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    <title>Tribune libre</title>
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    <updated>2009-04-16T13:06:34Z</updated>
    
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    <title>Valse avec la vie</title>
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    <published>2009-04-14T08:57:09Z</published>
    <updated>2009-04-16T13:06:34Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Renaud Chenu Comment les hommes se démerdent avec leur mémoire après avoir participé à l'horreur&nbsp;? Prenez un homme de quarante ans qui s'est retrouvé au feu à dix-huit et a obéit à l'ordre criminel de vider son chargeur avant...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><font face="Times New Roman"><font size="3"><font color="#000000"><em>Par Renaud Chenu</em></font></font></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><font face="Times New Roman"><font size="3"><font color="#000000">Comment les hommes se démerdent avec leur mémoire après avoir participé à l'horreur&nbsp;? Prenez un homme de quarante ans qui s'est retrouvé au feu à dix-huit et a obéit à l'ordre criminel de vider son chargeur avant même d'avoir vécu, et vous aurez un début de réponse.<o:p></o:p></font></font></font></p>]]>
        <![CDATA[<span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">La mémoire s'arrange avec elle même, sait effacer le pire et reconstruire des légendes pour permettre à celui qu'elle porte de continuer à exister sans que chaque jour ne soit peuplé d'arrières-mondes. Ari a fait la première guerre du Liban, dans Tsahal, l'armée israélienne. Ari est le héros de Valse avec Bachir. La peur de la mort, des massacres, des cadavres...Toutes les guerres se valent. Ari ne se souvient de rien. L'oubli, ce fut sa stratégie pour survivre. Ou presque. Juste un souvenir. Celui d'être sorti nu de la mer, sa mitraillette à la main. Il est sorti de la mer comme on sort de l'enfer.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">Ari est cinéaste. Ari est un conteur mais sa pire histoire est dans une boîte noire, inracontable. La guerre qui débute, la colonne qui avance, les premiers potes qui tombent, le grincement des chars, ça revient. Mais plus le massacre approche, plus les souvenirs se font la malle. Du massacre rien. Sabra et Chatila. C'était la «&nbsp;Paix en Galilée&nbsp;». Pourtant il était là.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Son état major savait. On lui a foutu un flingue dans la main et un uniforme sur le dos, comme tous les États savent si bien faire aux mômes du monde entier.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Qui se souvient des Phalangistes de la milice chrétienne libanaise d'Elie Hobeika se vengeant de l'assassinat de Bachir dans une saignée froide, méthodique, absolument terrifiante&nbsp;? Qui se souvient que ce secteur était contrôlé par l'armée israélienne du ministre de la défense Ariel Sharon&nbsp;?<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Alors il part. Retrouve des ombres du passé et tricote avec. Les souvenirs reviennent, réels&nbsp;? Ils y étaient et n'ont pas bougé. On ne refait pas le passé, on vit avec. Sa quête est de se souvenir. Pour transmettre, pour assumer&nbsp;? Un peu des deux, surtout des deux&nbsp;: la BD est là pour ça. Ari nous parle de toutes les guerres, une saloperie universelle que tous les États jalousent. Cette recherche de la mémoire perdue nous rappelle que faire vivre la mémoire des guerres est une question de survie.<o:p></o:p></font></font></span></p>]]>
    </content>
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    <title>La région conviviale</title>
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    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2009:/tribune//9.193</id>

    <published>2009-04-14T08:46:45Z</published>
    <updated>2009-04-15T20:56:28Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Edmond Bonnefoy. «&nbsp;L'utopie est la réalité de demain&nbsp;» dit-on.&nbsp; Encore faut-il laisser au&nbsp; temps le temps de&nbsp;&nbsp; faire son œuvre (car en ce domaine la précipitation est meurtrière)&nbsp; et, surtout,&nbsp;&nbsp; ne jamais perdre&nbsp; de vue les composantes intangibles de...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000"><span style="mso-spacerun: yes"><em>Par Edmond Bonnefoy.</em></span></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">«&nbsp;L'utopie est la réalité de demain&nbsp;» dit-on.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Encore faut-il laisser au<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>temps le temps de<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>faire son œuvre (car en ce domaine la précipitation est meurtrière)<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>et, surtout,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>ne jamais perdre<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de vue les composantes intangibles de la réalité.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Parmi<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ces contingences,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>il en est une incontournable&nbsp;: celle du rapport du corps à l'espace. &nbsp;Bien sûr, la technologie téléphonique nous permet, en moins d'une seconde, de faire entendre notre voix à l'autre bout de la terre et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>l'avion <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>donne à un Parisien le loisir de déjeuner à Rome et de retrouver son foyer<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>le soir même&nbsp;: mais ne nous y trompons pas, notre quotidienneté reste enracinée dans un espace physiquement perceptible.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Cette perception physique élargie par l'affectivité dans laquelle baigne notre vécu et marquée par l'Histoire du lieu<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>construit notre sentiment d'appartenance à la collectivité des humains qui partagent, et ce lieu, et ce sentiment.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">La forme<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>de cet espace de vie perceptible quotidiennement, nous l'appellerons, faute de mieux&nbsp;: <b style="mso-bidi-font-weight: normal">REGION.</b></font></span></p><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Faute de mieux&nbsp;en effet, car ce mot «&nbsp;région&nbsp;» est porteur de tellement de sens qu'il crée une ambiguïté s'il n'est pas qualifié. Pour la suite de cet article, il faut impérativement le dissocier de son acception<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>administrative, car mon propos ne vise pas<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>un espace «&nbsp;imposé aux...&nbsp;»,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>mais<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>«&nbsp;accepté&nbsp; par...» les humains qui y vivent. C'est pourquoi,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>nous<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>qualifions cette région de </font></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">CONVIVIALE.</font></span></b></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Nous verrons plus loin à quoi répond, concrètement, ce terme. Mais avant :</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Un peu d'Histoire<o:p></o:p></font></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">En France, parler d'appartenance régionale sent la poudre&nbsp;: les cent-cinquante années qui ont suivi la Révolution Française ont vu s'affronter les tenants d'une vision monarchique espérant poursuivre<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>le jeu<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>millénaire de suzeraineté - vassalité qui plaçait les Provinces, plus ou moins rebelles, sous le sceptre royal, et les partisans d'une République universelle qui ne toléraient aucune particularité culturelle régionale, fut-elle basque ou alsacienne.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Les uns et les autres partageaient en tout cas la même volonté de gouvernance&nbsp;: le centralisme, colbertiste pour les uns, jacobin pour les autres. Cette volonté<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>a fait naître<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>la Nation au forceps mais a fortement handicapé les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>dynamismes locaux, toute initiative décentralisée étant soupçonnée porteuse d'un germe fatal à la Monarchie ou à la République. Cette dernière qui a finalement triomphé, a<span style="mso-spacerun: yes"> </span>découpé le territoire en autant de cellules nationales dont les gouvernants, qu'ils soient élus ou nommés,<span style="mso-spacerun: yes"> </span>devaient être,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>avant tout, soumis au pouvoir central.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Dans une France très majoritairement rurale et dont la mobilité était réduite au pas du cheval, le Département pouvait,<span style="mso-spacerun: yes"> </span>au 19eme siècle, offrir à ses habitants cet espace «&nbsp;vécu&nbsp;» qui répondait à leur sentiment local d'appartenance républicaine. La préfecture était le petit Paris et le Préfet le Président de cette république<span style="mso-spacerun: yes"> </span>de paysans (dans le sens de producteur agricole) et de bourgeois (dans le sens&nbsp;: commerçant du bourg, cellule de base des échanges).<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, il est patent que ce schéma est obsolète&nbsp;: le Monde s'est urbanisé et le rôle de bourg a été confié à la ville préfecture alors que se créait, souvent appuyées sur les anciennes capitales provinciales, des métropoles urbaines industrielles. Le XXI eme siècle, avec la mondialisation des échanges, voit surgir sur notre territoire de véritables<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>régions urbaines qui se mettent en ligne pour concurrencer celles qui, dans le monde, se multiplient inexorablement.</font></span></p><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">La France «&nbsp;rurbaine&nbsp;»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Face à ce phénomène,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>la réorganisation des territoires à l'intérieur de nos frontières<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>est à l'ordre du jour. Chacun sent bien que la trame napoléonienne craque de toute part et que l'empilement du mille-feuilles allant du village rural aux<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>limites héritées des paroisses de l'Ancien Régime jusqu'à la Métropole parisienne dont le rôle de Capitale de la Nation est étouffée<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>par celui de Région urbaine internationale, est prêt à s'écrouler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Malheureusement, notre pays n'a rien perdu de sa rigidité centraliste puisque, s'il est bien envisagé une réforme du système, l'air du temps est<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>plus au bricolage d'un vieux château qu'à<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>sa restructuration<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>moderne. En effet, les 22<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Régions métropolitaines françaises qui<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ne sont, en fait, que le regroupement administratif et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>arbitraire de départements obsolètes ne peuvent rivaliser avec des entités<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>européennes,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>puissantes car autonomes, telles que les Lander allemands ou les Provinces espagnoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">On est loin de la Région «&nbsp;acceptée&nbsp;».On le voit dans les débats qui ont animés la Commission BALLADUR chargée par le Président de la République de proposer des pistes de réforme des Collectivités Locales. Bien que la lettre de mission proclame que toutes propositions seront admises, le Comité s'est installé, à priori, dans les pantoufles de Napoléon. A aucun moment il n'a été question de remettre en cause les structures en place&nbsp;; la simple évocation de la suppression d'un<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>l'échelon intermédiaire se heu rte, au mieux,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>à un mutisme distingué, au pire, à des arguments hypocrites de «&nbsp;défenseurs&nbsp;» de la République, une et indivisible... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Devons-nous pour autant nous résigner à vivre dans une France de comices agricoles ?<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La réalité nous interdit ce folklore, car celle de notre temps, que nous le voulions ou pas, s'identifie à la concentration urbaine&nbsp;: si les territoires sur lesquels<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>se développent ces réseaux urbains<span style="mso-spacerun: yes"> </span>ne sont pas démographiquement maîtrisés, l'avenir sera cruel pour leurs occupants. Nous n'en sommes plus à distinguer dans notre environnement des campagnes bucoliques<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>s'opposant<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>à des villes perverses&nbsp;: l'espace dit «&nbsp;rural&nbsp;» occupé par des exploitations agricoles qui deviennent autant de<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>maillons de l'industrie agro-alimentaire, est colonisé par les métastases du développement qualifié<span style="mso-spacerun: yes"> </span>(bien<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>souvent à tort)<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>d'«&nbsp;urbain&nbsp;».<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Dans ces territoires ne vivent plus des ruraux purs et de parfaits urbains, mais bien des «&nbsp;rurbains&nbsp;» dont l'intérêt commun est de vivre ensemble dans un environnement humain, physiquement perceptible et démocratiquement géré.<o:p></o:p></span></p><o:p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">La région conviviale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Cet <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>article n'a pas la prétention de donner, à la commission Balladur, une solution pour l'aider à démêler<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>l'inextricable écheveau qu'est devenue<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>l'organisation des collectivités territoriales. D'ailleurs la teneur de ses débats laisse supposer que ce qui suit<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>lui est totalement étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">En effet, mon propos n'est pas de résoudre un problème de haute technicité administrative et encore moins électorale&nbsp;: je suis totalement<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>incompétent en la matière. Il vise plutôt à éclairer tout un chacun sur sa capacité de faire «&nbsp;un pas de coté&nbsp;» et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de réfléchir sur une vision citoyenne de l'aménagement du territoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Parler de TERRITOIRE suppose un contenu et des limites&nbsp;: il semble que la première réflexion devrait se faire autour de la notion d'APPARTENANCE. Si l'on examine chaque secteur du territoire national par rapport au vécu quotidien de ses occupants,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>il sera possible de discerner les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>aires d'influence que génèrent<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>les métropoles urbaines sur leur hinterland. Voilà un beau sujet de démocratie participative&nbsp;: interroger les citoyens sur leur vie quotidienne dans l'espace même de cette quotidienneté...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>La méthodologie de participation et les logiciels d'analyse adaptés à ce type de consultation existent&nbsp;: les critères géographiques et historiques, les courbes d'accessibilité isochrone, les flux captés par les grandes infrastructures et tant d'autres outils ethnographiques...<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>font apparaitre le spectre des secteurs d'influence des<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>pôles urbains et leur hiérarchie par rapport à la métropole leader appelée à devenir l'étendard d'une région en compétition interrégionale.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>C'est dans les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>marges de ces secteurs<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>formant<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>comme une sorte de «&nbsp;halo blanc&nbsp;» que peuvent se tracer<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>des limites de gouvernance&nbsp;: à l'intérieur de celles ci, des citoyens concernés<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>par leur environnement et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>bien situés dans leur espace de vie se sentiront<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>responsables<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de la<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>gestion de leur<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span>territoire.</span></p><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Bien sûr, cela suppose qu'à l'issue d'un telle démarche les limites actuelles seront rectifiées et les situations<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>rentières acquises à l'intérieur de ces limites, remises en question&nbsp;:<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>mais, contrairement à ce que nous réserve la méthode de «&nbsp;replâtrage&nbsp;» vers laquelle semble se diriger<span style="mso-spacerun: yes"> </span>la Commission Balladur, l'élan d'un grand dessein démocratique engagera<span style="mso-spacerun: yes"> </span>dans une dynamique «&nbsp;conviviale&nbsp;»<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>les<span style="mso-spacerun: yes"> </span>Grand Ducs régionaux et les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>petits chefs cantonaux soucieux, à priori, de défendre leur pré carré, mais,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>pour la plupart,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>bien plus satisfaits de devenir les animateurs d'une refondation républicaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Cette démarche<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>suppose une <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>préalable prise de conscience<span style="mso-spacerun: yes"> </span>de l'importance de la participation des citoyens à l'aménagement de leur cadre de vie&nbsp;: il n'est plus possible d'organiser les territoires sur une trame obsolète avec des technocrates dépassés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">La parole est maintenant aux citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><o:p></o:p></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"></o:p></font></span>&nbsp;</p>]]>
    </content>
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    <title>« We are all socialists now »</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/tribune/2009/04/-we-are-all-socialists-now.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2009:/tribune//9.192</id>

    <published>2009-04-14T08:44:00Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:46:04Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Fabrice Labroille. &nbsp; Cette phrase barre la une du numéro de Newsweek de la semaine du 10 février. Alors que la crise touche de plein fouet les Etats-Unis, le magazine explique que pour y faire face, les instruments à...]]></summary>
    <author>
        <name>Equipe Communication</name>
        
    </author>
    
    
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"><em>Par Fabrice Labroille.</em></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"><em></em></font></font></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Cette phrase barre la une du numéro de Newsweek de la semaine du 10 février. Alors que la crise touche de plein fouet les Etats-Unis, le magazine explique que pour y faire face, les instruments à mettre en place (régulation de l'économie, redistribution...) peuvent s'apparenter au modèle français, lui même étant «&nbsp;socialiste&nbsp;». Bien sûr, ce modèle étant aux antipodes du modèle américain, le journaliste de Newsweek exhorte Obama à trouver un bon équilibre pour ne pas en arriver là. Le titre de l'article sonnant alors comme une gentille provocation.<o:p></o:p></font></font></font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Notre modèle économique était jusqu'à présent voué aux gémonies par les économistes libéraux (américains et européens). Il est, la crise aidant, non seulement reconnu comme légitime, mais en plus comme permettant à notre pays de pouvoir, en partie, amortir le choc économique à venir. <o:p></o:p></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Voir Nicolas Sarkozy, et les membres de son gouvernement vanter la force de nos services publics, la justesse de nos prélèvements, la solidité de nos grandes entreprises publiques est assez jubilatoire. Mais dans un même temps, entendre la droite dans son ensemble s'apitoyer sur la précarité croissante de la classe moyenne frôle l'obscénité. Elle a l'air de se rendre compte que notre système était non seulement socialement juste, mais également économiquement viable. Faut-il leur rappeler qu'un haut niveau de protection sociale, des services publics de qualité et une économie en partie régulée par la puissance publique permettent de stimuler l'économie&nbsp;? <o:p></o:p></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Mais, à regarder de près les politiques misent réellement en œuvre ces derniers mois par le gouvernement, il devient évident que les larmes des dirigeants de droite sont des larmes de crocodile. Comment peut-on encenser les services publics quand dans un même temps, on privatise la Poste, on asphyxie les hôpitaux et l'on détruit notre système éducatif&nbsp;? Comment veut-on relancer l'investissement public quand on s'attaque chaque jour aux budgets des collectivités locales, principales actrices dans ce secteur&nbsp;? Comment veut-on relancer la consommation sans augmenter le pouvoir d'achat ? Que l'on rassure le journaliste de Newsweek, notre Président est loin de construire le socialisme en France&nbsp;!<o:p></o:p></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Face aux mensonges qui s'accumulent, il est de notre devoir d'opposants de les dénoncer, mais également de proposer ce que nous ferions, nous, si nous étions en responsabilité. C'est ce qui a en parti été fait lors de la présentation de notre «&nbsp;plan de relance&nbsp;». Si nous souhaitons revenir au pouvoir, il est nécessaire que ce genre de propositions se multiplie, qu'elles déclinent dans tous les secteurs (éducation, santé, environnement...) nos valeurs de solidarité et de progrès. C'est maintenant que 2012 se prépare.<o:p></o:p></font></font></font></p>]]>
    </content>
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    <title>L&apos;Union Européenne, un outil pour refonder notre projet de société</title>
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    <published>2009-04-14T08:41:14Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:43:19Z</updated>

    <summary>Par Alexandre Tortel. Nous traversons aujourd&apos;hui un cycle marqué par une profonde instabilité économique et politique. Nombre de certitudes, de dogmes, véhiculés par l&apos;idéologie néolibérale, tels que la croyance en une autorégulation par le marché des sphères économiques et sociales,...</summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000"><em>Par Alexandre Tortel.</em></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Nous traversons aujourd'hui un cycle marqué par une profonde instabilité économique et politique. Nombre de certitudes, de dogmes, véhiculés par l'idéologie néolibérale, tels que la croyance en une autorégulation par le marché des sphères économiques et sociales, s'effondrent un à un. La crise économique, liée à une profonde crise sociale, contribue à accroitre l'insécurité sociale et à précariser une frange de plus en plus<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>importante de la population. <o:p></o:p></font></font></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">C'est dans ce cadre que se multiplient les conflits sociaux, alimentés par la dégradation du pouvoir d'achat et la pression croissante d'un taux de chômage en constante augmentation. Cette contestation sociale s'est cristallisée le 29 janvier dernier par une très forte mobilisation lors de la journée de grève interprofessionnelle. Les revendications exprimaient à la fois un refus des «&nbsp;réformes&nbsp;» menées par le gouvernement mais aussi un profond malaise social suscité par la gravité de la dégradation de l'économie réelle. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">L'ampleur de ce malaise s'illustre par le soutien de la majorité de l'«&nbsp;opinion publique&nbsp;» aux revendications exprimées lors de cette grève interprofessionnelle. Il faut remonter à la mobilisation contre le CPE, en 2006, pour qu'une mobilisation sociale soit pareillement en phase avec l'&nbsp;«&nbsp;opinion publique&nbsp;». De la même manière, il faut remonter en 2006 pour retrouver le Parti Socialiste mobilisé dans le mouvement social. Pour autant, au delà d'une participation nécessaire aux manifestations, il incombe à un parti de gouvernement et de transformation sociale d'être en mesure de proposer un débouché politique aux revendications et ce à travers la construction d'une alternative. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">L'élaboration d'un «&nbsp;contre plan de relance&nbsp;» est nécessaire mais bien insuffisant. En effet, dans une période instable où s'exprime une profonde colère sociale, il est indispensable de reconstituer des repères idéologiques au sein d'un projet de société. Au delà d'une simple réponse conjoncturelle à la crise, c'est un modèle de société qu'il s'agit de refonder. Le rôle de la puissance publique comme outil de régulation doit être réaffirmé, tout comme une répartition plus juste de la valeur ajouté au profit du travail ou encore la régulation accrue du libre-échange.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Un tel projet ne peut se fonder qu'a l'échelon supranational en l'espèce celui de l'Union Européenne. A ce titre les prochaines élections européennes constituent naturellement le premier débouché électoral aux revendications et au malaise social suscités par la crise. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Alors que depuis plusieurs années les peuples se détournent de l'Europe, devenue synonyme d'une technocratie aveugle au service du seul libéralisme, il est primordial de lui redonner une utilité sociale. <strong>Le</strong><span style="mso-spacerun: yes"><strong>&nbsp;</strong> </span><b>principal enjeu de cette campagne,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>portera donc sur la capacité de l'UE à constituer un outil politique doté d'un véritable projet de société afin de répondre à la crise et de mieux protéger les citoyens face à ses conséquences. <o:p></o:p></b></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><o:p><font color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">La responsabilité des socialistes français et du Parti Socialiste Européen (PSE) sera de porter ce projet. Les sociaux démocrates européens<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>doivent tirer toutes les conséquences des treize défaites subies sur les quinze derniers scrutins : nous ne pouvons plus nous inscrire dans la voie du renoncement, il convient aujourd'hui de réfuter les axiomes des libéraux par un nouveau projet politique. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Alors que certains principes politiques et économiques, tel que le système des aides d'Etat ou le respect du pacte de stabilité, se sont effondrés sous les effets de la crise économique, il est nécessaire d'affirmer une réorientation des politiques européennes au service de la justice sociale.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">L'élaboration d'un cadre juridique sera nécessaire pour stabiliser la notion de service public, outil de l'interdépendence sociale. De même il faudra initier une harmonisation fiscale «&nbsp;par le haut&nbsp;», alignée sur les Etats les plus redistributeurs et protecteurs des droits sociaux.<o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Enfin, pour que l'Europe soit le cadre efficace du dépassement de la crise, l'UE devra disposer de marges de manoeuvres budgétaires lui permettant d'avoir recours à l'emprunt et au déficit. Il sera donc nécéssaire d'élaborer un nouveau Pacte de croissance avec des critères réalistes et surtout de mettre la politique monétaire au service de l'investissement et de la compétitivité. Il est donc impératif de mettre fin à l'indépendance de la BCE au moyen d'un contrôle politique du parlement européen. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font size="3"><font color="#000000">Ces élections seront un enjeu fondamental quant au choix de société que nous voulons, à nous de nous donner les moyens de fonder un projet politique cohérent et en réponse aux attentes de nos concitoyens.<o:p></o:p></font></font></span></p>]]>
    </content>
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    <title>L&apos;illusion NPA</title>
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    <published>2009-04-14T08:37:08Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:40:28Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Yasmine Mohammedi, secrétaire de section adjointe. &nbsp; Depuis le 7 février, c'est désormais officiel, la LCR n'est plus. Exit. Mettant de côté la thématique trotskiste, qui ne fait plus recette, Olivier Besancenot a donc lancé l'offensive à gauche avec...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em>Par Yasmine Mohammedi, secrétaire de section adjointe.</em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em></em></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Depuis le 7 février, c'est désormais officiel, la LCR n'est plus. Exit. Mettant de côté la thématique trotskiste, qui ne fait plus recette, Olivier Besancenot a donc lancé l'offensive à gauche avec un Nouveau Parti Anti-capitaliste, positionné plus encore que son précédent avatar, dans le «&nbsp;contre&nbsp;» et dont un des principes fondateurs semble être plus que jamais la volonté de nuire au PS. Habilement relooké, le parti d'Olivier Besancenot affiche ses ambitions&nbsp;: dans le paysage fracturé de la gauche française, faire une OPA sur la gauche de la gauche et devenir son pôle le plus attractif, tout en continuant de refuser toute responsabilité «&nbsp;dans le cadre des institutions actuelles&nbsp;». De même, la motion favorable au Front de Gauche aux Européennes (PG/PC/NPA) soutenu activement par notre ancien camarade Jean-Luc Mélenchon ne représente-t-elle qu'une faible minorité dans les instances du nouveau parti d'Olivier Besancenot. </font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">S'il est probable que le NPA risque de capter une partie de l'électorat d'un Parti Communiste en désarroi et ringardisé, on peut évidemment aussi craindre un impact négatif sur le PS. L'optimisme de rigueur affiché par nos leaders à cet égard dans les media, s'il constitue un bon choix en termes de communication, ne doit pas nous faire oublier un danger réel. D'ailleurs la LCR n'a-t-elle pas sagement attendu que le congrès de Reims soit passé, comme un ouragan dévastateur, pour officialiser la naissance du nouveau parti&nbsp;et apparaître sous un jour comparativement plus sympathique? </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Il est clair de notre point de vue que ce parti vise à faire son miel des difficultés du PS et du PC sans offrir d'alternative sérieuse, qu'il renvoie inlassablement dos à dos le PS et l'UMP avec une mauvaise foi patente. Et pourtant, qui n'a pas récemment argumenté avec un de nos sympathisants tenté par le parti de Besancenot&nbsp;? Toutes les voix compteront demain comme hier.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Le NPA risque-t-il de devenir pour le PS ce que le FN fut à la droite&nbsp;? On est malheureusement en droit de le redouter, surtout lorsque l'on constate la bienveillance affichée par l'UMP vis à vis du facteur aux joues rondes. On se souvient aussi de la campagne présidentielle de 2007 et de l'ambivalence néfaste du candidat Besancenot à l'issue du 1<sup>er</sup> tour.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Pour éviter une déperdition au profit du NPA, on pourrait penser que la solution consisterait à orienter notre discours à gauche toute. Toutefois, tenter implicitement de concurrencer le parti des anti en se plaçant artificiellement sur son terrain ne me semble pas être une réponse viable, d'autant que la concurrence électorale possible ne joue pas pleinement sur le positionnement idéologique. Nous avons des divergences de fond avec le NPA et ce n'est pas à lui de nous imposer nos orientations. C'est au contraire en nous rassemblant sur une ligne politique fidèle à notre identité socialiste que nous avons la meilleure chance de résister aux coups de boutoir et de convaincre. C'est ainsi que le parti de gouvernement que nous sommes peut démontrer la démagogie d'une formation politique contestataire, certes, mais peu encline à assumer ses responsabilités. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">En intégrant enfin des représentants de la motion qui était arrivée au premier rang du vote sur les motions de novembre dernier, la direction du PS l'a compris. Tant mieux&nbsp;! L'unité du PS sera le meilleur rempart contre le mirage NPA et, cela va de soi, contre le formidable adversaire qui nous gouverne. </font></p>]]>
    </content>
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    <title>Un projet de gauche pour l&apos;université ?</title>
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    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2009:/tribune//9.189</id>

    <published>2009-04-14T08:33:51Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:36:33Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Julien Saint-Jores. &nbsp; La loi LRU et tout l'arsenal de réformes censées alimenter la logique d'autonomie des universités bénéficiaient, au moins jusqu'au début de cette année, de la réputation d'une réforme exemplaire. L'étonnant consensus, silencieusement à gauche, bruyamment à...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em>Par Julien Saint-Jores.</em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em></em></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">La loi LRU et tout l'arsenal de réformes censées alimenter la logique d'autonomie des universités bénéficiaient, au moins jusqu'au début de cette année, de la réputation d'une réforme exemplaire. L'étonnant consensus, silencieusement à gauche, bruyamment à droite, illustrait l'idée chère au gouvernement que sa réforme de l'enseignement supérieur, présentée par le président de <st1:PersonName ProductID="la R￩publique">la République</st1:PersonName> comme la plus importante de son quinquennat, avait atteint l'objectif fixé. L'indiscutable réussite de <st1:PersonName ProductID="la LRU">la LRU</st1:PersonName> constituait jusqu'alors une proposition si claire et évidente par elle-même que nul ne jugeait pertinent d'entrer dans ses détails (il faut convenir que ceux qui ont aujourd'hui médiatiquement la parole auraient bien été en peine de le faire, aucun ne sachant réellement de quoi il retourne...). La droite, sur le terrain de l'université comme sur d'autres terrains, avait en cela remporté, sans avoir à se battre, une nouvelle bataille idéologique.</font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Le caractère indiscutable d'une réforme pose <i style="mso-bidi-font-style: normal">de facto</i> un problème démocratique. L'aphonie du PS sur la question de l'université a trahi plus qu'un désarroi idéologique (dont nous commençons à peine à sortir), les suites néfastes d'un divorce consommé depuis plus de dix ans entre la gauche politique et les universitaires... L'incapacité du PS à s'opposer efficacement à <st1:PersonName ProductID="la LRU">la LRU</st1:PersonName>, puis à comprendre et relayer la mobilisation sans précédent des universités (toutes tendances, toutes disciplines et toutes catégories réunies dans un combat dont l'intensité fut historique) contre les divers projets de décrets, provient naturellement de l'absence d'un projet, alternatif et réellement ancré à gauche, pour l'université française dans son ensemble. En envisageant la question universitaire sous l'angle seul de la condition étudiante (si importante soit-elle par ailleurs), le PS s'est nécessairement trouvé sans réponse face aux réformes structurelles engagées par la droite, faute d'avoir assez réfléchi depuis 1984 (loi Savary) sur des problèmes auxquels une fois encore la droite est seule à souhaiter apporter des réponses (reconnaissance de l'évolution du métier d'enseignant-chercheur, modalités de financement de la recherche et de l'enseignement supérieur, relations avec les acteurs socioéconomiques, gestion des ressources humaines...). Ce n'est pas seulement un problème de compétence, c'est un problème de perspective. Il convient au premier parti d'opposition de se placer au même niveau et sous le même angle d'analyse que la droite quant aux réformes qu'elle propose. Partager le même angle pour mieux s'autoriser une opposition crédible, pied à pied, sur chacune des propositions du gouvernement et produire sur chaque point une contre-proposition argumentée. Cela vaut pour la réforme de l'université comme pour tout le reste. Le PS ne saurait, dans le contexte actuel, gagner sa crédibilité à un autre prix&nbsp;!</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Mais avant de trouver les ressources intellectuelles pour faire de judicieuses contre-propositions aux diverses réformes engagées, il convient au PS de se doter d'une vision globale quant au rôle dévolu à l'université dans l'organisation sociale. Proposer un discours politique sur l'université, c'est proposer un projet pour l'ensemble de la société française. L'enseignement supérieur est un thème de gauche qui a été trop longtemps abandonné, qui brasse de très nombreux sujets sur lesquels le PS doit avoir quelque chose à dire: la question de la formation et de l'insertion professionnelle des jeunes générations (et donc aussi la question centrale du chômage des diplômés dont on fait porter la responsabilité aux universités!), la question de l'égalité des chances et de la promotion sociale, la question de l'émancipation par la culture et le développement intellectuel des individus, la question à la fois de la diffusion des valeurs républicaines et du dialogue interculturel, la question de l'innovation et de ses débouchés techniques et industriels, la question de la réconciliation de la gauche politique et de la gauche intellectuelle, etc. L'université, c'est le cœur battant d'une société. Ne laissons pas à la droite les coudées franches pour s'en occuper seule&nbsp;!</font></p>]]>
    </content>
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    <title>Quand l&apos;esclavage deviendra-t-il en France un crime contre l&apos;humanité ? </title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/tribune/2009/04/quand-lesclavage-deviendra-t-il-en-france-un-crime-contre-lhumanite.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2009:/tribune//9.188</id>

    <published>2009-04-14T08:16:38Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:31:19Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Sonny Perseil. &nbsp; Les derniers événements qui se sont déroulés dans les «&nbsp;colonies&nbsp;» françaises des Antilles ont été l'occasion de repenser un peu à l'esclavage. On a parfois évoqué la loi dite Taubira du 21 mai 2001 «&nbsp;tendant à...]]></summary>
    <author>
        <name>Equipe Communication</name>
        
    </author>
    
    
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"><em>Par Sonny Perseil.</em></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em></em></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Les derniers événements qui se sont déroulés dans les «&nbsp;colonies&nbsp;» françaises des Antilles ont été l'occasion de repenser un peu à l'esclavage. On a parfois évoqué la loi dite Taubira du 21 mai 2001 «&nbsp;<strong><span style="FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold">tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité&nbsp;». </span></strong>Pourtant, cette loi est pour l'instant un non-sens juridique et personne n'ose vraiment agir en conséquence. <o:p></o:p></font></font></font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">En effet, si l'esclavage était véritablement reconnu comme un crime contre l'humanité, il serait par définition - c'est l'un des principaux intérêts de l'usage de la notion -imprescriptible. Or, le principal criminel est encore en vie&nbsp;: l'Etat français, qui dans l'article 121 de «&nbsp;son&nbsp;» code pénal semble avoir réussi à se mettre à l'abri contre toute mise en cause de sa responsabilité pénale. Il est néanmoins le principal criminel pour l'affaire qui nous intéresse car il a participé à l'organisation et à l'exploitation du système esclavagiste et, en mettant en œuvre ce qu'il a appelé l'abolition puis la reconnaissance, il est passé aux aveux publics en mettant bien en évidence sa responsabilité, non seulement pour les crimes commis par lui en tant que personne morale mais aussi pour ceux des autres personnes morales (sociétés) et physiques coupables de traite et d'esclavagisme, crimes qu'il a si longtemps cautionnés et dont il a donc été complice. <o:p></o:p></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">&nbsp; <o:p></o:p></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Les excuses n'exonèrent nullement celui qui s'est rendu coupable de crime contre l'humanité d'être jugé et de répondre de ses actes. Sinon, l'histoire, c'est le cas de le dire, serait trop belle&nbsp;! «&nbsp;Oui j'ai commis un crime horrible, c'est même un crime contre l'humanité. Pardon, pardon&nbsp;! Faisons vite des commémorations et aimons nous les uns les autres&nbsp;». Discours d'autant plus inadmissible qu'à l'esclavage a succédé un système voisin&nbsp;: si les noirs des colonies n'ont plus eu à porter des chaînes après l'abolition officielle, ils n'ont pas pour autant été maîtres de leur destin, le pouvoir politique ayant été exercé par les blancs - directement jusqu'à la période récente dite de décolonisation, indirectement depuis -, le contrôle économique restant de toute façon très largement le privilège des «&nbsp;colons&nbsp;» et de leurs descendants. </font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"></font></font></font>&nbsp;</p><font color="#000000"><font face="Times New Roman">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Alors oui, merci Christiane Taubira. Mais il faut agir en conséquence sinon c'est purement et simplement du foutage de gueule&nbsp;! Si l'esclavage, dont ont profité de nombreuses personnes physiques et morales et de nombreuses régions de la métropole, est effectivement un crime contre l'humanité, l'Etat français, qui semble être le coupable survivant le plus évident, doit être jugé. Ce que nous devons à nos colonies peuplées d'anciens esclaves, ce n'est pas à nous - l'Etat français, qui ne peut que plaider coupable - d'en décider (ce serait un comble que celui qui s'est rendu coupable des pires crimes choisisse sa peine&nbsp;!) et cela ne pourra sûrement pas se résumer à de la reconnaissance et à des commémorations. Si l'Etat français est condamné (pourquoi ne pas saisir -il me semble que <st1:PersonName ProductID="la Cour P￩nale"><st1:PersonName ProductID="la Cour">la Cour</st1:PersonName> Pénale</st1:PersonName> Internationale (CPI) a cette fonction&nbsp;! - un tribunal onusien&nbsp;?),&nbsp; il devra aux peuples qu'il a réduit en esclavage de lourds dommages et intérêts, et l'histoire économique et politique de notre avenir commun pourra enfin être envisagée de façon plus juste, non&nbsp;? <o:p></o:p></font></p><o:p></o:p></font></font>]]>
    </content>
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    <title>Une sortie du tunnel en vue ?</title>
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    <published>2009-04-14T08:09:42Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:15:08Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Gilles Marchand &nbsp; La situation actuelle est d'une exceptionnelle gravité mais il faut savoir que les émergences de trois révolutions industrielles simultanées -- au minimum -- vont se conjuguer pour créer les conditions d'une sortie générale de la crise....]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"><em>Par Gilles Marchand</em></font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">La situation actuelle est d'une exceptionnelle gravité mais il faut savoir que les émergences de trois révolutions industrielles simultanées -- au minimum -- vont se conjuguer pour créer les conditions d'une sortie générale de la crise. Action Replay...</font><o:p></o:p></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Il ne se passe pas un jour sans que l'on nous annonce de mauvaises nouvelles en provenance de la planète économique. L'essentiel, face à cette accumulation de revers, est de rester debout et, sans être béatement optimistes, de rester volontaristes pour vivre comme nous l'avons toujours fait, assurant au jour le jour la si précieuse continuité de la société. Les variations financières, elles, mettent à mal les équilibres que nous avions construits. Certains signes laissent penser que le capitalisme, s'il est allé trop loin, s'il a prouvé qu'il peut être en contradiction avec les principes minimaux de la prise en compte des besoins sociaux humains, et qu'il vient par conséquent se substituer à une structure étatique sans apporter les services quelle est censé assurer, a besoin d'une forme adaptée de refonte. Bien que ne remplissant pas les missions sociétales dont ont besoin des citoyens transformés en usagers, le capitalisme a encore de beaux jours devant lui, mais l'état et les coopérations régionales sont une réponse plus appropriée sur ce plan et il faut qu'elles s'entraident pour accoucher des solutions dont nous avons besoin. Il faut qu'une structure assume une garantie sociale au delà de la sphère professionnelle et les services publiques.&nbsp;</font></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"></font></font></font>&nbsp;</p><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le capitalisme n'est pas mort. Au contraire, il se réinvente en permanence et ajoute une part de reconnaissance de la créativité à son mode de fonctionnement, mais il s'est lourdement discrédité dans sa capacité supposée à assurer les taches de maintien de la cohésion sociale. Il est donc nécessaire que les acteurs de la finances se fassent la violence nécessaire d'abandonner une part de leurs bénéfices dans un mode de taxation (minime mais bien réelle) qui serait la contrepartie minimale de la richesse requise que les états ont mis sur la table pour sauver les institutions touchées. Que puissent revenir les marges de manœuvres qu'ils ont perdues et lui permettent d'assurer un meilleur fonctionnement de ses organes, et que le consensus, ce génie invisible qui permet à la liberté de régner dans une société, puisse être renforcé.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Trois phénomènes nouveaux --&nbsp;et salutaires --&nbsp;nous arrivent. Une révolution verte, tout d'abord, qui va créer des emplois dans les technologies environnementales en développant tous les services et outils nouveaux qui seront nécessaires. Il s'agira de concilier des ressources&nbsp; qui ne sont pas illimitées et les besoins une population mondiale en hausse sans tomber dans un malthusianisme inapproprié. L'intelligence collective de la génération actuelle doit se soucier prioritairement de ces questions. La deuxième révolution est énergétique. Elle va consacrer l'Hydrogène comme vecteur énergétique universel avec l'utilisation massive de l'énergie solaire et la création de réseau énergétiques distribués qui viendront s'adjoindre aux réseaux internet et permettre de lutter efficacement contre la pollution atmosphérique.&nbsp;<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p></o:p>&nbsp;</p><o:p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le troisième moteur de croissance est le Web 3D qui va révolutionner notre approche au travail, au commerce, à la création, mais qui devra être pensé par ses inventeurs comme un réseau respectueux de la dignité des hommes, de leur vie privée et de leur image... Nous vivons déjà par endroits cette évolution qui va entraîner l'émergence d'immenses besoins professionnels. Des métiers d'un type nouveau vont apparaître qui devront également être pensés en terme de grilles de rémunérations, afin de rétablir pour de nombreux salariés des conditions de vie décentes. Enfin, il n'est pas illusoire de penser qu'une révolution nanotechnologique et biotechnologique ne produise un regain d'activité large dans les champs de la recherche, de la science, et de leurs débouchés.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">En attendant, nous sommes condamnés à vivre la situation actuelle de la moins mauvaise des manières possibles. Il serait bon, devant l'effondrement de la demande, qui a, elle aussi, sa composante psychologique, que les consommateurs soient correctement alimentés en matière bancaire, que les taux des crédits à la consommation baissent et que les ordinateurs de leurs sites internet ne fasse pas semblant de tomber en panne au moment de répondre aux demandes qui sont effectuées. Une immense captation de richesse et des disparitions d'actifs énormes, viennent d'avoir lieu. Il est bon que tous les acteurs soient sur le pont, même ceux que l'on a discrédités, afin que l'orage passé s'éloigne, et que l'on puisse enfin organiser les secours. Planifier la reconstruction, comme c'est le cas à Gaza, ce jour.&nbsp;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"></font>&nbsp;</p><font size="3">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Notre problème, en tant qu'humains de ce XXIème siècle qui commence, est de faire prioritairement parler notre humanité et de trouver le moyen de nous entendre à l'échelon mondial. En discutant et résolvant nos problèmes collectivement, puisque nombre des grandes problématiques actuelles sont interdépendantes et demandent une coordination de tous les acteurs, nous nous donnerons un faisceau de chances précieuses. L'échelon européen est un cadre essentiel pour ce qui concerne les européens, comme pour les autres ensembles régionaux ou états, comme pour nous la France, mais aujourd'hui doit voir émerger une conscience, une opinion publique internationale, déjà présente en 2003, qui, tout en étant infiniment respectueuse des valeurs de chacun, permette de limiter les problèmes et d'accentuer les solutions.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p><font size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le futur est là où on le créé.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><o:p></o:p></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"></o:p></font></font></font>&nbsp;</p>]]>
    </content>
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    <title>Pourquoi le « travailler plus » risque de tuer le capitalisme</title>
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    <published>2009-04-14T07:59:04Z</published>
    <updated>2009-04-14T08:02:10Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Luc Peillon. Depuis la naissance du capitalisme jusqu'au 6 mai 2007, le niveau de vie des salariés s'est élevé de deux manières&nbsp;: soit en gagnant plus pour le même temps de travail, soit en gagnant autant pour un temps...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000"><em>Par Luc Peillon.</em></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Depuis la naissance du capitalisme jusqu'au 6 mai 2007, le niveau de vie des salariés s'est élevé de deux manières&nbsp;: soit en gagnant plus pour le même temps de travail, soit en gagnant autant pour un temps de travail réduit. Sous forme pécuniaire ou de temps libre, le bien-être des salariés a ainsi toujours été indexé sur la croissance de la richesse nationale. <o:p></o:p></font></span></p><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA"><font color="#000000">Pourquoi donc le patronat, depuis plus d'un siècle, a-t-il accepté cette augmentation régulière du pouvoir d'achat des salariés, en temps ou en argent, sans même avoir eu l'idée de les faire travailler plus&nbsp;? </font></span>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">Quel altruisme a donc animé toutes ces années les dirigeants d'entreprise pour céder sans contrepartie autant de richesses&nbsp;aux travailleurs? Aucun, évidemment. Si depuis que le capitalisme existe, les salariés voient leur niveau de vie progresser, en même temps que diminue leur temps de travail, c'est tout simplement parce qu'ils sont, en grande partie, à l'origine de cette création de richesse qui leur revient. Allié au capital, le travailleur n'a jamais cessé d'être plus productif d'une année sur l'autre, décennies après décennies, à titre collectif comme individuel. Parce que les process de travail sont plus efficaces, parce que le salarié, par son expérience, est toujours plus rentable au fil de sa carrière, celui-ci augmente la production finale. Ce sont ces gains de productivité dont il est l'auteur que le salarié reçoit au fil du temps sous forme d'augmentation salariale ou de temps libre. Ainsi, les détenteurs de capital ne «&nbsp;donnent&nbsp;» rien gratuitement. Ils prennent acte du partage de cette richesse créée, dont la répartition entre capital et salariat varie en fonction du rapport de force au moment T, mais n'accordent finalement que leur dû aux salariés. La richesse nationale augmente chaque année - ce que l'on appelle la croissance - et le partage de cette part sans cesse augmentée du gâteau que reçoivent les salariés n'est finalement rien d'autre que ce qu'ils ont produit en plus. </font></span></p><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><font color="#000000">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; LINE-HEIGHT: 115%; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Tout ceci a fonctionné, bon an mal an, jusqu'au 6 mai 2007. Ce jour là, Nicolas Sarkozy a réussi à faire croire que l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés ne passait plus par le versement de ce qui leur était dû en échange de leur productivité accrue, mais qu'elle serait désormais le fruit du «&nbsp;travailler plus&nbsp;». Autrement dit, si le salarié souhaite une augmentation, qu'il se la paie lui-même. <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>Avec le risque de voir l'exigence patronale du «&nbsp;travailler plus&nbsp;» se substituer progressivement aux revalorisations salariales naturelles qui accompagnent l'augmentation de la richesse produite. Formidable tour de force rhétorique qu'ont dû applaudir secrètement<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>nombre de détenteurs de capital, qui n'en espéraient pas tant.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Ceux-ci, pourtant, ne devraient pas se réjouir trop vite. Car en déformant, pour l'instant - crise oblige - surtout dans les esprits, le compromis historique et mécanique sur lequel repose le capitalisme, le retour de boomerang risque d'être des plus douloureux. Et ce, pour une raison simple&nbsp;: la motivation du salarié réside dans la reconnaissance de son travail, dont la rémunération est une part essentielle. Payer plus un salarié parce qu'il plus efficace est à la base de cette motivation. Cela fait partie de cette «&nbsp;adhésion&nbsp;» du travailleur au projet collectif qu'est l'entreprise et, plus largement, au système capitaliste. Remettre en cause cet aspect primordial du management des hommes, c'est fragiliser, à moyen terme, l'entreprise elle-même. Car il n'est pas de danger plus grand pour une entreprise que la démotivation de ses acteurs. Qu'il ressente, consciemment ou non, que le compromis sur lequel repose le partage des richesses créées est vicié, et alors le salarié sera moins productif. Il ne sera plus en mesure de produire chaque année ce petit plus supplémentaire que l'on appelle la croissance. Or sans croissance, le capitalisme n'est plus. Les «&nbsp;Madoff&nbsp;» du «&nbsp;travailler plus&nbsp;» devraient y réfléchir. Ils risquent, au mieux, une explosion sociale, au pire une aversion des hommes pour un système productif qui, finalement, trompe l'un de ses deux co-auteurs. <o:p></o:p></span></p><o:p></o:p></font></span>]]>
    </content>
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    <title>Voir, savoir, accepter ou refuser</title>
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    <published>2009-04-14T07:50:01Z</published>
    <updated>2009-04-14T07:57:01Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Liliane Rannou. &nbsp; Je suis contente. On parle déjà beaucoup de "Welcome" qui sort le 11 mars. On parle aussi de "Ulysse from Bagdad" publié récemment. Et à la fin de la diffusion de "14&nbsp;kilomètres", c'est moi qui n'ai...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><em>Par Liliane Rannou.</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><em></em></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Je suis contente. On parle déjà beaucoup de "Welcome" qui sort le 11 mars. On parle aussi de "Ulysse from Bagdad" publié récemment. Et à la fin de la diffusion de "</span><st1:metricconverter ProductID="14ﾠkilom￨tres"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">14&nbsp;kilomètres</span></st1:metricconverter><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">", c'est moi qui n'ai pu m'empêcher de parler aux spectateurs ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Je suis contente parce que je pense que ces films, ce livre, ces "histoires" vont rendre plus réels, plus visibles ces personnes dites "sans-papiers" et que, grâce à l'émotion ressentie à travers ces fictions, on va soudain s'apercevoir que "les sans-papiers" ce sont&nbsp;: les parents des copains de nos enfants à l'école, nos collègues, le monsieur qui vient réparer le chauffe-eau, nos voisins ! La chasse qui leur est faite n'est ni juste, ni honorable&nbsp;; on ne veut pas en être complice.<o:p></o:p></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Ces personnes vivent dans la peur des contrôles, des «&nbsp;rafles&nbsp;», qu'on n'a pas le droit d'appeler comme cela. Mais c'est quoi quand la police se pose dans un endroit, vérifie les papiers "à la tête du client" et arrête des personnes en nombre uniquement sur le défaut de présentation de papiers en règle? Et qu'ils sont expulsés, renvoyés à la case départ quand il leur a été si difficile d'arriver jusqu'ici parce qu'ils n'avaient pas d'avenir dans leur pays, ou pire parce qu'ils y risquent leur vie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Cela fait des années déjà que cela arrive tous les jours : tous les jours des personnes ont besoin qu'on les soutienne dans les permanences des associations qui leur viennent en aide (RESF, LDH, MRAP, syndicats de travailleurs, Droits Devant , les collectifs de quartiers et toutes les associations que je ne connais pas) aux commissariats, dans les Préfectures pour déposer des dossiers de demande de régularisation, au Tribunal Administratif pour annuler une procédure d'expulsion, dans les aéroports pour que l'avion parte sans eux. Il faut être nombreux à les aider car le besoin est grand et les procédures compliquées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: windowtext; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Il faut être nombreux à s'informer (il y a un groupe de travail sur la politique migratoire animé par Odile Kouteynikoff au sein de la section), à se former pour soutenir les personnes sans-papiers et protester contre cette politique honteuse. On ne peut pas simplement tourner la tête et laisser faire !!! Pour nous, les socialistes, en particulier, ce n'est pas acceptable même si c'est la loi de maintenant, c'est une loi cruelle et injustifiée contre laquelle nous avons un devoir de désobéissance individuellement et collectivement. <o:p></o:p></span></p>]]>
    </content>
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    <title>Quand les confettis explosent </title>
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    <published>2009-04-14T07:21:15Z</published>
    <updated>2009-04-14T07:35:27Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Renaud Chenu. &nbsp; L'effervescence sociale dans nos charmants confettis d'Empire a rappelé à la France que les Antilles n'étaient pas seulement faite de vahinés, lagons bleus et cocktails au rhum blanc. A l'instar de Michel Sardou, la France a...]]></summary>
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    </author>
    
    
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em>Par Renaud Chenu.</em></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><em></em></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">L'effervescence sociale dans nos charmants confettis d'Empire a rappelé à la France que les Antilles n'étaient pas seulement faite de vahinés, lagons bleus et cocktails au rhum blanc. A l'instar de Michel Sardou, la France a ouvert les yeux sur une réalité héritée du «&nbsp;bon vieux temps des colonies&nbsp;» et perpétrée jusqu'à nos jours. Il semblait pourtant à certains que «&nbsp;la misère [était] moins pénible au soleil&nbsp;» ? Petit flash back pour mieux comprendre le film du premier grand mouvement de la Crise en France, un mort et deux mois de grèves plus tard.</font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">De la conquête des îles à l'abolition de l'esclavage. 1635-1848.<o:p></o:p></font></font></font></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">C'est la France du génial et terrible Richelieu qui met la main sur la Guadeloupe et la Martinique après une conquête homérique (1635-1654) contre les amérindiens caraïbes. La Compagnie des îles d'Amérique créée pour l'occasion par le Cardinal en obtient la concession. Le statut des îles évolue au grè des desiderata de la mise en place expérimentale du système colonial mais finissent par être rattachées directement à la couronne en 1674. L'économie des îles est régie selon les principes colonialistes du commerce triangulaire. Dès 1636, Louis XIII autorisa l'introduction des premiers esclaves importés d'Afrique pour mettre en valeur les exploitations sucrières. Cinquante ans plus tard - mars 1685 -, le premier code noir est mis en place. L'esclavage sera aboli par la révolution en 1794 puis rétabli par le consul Bonaparte en 1802. Il faut attendre la seconde république, 1848, pour que l'esclavage soit définitivement aboli.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"></font>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Békés et LKP, l'explication historique<o:p></o:p></font></font></font></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">La structure sociale de la population guadeloupéenne est héritière de cette période. Les «&nbsp;Békés&nbsp;» sont les descendants des premiers colons esclavagistes et véritables vedettes du film de la grève et détiennent la moitié des supermarchés et des terres agricoles tout en ne représentant qu'un petit pourcent de la population des îles. Arrogants et racistes, ils sont une caricature de bourgeoisie parasitaire, maintenant l'île dans le sous-développement et exploitant le salariat local avec une désinvolture qui ferait rougir d'envie un Maître des forges. Liyannaj Kont Pwofitasyon, le collectif dirigé par l'excellent Elie Domota a donné une leçon de grève et d'élaboration de rapport de force social avec ce gouvernement de vautours. Le LKP, construction unitaire, a déployé une grande page d'histoire, belle comme un poème d'Aimé Césaire envahissant les esprits pour devenir réalité. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">La chronologie des événements a mis en évidence un gouvernement dépassé par les évènements dont la seule mesure sérieuse fut d'envoyer des escadrons de gardes mobiles faire bronzette au soleil. Pour le reste, tout a consisté à laisser la situation pourrir en espérant que le mouvement crève et que la population finisse par se lasser et se retourner contre les grévistes pour que Sarko puisse débarquer en sauveur suprême une fois l'orage fini. Pas de bol pour nos grands stratèges, les antillais jouent leur survie : c'est un mouvement de la crise, pas de la prospérité ! Notre président qui pensait il y a encore peu qu'un pays pouvait se gérer comme un commissariat doit ravaler ses fantasmes sécuritaires. L'État ne peut pas gérer cette crise comme en 67 où le 26 mai à Pointe à Pitre, jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage, 5000 ouvriers du bâtiment sont en grève pour une augmentation de salaire de 2%. Le délégué patronal, un certain Brizard aurait lancé alors aux grévistes&nbsp;: <i style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Quand les nègres auront faim, ils reprendront leur travail&nbsp;»</i>. Le mouvement prit une tournure insurrectionnelle, les policiers noirs sont désarmés et les autres sont ensuite invités à tirer dans le tas : on comptera 85 morts Le mouvement conduit par le LKP est en partie vécu comme la vengeance de ce massacre, lourd contentieux entre l'élite blanche et arrogante et le «&nbsp;peuple&nbsp;» créole. Quarante ans après, les dossiers, classés confidentiels (archives militaires), ne sont pas accessibles, malgré les demandes répétées des chercheurs et de la CGTG qui indique dans une lettre adressée à Rama Yade le 25 août 2008&nbsp;: <i style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Toutes les archives des hôpitaux et mairies relatives à cette période ont mystérieusement disparues et les archives Françaises de Fontainebleau nous sont interdites&nbsp;»</i>. Il ne s'agit que de 85 morts, la vérité officielle peut s'en passer...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Elie Domota, le Zorro des Antilles<o:p></o:p></font></font></font></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Elie Domota a tout compris, il a compris que pour mater une bande de crapules prédatrices comme celle de Sarkozy allié au MEDEF local (vraiment culte le Medef guadeloupéen, je leur ai demandé si Domota<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>avait eu des liens avec Action Directe, juste pour les tester, ils m'ont répondu sur un ton très sérieux «&nbsp;certainement&nbsp;») il faut leur jeter des pierres, leur foutre la trouille, pousser des grands cris terrifiants. Il a compris que la modération et le dialogue et l'approche consensuelle et la concertation des partenaires et la cogestion responsable et l'approche graduelle et le donnant-donnant, c'était du prêchi-prêcha pour lavette salonarde battue d'avance, de la soupe à la guimauve pour gratte-papier insipide en costume gris sombre, de la bouillie pour chat de gouttière fantomatique. Elie Domota incarne ce «&nbsp;peuple vertical&nbsp;» dont parlait Aimé Césaire. La ridicule plainte pour racisme déposée contre lui est la signature d'une volonté des puissants qui craignent la foudre populaire de disqualifier ceux qui cherchent à se libérer des chaînes de l'exploitation.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Sarkozy rêve d'une France soumise et dominée dans la crise, pas de bol pour lui, les antillais sont debout, montrent la voie à suivre en période de crise, et il peut continuer à suer à grosses gouttes dans la perspective du 19 mars.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Les antillais ont rappelé que la lutte pouvait payer, car il n'est de victoire sans combat. Elle est créatrice, poétique, Marianne a la peau brune et du chien dans le ventre. Les peuples qui avancent sont debout, jamais à genou. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman"></font></font></font></b>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">Passages choisis dans le manifeste des neufs intellectuels antillais pour des sociétés post-capitalistes <o:p></o:p></font></font></font></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><i><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times New Roman">«&nbsp;Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes [...] Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L'autre très haute nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d'une société non économique, où l'idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d'épanouissement. [...] Nous sommes tous victimes d'un système flou, globalisé, qu'il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu'il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l'élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du poétique.&nbsp;»<o:p></o:p></font></font></font></i></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>]]>
    </content>
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    <title>Défendre la Sécu et le droit à la santé pour tous</title>
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    <published>2009-03-13T20:50:07Z</published>
    <updated>2009-04-13T20:51:12Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Philippe Sopena et Aliou Dieng Médecins généralistes dans le 18ème arrondissement &nbsp; « L'an dernier 39% des Français ont renoncé à un soin en raison de son coût » (sondage IPSOS pour le Secours populaire français d'août 2008), et...]]></summary>
    <author>
        <name>Equipe Communication</name>
        
    </author>
    
    
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times"><em>Par Philippe Sopena et Aliou Dieng<o:p></o:p></em></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times"><em>Médecins généralistes dans le 18<sup>ème</sup> arrondissement</em></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font face="Times" color="#000000" size="3"></font></span>&nbsp;</p><span style="mso-ansi-language: FR">
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">« L'an dernier 39% des Français ont renoncé à un soin en raison de son coût » (sondage IPSOS pour le Secours populaire français d'août 2008), et c'était avant la crise financière ! C'est que la Sécu rembourse de plus en plus mal et que s'accumulent les sanctions financières&nbsp;: « punition de 1€ par acte », « franchise de 1€ par boite de médicament », «&nbsp;dépassements&nbsp;» parfois astronomiques, remboursements scandaleusement insuffisants des dents et des lunettes ...<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">A quoi s'ajoute, plus sournoisement, le déremboursement de champs entiers de la pathologie : vous ne le saviez peut-être pas mais l'allergie, la toux, la diarrhée et la constipation sont désormais considérées par la Sécu et le gouvernement comme des « maladies de confort » et comme telles moins bien remboursées (35%). Quant aux varices et aux petits soins des pathologies bénignes (gouttes, collutoires, sirops...) ils ne le sont plus du tout (mais sont en « vente libre » en pharmacie et à prix fort). Tant pis pour vous si vous en avez besoin. Payez. </font></font></font></span><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Ce que la Sécu ne rembourse plus, ou moins bien, c'est autant de plus à la charge des Mutuelles et ce sera donc, bon gré mal gré, aux adhérents de payer. Pour éviter d'augmenter les « prélèvements obligatoires » la droite impose des <span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times','serif'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: Times; mso-fareast-language: SV; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">«&nbsp;hausses obligées de cotisations volontaires&nbsp;».</span></font></font></font></span></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Mais tous ne peuvent pas payer : dans notre quartier, de plus en plus nombreux sont ceux qui, trop jeunes ou pas assez pauvres pour bénéficier de la CMU, ne peuvent plus s'offrir une Mutuelle. Et ils seront plus nombreux encore demain, avec la crise économique et sociale (familles monoparentales, précaires, petits salaires, petites retraites...). Pour eux c'est déjà souvent « moins de soins » : on économise sur la prévention, sur les dents, ou la mère reporte au mois suivant ses propres soins parce qu'un gosse a été malade et qu'il a fallu aller à la pharmacie... Demain si cela continue, pour certains, ce sera « pas de soins du tout ». Politique de gribouille irresponsable de gouvernants qui ne comprennent pas que « se soigner plus tard, c'est se soigner plus cher ».<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">A cette inégalité sociologique d'accès aux soins s'ajoute une disparité géographique inique d'accès aux soins, conséquence d'une politique antisociale, d'une course effrénée à la rentabilité qui a conduit au démantèlement d'hôpitaux de proximité.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Le parcours de soins imposé est laborieux, cahotique et les files d'attente pour une prise en charge s'allongent inexorablement.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times"><strong>ET PENDANT CE TEMPS LE TROU DE LA SECU SE CREUSE DAVANTAGE</strong> <o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Promis juré, à en croire la droite, « l'équilibre des comptes c'est pour demain ». Au moment de la Loi Douste-Blazy ce devait être pour 2007... raté. Lors de la campagne présidentielle le candidat Nicolas Sarkozy l'avait promis pour 2011. Encore raté : le déficit ne cesse de se creuser. Après avoir été de 8 milliards d'euros en 2008, ce sera pire encore en 2009 : de 10 milliards prévu initialement dans le budget, on est déjà passé à 15 milliards et ce n'est sans doute pas fini. Car le budget de la Sécu est directement fonction de la « masse salariale » : ainsi, 1% de salaires en moins c'est 1,9 milliards de trou en plus. Donc avec le PIB qui baisse en 2009, c'est la Sécu qui plonge.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Après l'échec du « Plan Juppé », le gouvernement Jospin avait rétabli l'équilibre des comptes de la Sécu. La droite, cette droite qui prétend savoir gérer, creuse les déficits d'aujourd'hui (l'ACOSS, la banque de la Sécu, flirte dangereusement avec la limite de ses découverts) et reporte sans vergogne la dette sur les générations futures.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Il est vrai que l'on ne peut pas à la fois multiplier les cadeaux aux entreprises (détaxations diverses), exclure pour l'essentiel stock options et revenus du capital du financement du budget social, inventer le bouclier fiscal... et équilibrer ses comptes.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times"><strong>NON MONSIEUR SARKOZY LA SANTE N'EST PAS UNE MARCHANDISE</strong> <o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">C'est pourtant cela qu'il a en tête, et depuis longtemps. Son modèle, le système de santé américain, est pourtant un contre modèle ruineux (12,5% du PIB américain contre 9% en France) en dépit de 40% de citoyens sans aucune couverture sociale ! Avec en prime des résultats sanitaires globaux désastreux (espérance de vie, mortalité infantile, taux survie des cancers...). Un système dans lequel le « système de santé c'est d'abord une machine à faire du fric » et où assureurs privés, gestionnaires des soins, et industriels du médicament constituent l'un des lobbys les plus puissants.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Comme pour les « crédits hypothécaires » (version française des « subprimes ») qu'il vantait hier, c'est pourtant ce modèle de la « Santé Bizness » que Nicolas Sarkozy veut pour la France. Au moment même ou Barack Obama s'est engagé à le transformer radicalement, là où Clinton et Hilary avaient, hélas, échoué. Les déremboursements actuels ne sont qu'une première étape, l'objectif de Sarkozy est bien une remise en cause de notre système de Sécurité sociale universel et la volonté d'avancer de façon croissante vers sa privatisation.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times"><strong>NON MONSIEUR SARKOZY L'HOPITAL PUBLIC N'EST PAS A VENDRE</strong> <o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">La Loi Bachelot en discussion au Parle ment est un pas de plus dans la remise en cause du droit à la santé pour tous. La nouvelle « gouvernance de la santé», comme l'on dit désormais, ce n'est pas une « régionalisation » démocratique mais la prise du pouvoir par les Préfets, c'est-à-dire par l'Etat. Un Etat qui a déjà le contrôle direct des caisses de Sécu (dont les instances élues ne comptent plus que pour du beurre).<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">On prétend faire de l'Hôpital non un lieu de soin utile et efficient mais avant tout une <span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times','serif'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: Times; mso-fareast-language: SV; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">«&nbsp;entreprise rentable&nbsp;»</span>, cela signifie :<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">&gt; Baisser les effectifs (les salaires représentent 70% du budget d'un hôpital) alors que la situation y est déjà souvent critique.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">&gt; Fermer les hôpitaux de proximité.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">&gt; Faire tourner les malades au plus vite (3 jours désormais pour un accouchement) et ne pas tenir compte du contexte social).<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">&gt; S'intéresser aux pathologies nobles, aux malades aigus, à ceux qui font tourner les <span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times','serif'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: Times; mso-fareast-language: SV; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">«&nbsp;machines à produire des actes&nbsp;»</span>... et tant pis pour les Urgences, les chroniques et les vieux, des gêneurs qu'il importe de faire sortir à tout prix, rentabilité oblige.<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Le gouvernement veut ainsi d'importer dans l'Hôpital public tout ce que l'on dénonçait (à juste titre) dans les perversités inflationnistes de la « médecine libérale à l'acte ». En intéressant les médecins aux bénéfices on ne peut que les pousser à multiplier les actes plus ou moins inutiles et si, par miracle, les Hôpitaux devenaient «&nbsp;rentables&nbsp;» ce serait en augmentant leurs dépenses et donc...en creusant davantage le déficit de la Sécu !<o:p></o:p></font></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><o:p><font face="Times" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-ansi-language: FR"><font size="3"><font color="#000000"><font face="Times">Merci et Bravo à notre génial Président. <o:p></o:p></font></font></font></span></p>]]>
    </content>
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    <title>Où est passée la compagnie créole ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/tribune/2009/03/ou-est-passee-la-compagnie-creole.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2009:/tribune//9.182</id>

    <published>2009-03-09T20:46:39Z</published>
    <updated>2009-04-13T20:48:50Z</updated>

    <summary>Par Christelle Barclay, adhérente de la section JBC En toute franchise, il est vrai que l&apos;image du « bal masqué » a depuis peu laissé place à quelques figures intellectuelles « ultra-marines ». Outre l&apos;inaltérable et rassurante figure d&apos;un Aimé...</summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font color="#000000"><em>Par Christelle Barclay, adhérente de la section JBC</em></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">En toute franchise, il est vrai que l'image du « bal masqué » a depuis peu laissé place à quelques figures intellectuelles « ultra-marines ». Outre l'inaltérable et rassurante figure d'un Aimé Césaire ou d'une Maryse Condé, les Patrick Chamoiseau et autres Olivier Pulvar arrivent, parfois, à se faufiler entre « ti punch » et « plages et cocotiers »...Dans le dialogue difficile qui s'est établi depuis le 20 janvier en Guadeloupe (et depuis le 5 février en Martinique) entre les forces syndicales et l'Etat, un message aura peut-être été entendu : au même titre qu'une autre région, les Antilles, et plus largement l'outre-mer, sont durement touchées par la crise et la vie chère, et le soleil n'en atténue pas les effets. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">La hausse du prix du carburant, dans un contexte de baisse générale, a conforté les Antillais dans leur sentiment d'être considérés comme des vaches à lait, brèche dans laquelle s'est habilement engouffré le LKP. Le groupement syndical est devenu le porte-parole des contestations multiples et des revendications latentes avec une question en toile de fond : les départements et les collectivités d'outre-mer&nbsp;font-ils réellement&nbsp;partie de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> ?</font></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">En guise de départementalisation (1946), puis de régionalisation (1974), les Antilles héritent d'un système économique, politique et culturel post-colonial. C'est la corrélation, persistante, entre la couleur et les détenteurs des richesses qui donne à chaque conflit social un pendant identitaire, la contestation d'un système où 40% de l'économie (plantations, centrales d'achat, grande distribution...) demeurent entre les mains de quelques familles essentiellement blanches (békées ou immigrantes, 1% de la population en Martinique et en Guadeloupe). Aux motifs de contestations égrainés au fil des mobilisations, sévèrement réprimées (1952, 1959, 1967, 1974), ou lors des conflits syndicaux pour demander des hausses de salaire, l'Etat hésite entre&nbsp;l'indifférence et un discours culpabilisateur (« économie sous perfusion »), entre la décrédibilisation des mouvements (agitant le chiffon rouge de certaines revendications indépendantistes) et le mépris. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Récemment, il aura fallu près de deux longues semaines pour qu'Yves Jégo prenne réellement la mesure de la contestation. Mais le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer sera très vite contesté, lâché par un gouvernement et un président soucieux de ne pas mettre en péril un « sommet social ». Pas un mot donc lors du Sarko-show du 5 février et donc aucune « piste » pour les DOM COM, mais une escapade en Irak dont le caractère urgent&nbsp;reste encore à démontrer. Quant à Michèle Alliot-Marie, on en oublierait presque qu'elle est aussi ministre des Collectivités territoriales et de l'Outre-Mer.&nbsp;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Au-delà de la crise actuelle, et des mesures d'urgence qui ont été ou qui ne manqueront pas d'être prises, les Antilles, rejointes par <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Guyane">la Guyane</st1:PersonName> et <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la R￩union">la Réunion</st1:PersonName>, réclament une réponse politique, un autre rapport à l'Etat, un nouveau modèle de développement cohérent et des changements structurels.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><strong>Une réforme sociale</strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 135.0pt"><br /><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Malgré l'évolution économique plus favorable observée en 2007 (augmentation du PIB / habitant, baisse du chômage), l'économie locale demeure fragile. Les chiffres ont été martelés depuis le début du conflit : un PIB deux fois inférieur à celui de la métropole, un taux de chômage à 25%, 20% de bénéficiaires du RMI. Les perspectives sont limitées à une économie qui repose sur des emplois marchands et précaires ou sur la fonction publique, tandis que l'insularité restreint fortement le marché. En cause, aussi, des mesures en faveur de la&nbsp;formation et de l'insertion professionnelles insuffisantes. L'accès aux études supérieures ou aux concours nécessite souvent un séjour coûteux en métropole auquel la plupart des familles ne peut consentir, malgré la dotation de continuité territoriale qui a connu un financement aléatoire de la part de l'Etat et de l'Union européenne.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><strong>Un développement économique responsable et durable<br style="mso-special-character: line-break" /><br style="mso-special-character: line-break" /></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">L'outre-mer, avec 80 % de la biodiversité française, compte un retard important en matière de gestion des déchets et d'assainissement des eaux. La réflexion sur la diversification de l'agriculture (utilisation de la canne à sucre comme agrocarburant par exemple), sur le développement et la formation à la maîtrise&nbsp;des énergies renouvelables est à peine amorcée. Les collectivités d'outre-mer importent 90% de ce qu'elles consomment et il manque un service public des transports. Une stratégie gagnante à long terme consisterait en une diminution significative des charges des entreprises afin d'encourager la production et la consommation locales. La mise en place d'un réseau de transports efficace et public permettrait de développer une mobilité plus écologique. L'équilibre écologique a d'ailleurs pâti de la loi Pons de 1986 et des lois subséquentes. Outre le fait de créer un paradis fiscal, elle a favorisé le développement anarchique de structures immobilières au mépris de toute règle d'urbanisme ou d'équilibre environnemental. <br style="mso-special-character: line-break" /><br style="mso-special-character: line-break" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Une remise à plat de l'octroi de mer (rendu illisible par un système complexe d'exonérations), souvent qualifié de TVA bis&nbsp; (40% des recettes pour certaines communes d'outre-mer), pèse sur le pouvoir d'achat. Créé en <st1:metricconverter w:st="on" ProductID="1670, l">1670, l</st1:metricconverter>'octroi de mer est une taxe qui, jusqu'en 1992, concernait les importations outre-mer pour protéger les productions locales. Dénoncé à juste titre par l'Union européenne comme un droit de douanes, l'octroi de mer a été généralisé... à l'ensemble de la production locale !</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><strong>Alors l'Etat, coupable ?<br style="mso-special-character: line-break" /><br style="mso-special-character: line-break" /></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">L'Etat est avant tout responsable. L'Etat est responsable lorsqu'il laisse le dialogue se brouiller entre la métropole et l'outre-mer. Lorsqu'il sous-entend que la prise en compte des spécificités locales pour des territoires situés à 7&nbsp;000, voire <st1:metricconverter w:st="on" ProductID="10ﾠ000 km">10&nbsp;000 km</st1:metricconverter> compromet l'unité de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la R￩publique. Lorsqu'il">la République. Lorsqu'il</st1:PersonName> laisse s'installer les malentendus sans revenir à l'historique des « 40% vie chère » ou aux congés bonifiés accordés à ses fonctionnaires. Lorsqu'il laisse s'installer des tensions concernant l'Histoire. Les anciennes sociétés coloniales ont de fait une Histoire commune avec la métropole mais pas identique. La quête de Nicolas Sarkozy&nbsp;pour réinventer l'Histoire de France, où la colonisation est perçue comme procédant d'une mission civilisatrice, rappelle la désastreuse politique d'assimilation menée jusqu'au milieu des années 80. Le débat sur la repentance et les bienfaits de la colonisation, assénés durant la campagne électorale du candidat Sarkozy, a certainement achevé de creuser le fossé culturel, social et politique entre les collectivités d'outre-mer et la métropole, mais a aussi compliqué le dialogue avec les citoyens d'origine « ultra-marine » vivant en métropole. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">L'Etat est responsable lorsqu'il ne joue pas son rôle et laisse s'installer des fraudes massives en matière de concurrence et de monopoles. Le Medef local a alors beau jeu de défendre les PME mises en danger par la grève mais sans rappeler les abus, les marges arrière, le manque de transparence concernant la fixation des prix ou concernant l'attribution des marchés. Jusqu'à très récemment, les grands distributeurs et l'Etat se sont plu à justifier les écarts par le coût de l'exportation, cela ne peut en aucun cas expliquer le gap par rapport à l'Hexagone variant de 20% à 160 % !</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Mais l'Etat n'est pas le seul responsable. Les DOM COM souffrent du même écueil que toutes les terres d'émigrations massives, de toutes les terres insulaires, elles sont trop étroites pour combler les ambitions politiques et les ambitions professionnelles. Aux Antilles, on ne monte pas à Paris, on va « en France ». On délègue volontiers le débat politique à une poignée de «&nbsp;figures pensantes ».&nbsp; La classe politique, qui a du mal à se renouveler, est souvent perçue comme éloignée des « préoccupations locales ».&nbsp; </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><b><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3"><strong>Quel est le rôle de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Gauche">la Gauche</st1:PersonName> ?<br style="mso-special-character: line-break" /><br style="mso-special-character: line-break" /></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Depuis un mois et demi le LKP, renforcé par le soutien populaire, a permis de dénoncer les abus et a permis l'adoption d'un certain nombre de mesures (baisse de la taxe&nbsp;sur le&nbsp;carburant, exonérations des charges sur les bas salaires, le contrôle des prix...). Mais, radicalisé par l'attitude gouvernementale et présidentielle et par l'obstination du Medef, le collectif a aussi des positions contestables (descente de rideaux) et a avancé des revendications intenables ou non souhaitables (RSA transformé...). Quant au leader du mouvement, Elie Domota, on craint à chaque intervention le dérapage concernant les intentions indépendantistes.<br style="mso-special-character: line-break" /><br style="mso-special-character: line-break" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">L'opposition est dans son rôle lorsqu'elle dénonce les abus de certaines entreprises, lorsqu'elle rappelle le principe de justice sociale. Elle ne l'est plus si le conflit n'est perçu que comme&nbsp;le tour de chauffe d'un conflit en métropole.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Pour l'heure, deux rendez-vous concomitants sont à venir. D'une part, annoncée par Nicolas Sarkozy, la tenue de Etats généraux pour l'outre-mer (la sémantique Grenelle semble ici abandonnée). L'établissement des prix, la gouvernance (y compris la question de l'autonomie), le dialogue social... seront abordés. D'autre part, le projet de loi de développement économique de l'outre-mer (LODEOM) - présentée comme&nbsp;une loi apportant de « vraies réponses » - sera examiné le 10 mars. Rédigé à l'été 2008, il est déjà considéré comme périmé et les socialistes demandent son report. Yves Jégo y a apporté quelques modifications et compte maintenir le calendrier. Alors que les socialistes doivent être en ordre de bataille, on entend une succession de banalités (« les Antilles sont une chance pour <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> ») mais le poste de secrétaire national à l'Outre-mer attendra la fin des « guéguerres » internes. En attendant, on se réjouit de la création du comité Outre-mer...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">&nbsp;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" color="#000000" size="3">Aux socialistes de ne pas avoir l'air pris de court, à eux aussi de ne pas donner l'impression de déléguer l'ensemble des questions d'outre-mer à Victorin Lurel (député de Guadeloupe), Claude Lise (sénateur de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Martinique">la Martinique</st1:PersonName>) ou Christiane Taubira (députée de Guyane). Une expertise plus large et pérenne du dossier attesterait de la prise en compte des DOM et des COM dans la sphère politique française.</font></p>]]>
    </content>
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    <title>Panique au Mangin Palace, une émission « archi loufoque et totale foutraque »</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/tribune/2008/10/panique-au-mangin-palace-une-emission-archi-loufoque-et-totale-foutraque-par-julie-tartarin.html" />
    <id>tag:www.ps18jbc.fr,2008:/tribune//9.86</id>

    <published>2008-10-28T22:57:14Z</published>
    <updated>2009-04-13T20:53:21Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Julie Tartarin &nbsp; Une fois n'est pas coutume - à moins que les amoureux de radio ne s'y mettent aussi -, parlons un peu de radio dans ces chroniques culturelles. &nbsp; Sur France Inter, une émission est en train...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="http://www.ps18jbc.fr/tribune/">
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><em>Par Julie Tartarin</em></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><em></em></font></span>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Une fois n'est pas coutume - à moins que les amoureux de radio ne s'y mettent aussi -, parlons un peu de radio dans ces chroniques culturelles. <o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Sur France Inter, une émission est en train de devenir culte, elle entame sa quatrième année de programmation. Il s'agit de Panique au Mangin Palace, de et avec Philippe Collin, diffusée le dimanche à 11h. Un collage audio de sons, de films et de chansons d'hier et d'aujourd'hui, un zapping musical, culturel et politique, une compilation qui titille la conscience des auditeurs qui ne se résignent pas à l'air du temps sarkoziste, le tout pendant une heure irrévérencieuse et savoureuse.<o:p></o:p></font></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Pour ceux d'entre vous qui apprécient Pierre Dac et Francis Blanche et se sont précipités vers les rééditions de Signé Furax ou de Bons baisers de partout, pour les fans de Gotlib, mais aussi pour les aficionados de « l'esprit Canal » ou de ce qu'il en reste, il est quasi anormal de ne pas encore avoir découvert ce bijou de travail radiophonique et humoristique, cette heure de radio qui justifie que le slogan de France Inter soit « La différence ».<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><o:p><font color="#000000">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Pour un militant ou un sympathisant socialiste, l'écoute de cette émission clairement engagée à gauche tourne parfois à l'exercice masochiste : appliquant l'adage « qui aime bien, châtie bien » Philippe Collin et son coauteur Xavier Mauduit s'en donnent à cœur joie dans la caricature du fonctionnement et des personnalités de notre parti. De quoi prendre un peu de recul, non pas sur le fond de nos convictions, mais sur l'image que nous donnons à l'extérieur.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Malgré tout « Panique au Mangin Palace » n'oublie jamais d'où viennent les réelles et graves absurdités du moment. C'est bien la droite, le gouvernement Fillon, notre hyper Président et tous les hyper Présidents du monde qui en prennent le plus pour leur grade.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Si l'aspect politique vous donne envie d'écouter cette émission, vous y découvrirez également des personnages récurrents auxquels on s'attache au fil des semaines, comme les héros ordinaires que sont Monique et Jean-Claude, sympathique couple dont les aventures collent à l'actualité.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 2pt 0cm; LINE-HEIGHT: 16pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-layout-grid-align: none"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS','sans-serif'; mso-bidi-font-family: MyriadPro-Regular"><font color="#000000">Une dernière chose. Il y a un risque à devenir accro à cette émission, et pas des moindres : le dimanche de 11h à 12h, on doit être sur les marchés. Le podcast est donc hautement conseillé !<o:p></o:p></font></span></p>]]>
    </content>
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    <title>De l&apos;atteinte à nos droits civils et politiques ? </title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ps18jbc.fr/tribune/2008/09/de-latteinte-a-nos-droits-civils-et-politiques-par-yann-martinet.html" />
    <id>tag:test.ps18jbc.fr,2008:/tribune//9.15</id>

    <published>2008-09-28T19:23:39Z</published>
    <updated>2009-04-13T20:55:45Z</updated>

    <summary><![CDATA[Par Yann Martinet Rappel des faits&nbsp;: le 1er juillet dernier, alors que la France s'apprête à prendre ses quartiers d'été, le décret n°2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE (Exploitation...]]></summary>
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        <name>Equipe Communication</name>
        
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        <![CDATA[<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial"><em>Par Yann Martinet</em></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial">Rappel des faits&nbsp;: le 1er juillet dernier, alors que <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> s'apprête à prendre ses quartiers d'été, le décret n°2008-632 du <u2:date u3:st="on" Year="2008" Day="27" Month="6" ls="trans">27 juin 2008</u2:date> portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale) fait subrepticement apparition au journal officiel de notre bonne République. <o:p></o:p></span></p>]]>
        <![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial">Le 31 juillet 2008, le Comité des Droits de l'Homme du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies publie l'examen du rapport soumis par l'Etat partie France. Verdict&nbsp;: il s'inquiète de la prolifération de différentes bases de données, et relève que d'après les rapports qu'il a reçus, la collecte, le stockage et l'utilisation de données personnelles sensibles contenues dans les bases de données comme EDVIGE et STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) peuvent soulever des questions au regard de ses dispositions. <st1:PersonName ProductID="La France" w:st="on">La France</st1:PersonName>, pays de ces mêmes Droits de l'Homme, filerait-elle un mauvais coton sur le sujet&nbsp;au point que ne s'en inquiètent les plus hautes autorités mondiales&nbsp;? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial">Au-delà du fait que le dit Comité ne regrette que le rapport de <st1:PersonName ProductID="La France" w:st="on">la France</st1:PersonName> ait été soumis avec un retard de six ans, il est bien trois points sur lesquels il semble légitime d'exprimer des inquiétudes sur ce fichier né de la fusion des services de renseignement français&nbsp;: son objet «&nbsp;données nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités&nbsp;», les personnes fichées avec pérennisation des informations «&nbsp;à partir de 13 ans et susceptibles de porter atteinte à l'ordre public » et leurs «&nbsp;appartenances à tel ou tel groupe&nbsp;». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: #333333; FONT-FAMILY: 'Trebuchet MS'; mso-bidi-font-family: Arial">Dès lors, il nous revient à tous de réaffirmer haut et fort notre attachement à l'ordre républicain&nbsp;et de réclamer la mise en place des moyens nécessaires pour faire respecter l'ordre public tout en fustigeant l'absence dans ce texte de précisions quant à la notion d'atteinte à l'ordre public, de clarification quant au concept de susceptibilité d'atteinte à celui-ci, et la pérennité de l'inscription sur le fichier au-delà de 18 ans. Autant de préalables sans lesquels un retrait pur et simple de celui-ci doit être l'unique issue de cette nouvelle dérive liberticide de la droite dans toute sa splendeur conservatrice&nbsp;: la réforme pour elle se confond résolument à un retour à l'ancien temps. Celui des radios libres, de la fin des tribunaux d'exception et de la création des télévisions privées nous paraît quant à lui bien loin. Ne serait-il pas temps justement de raviver la flamme des idées libérales de la gauche face à ces insupportables et répétées atteintes à nos droits civils et politiques si chèrement acquis ? </span></p>]]>
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