delanoë est battu par Alain Juppé. Christophe Caresche, son directeur de campagne et secrétaire de la section JBC devient conseiller d'arrondissement l'année suivante. En 1992, il fait son entrée au Conseil régional d'Ile-deFrance et cède le secrétariat de section à Eric Arnaud. En 1993, Bertrand Delanoë ne se représente pas dans la 18e circonscription cédant la candidature à Christophe Caresche qui obtient 40 % au second tour face à Alain Juppé.

Les socialistes parisiens n'ont alors plus aucune circonscription, ni mairie d'arrondissement !

 

En 1994, Daniel Vaillant à la faveur d'une législative partielle ouvre la voie de la reconquête.
La conquête de Paris
De son côté, Bertrand Delanoë ne se retire pas totalement du jeu puisqu'il devient Président du groupe socialiste au Conseil de Paris en 1993 et deux ans après ouvre la brèche dans la citadelle parisienne en conduisant les listes "Paris s'éveille" à empocher 6 arrondissements, dont le 18e. Daniel Vaillant est élu maire de l'arrondissement en juin 1995. Le départ de Juppé à Bordeaux sonne l'heure de la désorganisation de la droite avec une série de parachutages ratés (Jean-Louis Debré, Patrick Stéfanini, Philippe Seguin...).

Le processus victorieux de la gauche s'achève le 18 mars 2001 par la conquête de Paris, 3 ans après la région Ile-de-France.

En 1997, Christophe Caresche est élu député avec 51,8 % des voix dans la 18e circonscription face à Patrick Stéfanini, ex-directeur de la campagne présidentielle de Chirac en 1995. Eric Arnaud laisse le secrétariat de section au Congrès de Brest à Didier Guillot.
Une section en plein essor
De 1988 à aujourd'hui, la question de la territorialité de la section a évolué. Par glissements successifs son cadre d'action est passé de la 26e circonscription de 1958 à la 18e de 1987. La campagne de 1997 a été de ce point de vue le signal fort.

La section a été l'un des premiers soutiens en interne à la candidature de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris. Elle s'est considérablement renouvelée en peu d'années. Plus de 90 % des adhérents l'ont rejointe après 1995. La dynamique politique créée autour de Bertrand Delanoë et de Christophe Caresche a permis d'élargir la base militante à de nouvelles couches sociales et culturelles, mais également de faire revenir de nombreux anciens militants partis sur la pointe des pieds depuis longtemps. En 2004, Didier Guillot est l'unique candidat socialiste du 18e sur la liste de la gauche pour les élections régionales. En 2005, la section s'est engagée massivement dans la campagne du «oui» à la constitution, 76,5% au référendum interne, puis 62% des voix des électeurs de la circonscription.

La section est très fière d'avoir compté en son sein Lionel Jospin et Bertrand Delanoë. Cette fierté qui a nourri sa dynamique politique n'en fait pas pour autant une section restée tournée vers le passé. Au delà des destins personnels, l'autre réussite politique de cette section est d'avoir su toucher de façon durable des populations jusqu'ici hermétiques au militantisme : catégories populaires, chômeurs et exclus, jeunes, femmes. Depuis 1995, JBC a connu de très importantes vagues d'adhésion (1995, 1997, 2001, 2002, 2004, 2005). La dernière du printemps 2006 amène a atteindre le chiffre historique des 1000 adhérents.

 

La poussée à gauche de la 18e circonscription

Législatives 1988 : PS : 1er tour : 35% - 2e tour : 46,5% (B. Delanoë) - Alain Juppé élu  

Législatives 1993 : PS : 1er tour : 17,5% - 2e tour : 40,1% (C.Caresche) - Alain Juppé élu

Municipales 1995 : Liste Delanoë (Paris s'éveille) : 47%

Législatives 1997 : PS : 1er tour : 28,5% - 2e tour : 51,8% (C.Caresche élu)

Municipales 2001 : Liste Delanoë (Paris Changeons d'ère) : 62% (49,9 à Paris)

Présidentielles 2002 : Lionel Jospin : 23,5% (un des meilleurs scores en France)

Législatives 2002 : 1er tour : 38,4%  - 2e tour : 57,4% (C.Caresche réélu).

Régionales 2004 : Liste Huchon : 63% (49,9 en Ile-de-France)

Européeennes 2004 : Liste PS : 31,5% (25,5 en Ile-de-France)

Référendum sur la constitution européenne mai 2005 : Oui 62% (66% à Paris et 45% en France)

Présidentielles 2007 : Ségolène Royal : 1er tour 41,51% - 2e tour 63,62% 

Législatives 2007 : 1er tour 37,7% - 2e tour 63,3% (Christophe Caresche réélu)

Municipales 2007 : Liste Delanoë (menée par Daniel Vaillant) : 1er tour 49,56% - 2e tour 72,5% 

 

Portrait : qui était Jean-Baptiste Clément (1836-1903) ?

Pour nous, Socialistes, c'est l'auteur du Temps des cerises, ce chant de la Commune qui, plus de 130 ans après, est encore fredonné... Mais, il fut aussi une grande figure des luttes sociales de la fin du 19e. Né en 1836, il fait ses premiers pas dans un moulin bateau à Boulogne-Billancourt qui s'appelait encore Boulogne sur Seine. Fils d'un riche meunier, il quitte très jeune le foyer familial suite à la séparation de ses parents. A 14 ans, il part à la campagne pour être au gré des saisons ouvrier agricole... Il couche dans les granges, le soir à la chandelle il écrit déjà contes et poèmes.

De retour à Paris, il s'installe à Montmartre (rue Chappe puis rue Saint-Vincent) et commence à publier des textes de chansons qui seront repris dans les cafés-concerts. Lors d'un voyage à Bruxelles, il cède un de ses textes, pour presque rien à un chanteur connu à l'époque (tombé dans les oubliettes depuis), Le temps des cerises.

A la fin des années 1860, il se met à fréquenter des journalistes de publications socialistes comme Le cri du peuple de Jules Vallès. Il brave la censure et lance des journaux, Le casse-tête ou L'émancipation. Ses articles incendiaires contre le régime impérial le font condamner à un an de prison. Libéré suite à la déchéance de Napoléon III après Sedan, il écrit des chants de lutte sociale. En mars 1871, le peuple et les soldats de la garde nationale fraternisent à Montmartre et la Commune est proclamée. Clément comme Blanqui, Ferre et Vermorel, est élu de la Commune de Paris. Il succède à Clémenceau et devient représentant du 18e avec 14 188 voix sur 17 443 suffrages exprimés.

Deux mois plus tard, il participe aux derniers combats contre les Versaillais. Il écrira la chanson La semaine sanglante pour dénoncer l'incroyable violence de la répression contre les Communards qui a fait 30 000 morts.

Pour poursuivre son combat, il s'exile à Londres. Condamné à mort par contumace en 1874, il est amnistié en 1879. Il rentre à Paris en 1880 puis dans les Ardennes. Il y reste plusieurs années et y fonde la Fédération socialiste des Ardennes. Il soutient activement les luttes ouvrières et la création de syndicats ou de coopératives. Le 1er mai 1891, à Fourmies, la troupe tire sur des ouvriers manifestant pour la journée de 8h et fait 9 morts dont des enfants ! Clément est arrêté pour «provocation, rébellion, outrages à la maréchaussée» et condamné à deux ans de prison. Une mobilisation exceptionnelle permet de faire ramener la peine à deux mois. En 1895, il revient à Montmartre (en haut de la rue Lepic). Il collabore à La petite république dirigée par Jaurès. Quelques années plus tard, à la fin de sa vie, il réalise un vieux rêve en ouvrant une librairie socialiste.

Le 26 février 1903, pour son enterrement, 5000 personnes se pressent au Père-Lachaise devant le mur des Fédérés, pour lui rendre hommage.